Auto : tout savoir sur le <BR> nouveau contrôle <BR> technique Getty Images

Auto : tout savoir sur le
nouveau contrôle
technique

13 juillet 2018

Depuis le 20 mai 2018 et l’entrée en vigueur de l’arrêté ministériel
de mars 2017, le contrôle technique des automobiles répond à
des règles plus strictes. Revue de détail des changements à connaître.

Des points de vérification plus nombreux

 

Pour se conformer aux directives européennes, le nouveau contrôle technique se durcit en augmentant le nombre de points à vérifier. Il passe de 123 à 133 points regroupant 606 défaillances potentielles, contre 453 auparavant. La revue à la hausse des points d’inspection implique un contrôle plus long et donc parfois plus coûteux pour l’automobiliste. Avant la réforme, la prestation coûtait en moyenne 68 euros. Son prix pourrait augmenter de 15 à 20 % selon les professionnels du secteur. 

 

En revanche, l’arrêté ne modifie pas la fréquence des contrôles techniques. Les automobilistes doivent toujours s’y soumettre lors des six mois précédant le 4ème anniversaire du véhicule, puis tous les deux ans à compter de cette date. 

 

Un troisième niveau de défaillances

 

Avant le 20 mai, le propriétaire d’un véhicule ne pouvait recevoir qu’un avis favorable ou « défavorable avec des obligations de réparation » sur l’état de son véhicule.  Un troisième niveau d’appréciation est désormais possible.

 

Il s’agit de l’avis « défavorable pour défaillances critiques », qui pointe des dysfonctionnements pouvant avoir des conséquences lourdes. C’est le cas, par exemple, quand le siège conducteur est mal fixé, que le liquide de frein manque, que les feux stop ne fonctionnent pas ou que les plaquettes de frein sont mal montées. On dénombre 127 défaillances critiques au total. 

 

Un délai de 24 heures pour réparer 

 

Quand il reçoit cet avis, l’automobiliste dispose de 24 heures pour effectuer les réparations nécessaires qui seront vérifiées à l’occasion de la contre-visite. Son véhicule ne peut rouler que le jour-même du contrôle, soit pour rejoindre le domicile de son propriétaire, soit pour rejoindre un garage pour réparation. 

 

En revanche, si un véhicule présente une des 340 défaillances dites majeures - telles que le défaut de l’éclairage de la plaque d’immatriculation ou la défaillance des feux de croisement –, comme une défaillance critique, son propriétaire aura deux mois pour réparer son véhicule et effectuer une contre-visite.

 

Une amende de 135 euros 

 

Si le véhicule présente des défaillances mineures – par exemple une pression anormale des pneus, des feux de détresses défectueux ou un réservoir de carburant en mauvais état -, son propriétaire n’a pas à effectuer de contre-visite. Il existe 139 défaillances de ce type. 

 

Pour rappel, ne pas soumettre son véhicule au contrôle technique ou ne pas réaliser de contre-visite, quand celle-ci est obligatoire, est considéré comme une infraction au code de la route. Elle est sanctionnée, comme auparavant, par une amende forfaitaire de 135 euros.

 

 

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