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Poursuite du projet sur
la réforme du reste à
charge zéro

22 mai 2018

La réforme sur le reste à charge zéro permettra, d’ici 2022, de
lutter contre le renoncement aux soins concernant les lunettes et les
prothèses dentaires et auditives. Mais cela pourrait compliquer le
système de santé, méritant alors d’être revu dans sa globalité.

Avant la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, président de la République, les soins courants les plus mal remboursés devraient pouvoir être pris en charge à 100%.

Discussion avec les assureurs

Le 15 mai, la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, a reçu plusieurs acteurs du secteur de l’assurance :

  • Le Centre Technique des Institutions de Prévoyance (CTIP)
  • La Fédération Française de l’Assurance (FFA)
  • La Fédération Nationale de la Mutualité Française (FNMF)
  • L'Union nationale des organismes d'assurance maladie complémentaire (Unocam)

L’objectif de ce rendez-vous était d’apporter plus de précisions à ce projet de réforme qui doit se concrétiser par un accès aux soins égalitaire pour tous, c’est-à-dire, sans reste à charge. En effet, les familles les plus démunies qui ne possèdent, pour la plupart, pas de couverture maladie complémentaire ont de plus en plus de mal à accéder aux soins « non vitaux » : 10% d’entre elles y renoncent concernant l’optique et 17% en ce qui concerne les soins dentaires.

 

Même si le reste à charge n’est en moyenne que de 8,3%, il existe des disparités concernant l’accès à certains soins. Pour l’optique, un patient va débourser environ 22% du montant total contre 2,3% en soins hospitaliers.

Avec quel financement ?

4,4 milliards d’euros : c’est ce que dépensent les français dans le reste à charge, dont 1,5 milliard d’euros en optique, 2,4 milliards en dentaire et 500 millions en auditif. Une hausse des cotisations des complémentaires santé est possible de la part des assurances mais limitée, à la demande du Gouvernement. En effet, les offres collectives les plus bas de gamme vont augmenter prioritairement de 5,6 à 8,9 %, dont(1):

  • 3 à 5 % en dentaire,
  • 1,9 à 3,2 % en optique.

Les garanties haut de gamme seront moins impactées (+1,6 %). 

Développer les réseaux de soins pourrait également être une alternative possible au financement de ce reste à charge.

 

(1) Selon une étude du courtier Mercer.

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