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Prêts garantis par l’État : entre 4% et 7% de pertes possibles

26 février 2021

Un taux de sinistralité considéré comme « raisonnable » pour les quelque 132 milliards d’euros de prêts garantis par l’État accordés à près de 650 000 entreprises.

Prêts garantis par l’État : entre 4% et 7% de pertes possibles
Getty Images

Au 29 janvier 2021, 647 847 entreprises ont bénéficié de 132,70 milliards d’euros de prêts garantis par l’État, selon le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance.

 

Des pertes majoritairement couvertes par l’État

Selon François Villeroy de Galhau, le gouverneur de la Banque de France, « entre 4,5% et 6% » des prêts garantis par l’État (PGE) « pourraient se traduire par des pertes ». Il a avancé ce chiffre le 27 janvier devant la commission des Finances du Sénat. Ces pertes seraient « très majoritairement couvertes par l’État, à 90%, et pour 10% à la charge des banques ». 

Quelques jours auparavant, le directeur général de la banque publique d’investissement BPI France estimait de son côté que ces pertes pourraient être comprises entre 4 et 7%. Nicolas Dufourcq, qui était entendu devant la commission des Finances de l’Assemblée nationale, a jugé cette sinistralité « tout à fait raisonnable ». L’étude, réalisée en novembre 2020, ne tient cependant pas compte des conséquences d’une possible troisième vague épidémique. 


Des PGE « de prudence » non décaissés

Par ailleurs, « 65% des entrepreneurs » n’ont pas décaissé leur prêt garanti par l’État. C’est notamment le cas pour « toute une partie du tissu de PME françaises, notamment dans l’industrie non aéronautique », tandis que les PGE ont été décaissés « dans les industries très touchées » comme l’événementiel, précise Nicolas Dufourcq. 


Le report des remboursements salué

De son côté, le gouverneur de la Banque de France salue la décision du gouvernement, mi-janvier, de différer le début du remboursement de leurs prêts. C’est « une bonne chose », car « on sentait bien monter l'inquiétude vis-à-vis d'un prétendu mur de remboursement au printemps prochain », affirme-t-il.


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