Culture Branches
[05/03/2021] Aidance et branches - Catherine Perret Xavier Renauld

[05/03/2021] Aidance et branches - Catherine Perret

Secrétaire confédérale à la CGT

« Pour un grand service public de l’accompagnement »

« Bien qu’elle concerne principalement le grand âge, la perte d’autonomie se rencontre tout au long de la vie. Les causes relèvent généralement de problèmes de santé et de l’insuffisance de moyens de prévention. J’insiste sur les pertes d’autonomie liées aux conséquences du travail. Se blesser, tomber malade, avoir un accident du travail sont autant d’évènements qui, au bout du compte, obèrent l’autonomie des actifs comme des retraités. Ce constat est d’autant plus vrai dans les métiers de l’accompagnement et du soin, occupés à 97 % par des femmes qui subissent elles-mêmes des pertes d’autonomie liées à un travail difficile. » 

 

« Cette question de l’autonomie relevant de la santé, elle devrait être intégrée à la branche de l’assurance-maladie de la Sécurité sociale. Dans le respect des grands principes d’universalité et d’égalité des droits, mais surtout de réponse aux besoins. Comme le disait Ambroise Croizat, un grand ministre du Travail : « Chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins ». La CGT considère que la prise en charge de la perte d’autonomie doit être assise sur les cotisations sociales. D’autant que la multitude des financements est source de complexité et d’inégalité. »

 

« L’absence d’accompagnement global pose aussi problème. La scission entre les métiers du soin et ceux de l’accompagnement, entre le « care » et le « cure », nous semble préjudiciable à une réponse adaptée aux besoins globaux et aux souhaits des personnes concernées et de leur famille. C’est pourquoi la CGT milite pour la mise en place d’un grand service public de l’accompagnement intégrant le maintien à domicile et le placement en institution, notamment en EHPAD. » 

 

« A l’échelle interprofessionnelle, puis au niveau des branches, nous souhaitons une revalorisation salariale. Si on veut qu’un métier soit attractif, il faut reconnaître les qualifications, mettre en place les classifications et faire évoluer les salaires. »
 

Intervention de Catherine Perret à la RCB du 5/03/21

Partager sur les réseaux sociaux