• Accueil >
  • Groupe >
  • Espace presse >
  • "Les français, la santé et l'argent" : 5ème vague du baromètre réalisé par AG2R LA MONDIALE et l'institut de sondage LH2

Institutionnel

16/11/2010

"Les français, la santé et l'argent" : 5ème vague du baromètre réalisé par AG2R LA MONDIALE et l'institut de sondage LH2

AG2R LA MONDIALE, acteur majeur de l'assurance santé en France, a réalisé la 5ème édition de son baromètre "Les Français, la santé et l'argent". Ce sondage AG2R LA MONDIALE – LH2, réalisé les 8 et 9 octobre 2010 par téléphone auprès d'un échantillon de 959 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, aborde la perception qu'ont les Français de leur santé et de son financement, du système de soins ainsi que du risque de dépendance.

 

Il dévoile ainsi que face à la réforme des retraites et en cette période de crise, les Français sont particulièrement préoccupés par leurs ressources financières que ce soit par rapport aux dépenses de santé, à la prise en charge de la dépendance ou au niveau de revenus dont ils disposeront à la retraite. Ils sont conscients de bénéficier d'un système de soins de qualité, mais ils constatent également que celui-ci tend à se détériorer au fil des ans.

La santé, composante essentielle de la qualité de vie

Les Français estiment à 71% qu'avoir une bonne qualité de vie c'est d'abord vivre longtemps et en bonne santé (+5 points comparé à 2009) : ce chiffre monte à 87% pour les 65 ans et plus, contre 57% pour les 18 à 24 ans. On note que ces taux sont similaires à ceux enregistrés en 2006, année de lancement du baromètre.
"Disposer de ressources financières" (56%) se place, comme les années précédentes, en seconde position dans la hiérarchie des critères définissant la qualité de vie (+4 points par rapport à 2009).
Viennent ensuite le fait de vivre dans un environnement préservé (37%, - 3 points), de ne pas être stressé (36%, - 3 points), d'avoir du temps pour soi (33%, identique à 2009) et de faire du sport (18%, - 2 points).
En 2010, on note qu'ils sont 29% à estimer que "pouvoir partir en vacances" est primordial à une bonne qualité de vie, soit un bond de 11 points.

Un système de soins reconnu mais qui se détériore d'année en année

Le système de soins français bénéficie toujours d'une bonne image puisque 84% des personnes interrogées considèrent qu'il est de meilleure qualité que dans d'autres pays (chiffre constant) mais celle-ci tend à se détériorer d'année en année (69%, +3 points par rapport à 2009 et +8 points par rapport à 2007). Ce ressenti est plus encore plus manifeste chez les 50-64 ans (80%) et les professions intermédiaires (77%).

La majorité des personnes interrogées considère aussi que les dépenses de santé sont de moins en moins bien remboursées par la Sécurité sociale (86%) alors qu'elles représentent une part de plus en plus importante dans leurs dépenses quotidiennes (59% + 4 points). La place de ces dépenses dans le budget des ménages est encore plus marquée chez les personnes dont le revenu mensuel est inférieur à 1 200 € (73%), les personnes âgées de 65 ans et plus (71%) et celles dont le niveau d'études est inférieur au Bac (70%).

La recommandation médicale constitue toujours le critère fondamental dans le choix d'un professionnel de santé ou d'une structure médicale (52%), la proximité se maintient à 24% pour la 3ème année consécutive tandis que les conseils de l'entourage retrouvent l'importance qu'ils avaient en 2008 (17%, contre 13% en 2009).

Un financement collectif de la santé

Financer les dépenses de santé par l'augmentation des cotisations sociales a encore la préférence des Français (42%, -2 points) mais l'écart se réduit avec la 2ème option privilégiée à savoir la hausse des cotisations de la complémentaire santé qui fait un bond de 7 points en 2010 (30% contre 23% en 2009) pour revenir à un taux plus proche des 27% constatés en 2007.
Les professions intermédiaires et les salariés du secteur publics sont les plus enclins à favoriser un financement via la Sécurité sociale (respectivement 53% et 50%) alors que les 65 ans et plus sont seulement 32% à préférer cette solution.

Si les Français devaient choisir de réduire les remboursements de certaines garanties pour limiter la hausse des cotisations, 51% d'entre eux opteraient tout d'abord pour la suppression des garanties bien-être c'est-à-dire des actes de médecine non traditionnelle (51% des citations totales, 39% en 1ère citation). Ils préfèreraient ensuite :

  • réduire la prise en charge des dépassements d'honoraires des médecins par la complémentaire santé (15% en 1ère citation, 31% de l'ensemble des citations),
  • supprimer le remboursement par la complémentaire santé des médicaments non remboursés par la Sécurité sociale (11% en 1ère citation) ou remboursés à hauteur de 15% (30% de l'ensemble des citations).

Réduire les garanties optiques et dentaires ne fait pas partie des solutions envisagées en premier lieu (seulement 11% et 10%).
En effet les personnes interrogées accordent une importance particulière à ces 2 postes de santé puisque moyennant une hausse des cotisations, 60% d'entre elles souhaiteraient voir leurs frais dentaires et optiques mieux remboursés et que la majorité serait même prête à dépenser davantage pour ces garanties :

  • 66% pour les problèmes de vue (+4 points), plus particulièrement les ouvriers (74%) et la gente masculine (70%),
  • 63% pour les problèmes dentaires (+6 points).

La dépendance, préoccupation majeure des Français

Si la dépendance reste la principale préoccupation des Français face à la vieillesse (50%, - 5 points), le niveau de revenus revêt de plus en plus d'importance à leurs yeux (20%, +6 points).
Cette inquiétude vis-à-vis de la perte d'autonomie grandit avec l'âge : 39% des 18-24 ans, 44% des 25-34 ans, 49% des 35-49 ans et jusqu'à 61% des 50-64.

On constate par ailleurs que 20% des personnes s'inquiètent surtout des moyens financiers dont ils disposeront quand ils seront âgés (28% pour les 25 à 34 ans) et 14% ont peur de l'isolement.

La moitié des Français pense que le financement de la dépendance doit principalement recourir à la solidarité nationale. Cette proportion reste sensiblement identique quel que soit l'âge.
Selon eux, la prise en charge de la dépendance doit ensuite passer par des contrats de prévoyance collective (17%) et individuelle (16%). Enfin, 13% des personnes interrogées pensent que la solidarité familiale doit également intervenir.

A propos d'AG2R LA MONDIALE :

AG2R LA MONDIALE est un groupe d'assurance de protection sociale et patrimoniale qui allie performance économique et engagement social au travers des valeurs portées par le paritarisme et le mutualisme. En 2009, il a géré 13,7 Md€ de cotisations pour 8 millions