Assurance contre la <BR>dépendance : comment <BR>ça marche ? Getty Images

Assurance contre la
dépendance : comment
ça marche ?

9 juillet 2018

Tout ce qu’il faut savoir sur ces offres particulières qui couvrent le
risque de la perte d’autonomie et des frais colossaux qui
l’accompagnent.

Avec l’allongement de l’espérance de vie, de plus en plus de personnes âgées sont touchées par la perte d’autonomie. La prise en charge de la dépendance coûte très cher, qu’il s’agisse d’avoir recours à une aide domicile ou de payer un hébergement en établissement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad). 

Une charge financière que la pension de retraite ou l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) ne suffisent souvent pas à couvrir.

Cotiser pour percevoir une rente en cas de dépendance

C’est précisément pour cela que l’assurance contre la dépendance existe.

Comme toutes les assurances, le souscripteur verse une cotisation en échange de la garantie de bénéficier d’une prise en charge financière en cas de dépendance. C’est-à-dire quand il est dans l’incapacité de réaliser seul les gestes du quotidien (se laver, se nourrir et se déplacer) pour des raisons physiques ou mentales. 

Bien sûr, si la perte d’autonomie survient, le souscripteur n’a plus à s’acquitter des cotisations. Mais tant qu’il reste autonome, le souscripteur doit continuer à cotiser pour rester couvert. 

Franchise et options

Selon le niveau de cotisation, il pourra bénéficier d’une aide financière plus ou moins importante en cas de dépendance versée sous forme de rente. 

Il peut y avoir un délai de franchise (ou de carence), de quelques mois à un an, entre le moment où la dépendance survient et le premier versement de la rente.

A noter que certains contrats offrent l’option d’un versement en capital. D’autres proposent des options supplémentaires telles que la livraison des médicaments ou encore un accompagnement psychologique pour l’assuré.

Quel niveau de cotisation ?

Les cotisations n’augmentent pas en même temps que le souscripteur vieillit. En revanche, elles sont souvent indexées sur un indice tel que l’inflation par exemple.

Le montant de la cotisation est déterminé selon trois paramètres : l’âge de l’individu au moment de la souscription, le niveau de rente garanti et le degré de couverture (certains contrats couvrent le risque de dépendance partielle tandis que d’autres protègent de la dépendance totale). 

Autrement dit, plus une personne est âgée au moment de souscrire, plus elle choisit un niveau de rente élevée et plus la couverture est étendue (dépendance totale), plus cela coûte cher en cotisations.

Quand souscrire ?

Il n’est pas conseillé de souscrire trop tôt. D’autant que l’âge moyen de l’entrée en état de dépendance est assez élevé : il atteint 83 ans actuellement. 

La Fédération française de l’assurance conseille ainsi d’envisager la souscription de ce type de contrat à partir de 50 ans. 

En revanche, passé un certain âge (65 ans généralement), la majorité des assureurs n’acceptent plus de commercialiser ces offres. 

Autre élément important : la personne assurée doit être jugée suffisamment en bonne santé au moment de la souscription. Souvent, l’assureur lui soumet un questionnaire médical avant la signature du contrat. 
  
Enfin, il est également possible de souscrire une assurance dépendance pour un tiers, comme un parent par exemple. 

 

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