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24/06/2016

Brexit : premiers éléments d’analyse


Information à 13H - Le Royaume-Uni a voté, par référendum à 52 %, pour une sortie de l’Union européenne. C’est une nette victoire des partisans du départ, avec plus d’un million de voix d’avance sur les partisans du maintien. La participation a été modérée (72%), suggérant que la mobilisation des électeurs travaillistes, traditionnellement pro-européens a été limitée.

 

Ce vote ne marque pas légalement le début du processus de divorce. Le Premier ministre, sous le contrôle du Parlement (largement partisan du maintien dans l’Union) a seul l’initiative de recourir à l’article 50 du traité de Lisbonne organisant la sortie d’un État membre.
 

Certains ont imaginé ces derniers jours qu’il pourrait différer longuement la notification de sortie, pour ouvrir de nouvelles négociations avec les autres pays membres. Voire finalement renoncer à sortir, avec l’appui du Parlement ou à l’issue d’un second référendum. Cependant, l’ampleur de la victoire du Brexit et les engagements très précis de David Cameron sur l’activation de l’article 50 laissent peu de chance à ces hypothèses.


Les conséquences pour l’économie mondiale

Cet acte local de souveraineté politique ne devrait pas bouleverser la marche de l’économie mondiale. Ce que certains pourraient perdre (moindres investissements étrangers au Royaume-Uni, moindre activité de services financiers internationaux à Londres), d’autres devraient en bénéficier (par des transferts de sièges sociaux en Irlande, à Paris ou à Francfort, etc).
 

La sortie effective du Royaume-Uni se fera au plus tôt dans 2 ans, et certainement avec un maintien d’une grande partie des facilités actuelles de commerce des biens (peut-être pas des services) et de circulation des personnes. Les craintes que cela puisse catalyser une récession mondiale sont exagérées.
 

À très court terme la volatilité accrue des marchés financiers peut être un facteur négatif pour la croissance. Pour autant, elle devrait être compensée par des taux d’intérêt un peu plus bas, notamment aux États-Unis où la Réserve fédérale américaine (Fed) peut différer les hausses de taux qu’elle envisageait. Beaucoup des ajustements économiques et financiers devraient passer par les taux de change.

 

Les conséquences sur les marchés

L’ajustement le plus important s’est fait effectivement ce matin, sur le marché des changes. La livre sterling perdait 9% en début de journée. Cette dévaluation britannique pourrait affecter le reste de l’Europe. Cette perte de compétitivité vis-à-vis du Royaume-Uni est toutefois en partie compensée par la baisse de l’euro face au dollar (environ 3%). Il peut y avoir localement des situations plus difficiles : le yen a poursuivi sa hausse à l’annonce des résultats, compromettant un peu plus la reprise japonaise ; l’Irlande risque de souffrir tout particulièrement de la dévaluation britannique.
 

Le renforcement du dollar va déterminer dans l’immédiat l’évolution des taux d’intérêt. S’il se poursuit, la Fed devrait faire une pause dans la remontée des taux qu’elle préparait, au nom du « durcissement des conditions monétaires ». En clair, cela indique que la hausse du taux de change fait déjà un travail équivalent à une hausse des taux d’intérêt, rendant cette dernière moins nécessaire.
 

Les perspectives de hausse de taux à court terme s’éloignant un peu, les taux à plus long terme baissent par contagion : les taux à 10 ans américains ont baissé de presque 30pb (à 1,47%) ce matin, entraînant les taux à long terme allemands significativement en dessous de 0.
 

Pour les marchés boursiers, la situation est plus ambiguë : la baisse des taux à court et à long termes est un facteur favorable. Reste à savoir dans quelle mesure cela suffira à compenser les craintes d’un ralentissement de l’activité mondiale. Ces craintes l’emportant dans un premier temps, la baisse des marchés devrait constituer une occasion de renforcer progressivement les investissements en action.
 

Les conséquences pour AG2R LA MONDIALE

Le Groupe a une exposition directe faible au marché britannique et n’est pas exposé directement à la livre sterling. Le fonds général est solidement investi et peu sensible à la volatilité des marchés actions (seulement 10% d’actions). Le passif et l’actif sont couverts sur le risque de change.
 

Pour les détenteurs de contrats en unités de comptes, dans les marchés actuels très volatiles, le seul conseil qu’il nous soit possible de donner à ce 24 juin en milieu de journée, est de ne pas perdre de vue les objectifs de gestion à moyen terme qui avait été fixés initialement.
 

(Cette fiche information sera mise à jour autant que de besoin et en particulier en début de semaine prochaine)

 

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