Le groupe

Recul de l’accès aux soins depuis la crise

16 décembre 2016

D’après le panorama de la santé 2016 de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), le taux de renoncement aux soins de la population française en 2014 est plus faible que la moyenne européenne : 2,8% contre 3,3 %.

Si l’on isole les 20 % de la population la plus pauvre, la situation française est moins bonne que la moyenne européenne : 6,6 % contre 6,4 %.
 

Les raisons mises en évidence sont diverses :

  • éloignement géographique,
  • délais,
  • financement.

Les inégalités sont marquées dans le domaine dentaire, avec des soins prothétiques et orthodontiques onéreux et peu remboursés par la Sécurité sociale. Selon l’étude, la France fait partie des pays les plus inégalitaires d’Europe, derrière l’Espagne, l’Italie ou la Grèce. L’OCDE relève, par ailleurs, le rôle de la crise financière de 2008 dans le recul de l’accès aux soins médicaux ou dentaires.
 

S’agissant de la densité médicale, on compte 3,3 médecins pour 1 000 habitants, contre 3,5 en moyenne en Europe (sans progression depuis l’an 2000).
 

L’écart de densité médicale entre les villes et les campagnes est plus marqué en France qu’en Finlande et en Suède, par exemple. Ces difficultés d’accès aux soins de proximité entraînent des hospitalisations qui pourraient être évitées.

Partager sur les réseaux sociaux