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ACTUALITÉS FINANCIÈRES
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Note de conjoncture
Note de conjoncture mars 2012
Le tournant de l’année aura vu l’aversion pour le risque baisser significativement suite au sommet européen de la dernière chance en décembre (planifiant la mise en place du filet de sécurité du Mécanisme Européen de Stabilité dès l’été 2012), au soutien historique de la Banque Centrale Européenne (BCE) aux banques (qui a permis de détendre les conditions de financement) et à l’accélération de la croissance américaine (3% annualisé au dernier trimestre).
Pour autant, la question des dettes publiques est restée au centre des préoccupations en janvier avec la dégradation de la note souveraine de nombreux pays européens, dont la France. Il a fallu attendre l’accord des créanciers privés au plan de restructuration de la dette grecque en mars pour que la situation commence réellement à se normaliser, en liaison avec le second prêt à long terme de la BCE. Les banques centrales, face à la baisse de la demande publique (plans de rigueur) et à la faiblesse de la demande privée (désendettement et chômage) restent au chevet des économies avec des taux directeurs historiquement et durablement bas ainsi que des politiques non conventionnelles, tant aux États-Unis qu’en Europe.
Sur le front de la croissance, le ralentissement européen a été légèrement moins important qu’anticipé au dernier trimestre 2011 (-0,3% contre -0,4% attendu), notamment grâce à la bonne performance de la croissance française (+0,2%). Mais la divergence entre les économies de la zone reste importante avec 7 pays en récession sur 17. Néanmoins, l’amélioration des indicateurs avancés Purchasing Managers Index (PMI/enquête auprès des directeurs d’achat) plaide pour une légère accélération européenne au 1er trimestre 2012. Outre-Atlantique, la croissance a été soutenue par une amélioration significative de l’emploi et devrait se poursuivre au 1er trimestre.
Enfin, dans les pays émergents, la dynamique reste porteuse bien qu’en ralentissement.
Cependant, la combinaison de cette embellie économique avec des tensions géopolitiques au Moyen-Orient, a conduit à une hausse significative du prix du pétrole qui porte une ombre sur ce tableau plutôt favorable.
Note rédigée le 23 mars 2012. -
Flash marchés financiers
Flash marché mars 2012
Commentaires :
Retour de quelques incertitudes
L’optimisme du début d’année s’est modéré fin mars avec des statistiques moins convaincantes, remettant la faiblesse des économies européennes au centre des préoccupations, avec notamment des inquiétudes quant aux objectifs de réduction des déficits de l’Espagne et l’Italie.La force de frappe du dispositif anti-contagion européen a été relevée, mais à minima avec 500 Mds d’argent frais quand les marchés attendaient le double. En conséquence, et après un bon début d’année, la dynamique sur les marchés actions s’est ralentie, notamment en Europe. Le CAC a cédé -0,8% sur le mois mais progresse de 8,4% sur le trimestre (vs. respectivement +3.1% et 12% pour l’indice américain S&P500).
Du côté des obligations d’États, les rendements 10 ans français et américains progressent ce mois-ci, mais moins en France (+6 point de base*) qu’outre-Atlantique (+19,1 pb). La divergence est significative sur le trimestre (respectivement -21 pb et +28,6 pb).
Le marché monétaire est quant à lui resté pénalisé par les anticipations de taux durablement bas, avec un EONIA** sous les 0,35%. Enfin, l’euro est resté quasiment stable pour finir à 1,33$ (soit +3% depuis le début d’année) tandis que le pétrole (Brent), malgré la persistance de tensions géopolitiques, s’est stabilisé à 124$ le baril, après avoir monté de 15,1% depuis janvier.
(*) un point de base = 0,01% ; (**) EONIA : taux interbancaire au jour le jour en zone euro.Tableaux de Performance :
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Au regard de la conjoncture, il est particulièrement utile de rappeler les caractéristiques majeures de l’Actif général :
- La part des obligations d’État est minoritaire (20 % contre 80 % pour les emprunts privés) et largement inférieure à la moyenne du marché de l’assurance (33%),
- La proportion d’obligations grecques est infime (0,03%),
- Les réserves accumulées permettent de faire face à d’éventuels accidents significatifs même s’ils sont peu probables.
À titre d’exemple, le montant total constitué par la réserve de capitalisation, la réserve pour participations bénéficiaires et les plus-values latentes de l’Actif général, couvrent l’exposition cumulée aux dettes souveraines de la Grèce, du Portugal, de l’Irlande, de l’Espagne et de l’Italie.
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Focus :
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La part consacrée aux obligations d’État est largement inférieure à la moyenne du marché.
ACTIONS
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