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3 questions sur la hausse <BR>de la CSG Adobe Stock

3 questions sur la hausse
de la CSG

30 mars 2018

La hausse de la CSG, cet impôt prélevé pour financer la Protection
sociale, est entrée en vigueur le 1er janvier 2018.
Retour en 3 questions sur cette mesure controversée qui a
provoqué la colère des retraités.

La CSG, c’est quoi ? 

 
Commençons par le commencement. La contribution sociale généralisée, le vrai nom de la CSG, est un impôt participant au financement de la protection sociale, créé en 1991 par le gouvernement Rocard.
Sa particularité : cette contribution est prélevée à la source sur les revenus de plusieurs natures. Elle permet ainsi de diversifier les sources de financement de la Protection sociale.
 
Mais le taux prélevé varie selon le type de revenu : 9,2 % sur les salaires, 8,3 % sur les pensions de retraite et d’invalidité, 6,2% sur les allocations chômage et les indemnités journalières de sécurité sociale, 9,9 % sur les revenus du patrimoine et de placement. Il existe un taux réduit de 3,8% et des exonérations, selon le montant ou la nature de certains revenus. Une partie de la CSG est déductible des revenus.
 

Qui est concerné par la hausse ?

 
La hausse de la CSG (de 1,7 point), appliquée le 1er janvier 2018, concerne tous les Français percevant les revenus listés plus haut, à l’exception des chômeurs et des retraités les plus modestes.
Les salariés bénéficient depuis le début de l’année d’une baisse des cotisations sociales (maladie, chômage) plus forte que la hausse de la CSG. Ce qui augmente leurs salaires nets. 
 
En revanche, la hausse de la CSG n’est pas compensée pour 60% des retraités, les moins modestes. Comprenez ceux dont le revenu fiscal de référence pour une part dépasse 14 404 euros. Ce sont environ 7 millions de personnes qui voient leurs pensions diminuer.
 

Quel impact sur la fiscalité des revenus de l’épargne ?

 
La hausse de la CSG impacte aussi l’épargne. Avec 9,9%, la CSG représente une grande part des prélèvements sociaux sur les revenus des produits d’épargne. Ceux-ci s’en trouvent alourdis. Le taux global des prélèvements sociaux passe ainsi de 15,5% à 17,2%. Il s’appliquera aux rémunérations issues des versements effectués depuis le 1er janvier 2018.
 
Sont concernés par cette hausse de la fiscalité, les rendements des livrets d’épargne bancaire, des plans et comptes épargne logement (PEL et CEL), des comptes à vue rémunérés, des comptes à terme et des obligations. 
 
Point positif : les bons vieux livrets d’épargne défiscalisés - le livret A, le livret jeune, le livret de développement durable et solidaire et le livret d’épargne populaire - échappent à cette hausse. 
 
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