Culture Branches
Jean-François NATON Xavier Renaud

Jean-François NATON

Vice-président du Conseil économique, social et environnemental (CESE),
membre de la section travail du CESE CGT

« En tant que partenaires sociaux, nous sommes toujours demandeurs d’initiatives telles que ce petit-déjeuner Culture branches pour participer à cette recherche de compréhension de la hausse des indemnités journalières ou des arrêts de travail. Ces derniers sont quasiment devenus un phénomène de société qu’il faut analyser afin de s’interroger sur les causes elles-mêmes : les situations de travail et leur transformation. L’absentéisme est, à mon sens, un révélateur du « mal travail » et le baromètre publié par le cabinet Ayming confirme cette tendance. » 

 

« L’action contre l’absentéisme ne peut pas se résumer à celles des managers mais doit inclure le dialogue social. Une partie des discussions menées dans le cadre du Plan Santé au Travail, le PST3, porte sur le positionnement du champ complémentaire, notamment des institutions de prévoyance comme acteurs de cette stratégie d’analyse et d’action. Les Groupes de Protection Sociale peuvent nous aider à comprendre le phénomène de l’absentéisme et participer à la mobilisation générale sur les grands enjeux du travail et de la santé. » 

 

« L’urgence est là. Et nous ne pouvons pas nous contenter de ce constat. Agir sur les déterminants de l’absentéisme suppose la mobilisation des partenaires sociaux dans les entreprises. Il nous faut inventer de nouveaux temps et de nouveaux lieux pour que le dialogue social s’incarne dans les bassins de vie et d’emplois. Avec la disparition des CHSCT, comment les CSE vont-ils être traversés par ce déterminant travail et ces enjeux de santé ? » 

 

« Au moins, nous sommes sortis du déni. Il y a, du côté d'une partie du patronat, une vraie prise de conscience, de même que du côté du gouvernement sur le coût du mal travail. Les indicateurs sur l’engagement et la reconnaissance sont à suivre avec attention. Il n’y a pas de compétitivité sans qualité, pas de qualité sans efficacité et pas d’efficacité sans l’engagement des travailleuses et des travailleurs. Le saut qualitatif attendu n’est pas présent partout mais il existe des signaux intéressants sur lesquels nous appuyer et travailler. »

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