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La santé au travail dans la Fonction Publique

La santé au travail dans la Fonction Publique

Aller au travail et se sentir bien… utopie ou bon sens ?
Pour la majorité des personnes, de la fonction publique comme du secteur privé, il semble logique de pencher vers le bon sens. Pour autant, dans une étude commune de la DGAFP et de la DARES sur les risques professionnels réalisées en 2010, agents et salariés partagent sur les difficultés rencontrées dans leur quotidien (horaires décalés, exposition au bruit, contraintes physiques, etc.).  Mais finalement, qu’est-ce que la santé au travail ? Comment s’étudie-t-elle ? Quelles sont les réponses apportées ? 

 

1. Santé au travail : Définition 

Si la notion se répand plus particulièrement depuis les années 80, elle apparait dès le 19ème siècle lorsque Louis René Villermé (1782‐1863) réalise des travaux sur la santé des moissonneurs puis sur « l’État physique et moral des ouvriers employés dans les manufactures de coton, de laine et de soie ».  

 

Selon l’Organisation Internationale du Travail (OIT) et Organisation Mondiales de la Santé (OMS), la santé au travail vise 3 objectifs distincts : 

- Maintenir un haut degré de bien-être physique, mental et social des salariés, 

- Prévenir les risques auxquels sont exposés les employés sur leur lieu de travail et ainsi les protéger de tous dommages,

- Maintenir les salariés dans un emploi adapté à leurs capacités physiologiques et psychologiques. 

 

Cette approche tient compte d’une grande variété d’aspects touchant la santé : 

- conditions et environnement de travail, 

- prévention de l’altération de la santé, 

- maintien dans l’emploi suite à des problèmes de santé, etc. 

 

2. Pourquoi la santé au travail connait-elle une expansion marquée ? 

Disons-le franchement, l’ennemi de l’employeur c’est l’absentéisme.  

Donc, dans une vision simpliste et rapide, au plus un employeur, du public comme du privé, développe des actions de prévention, au mieux il diminuera les risques d’absence et améliorera la productivité.

 

Pour autant, tous les métiers ne se ressemblent pas et les expositions à des risques professionnels différent largement en fonction des activités. A ce titre, l’Institut National de la Recherche et de la Sécurité (INRS) a développé sur son site Internet un outil de recherche des maladies professionnelles

 

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Cette étude souligne que chaque profession est soumise à des risques auxquels on ne pense pas a priori. On y découvre par exemple que le boulanger est sujet à des risques de brûlure ou à de l’asthme, qu’un hospitalier est sujet à des maladies type de l’exposition à des rayonnement ionisants ou à de la manutention manuelle de charges lourdes, etc. 

 

3. Comment développer la prévention 

Pour reprendre la notion de « vision simpliste et rapide » évoquée précédemment, la prévention ne doit pas être vue comme un avantage pour l’employeur. Dans les faits, c’est presque l’inverse.

 

Evidemment, il peut être à terme « gagnant », que ce soit en termes de production, d’image ou d’engagement sociétal. Mais ce sont les agents et les salariés qui en sont les premiers bénéficiaires.  

 

Par exemple, dans le domaine hospitalier, les infirmiers doivent « porter » les patients soit lorsqu’il est nécessaire de les déplacer de leur lit d’hôpital vers le brancard en vu d’une opération, soit parce qu’un patient n’est pas en mesure de faire seul sa toilette, etc. Un jeune infirmier de 25 ans ne percevra pas physiquement la charge du patient de la même manière qu’un infirmier en fin de carrière. C’est pourquoi des suivis avec les ressources humaines sont réalisés afin de prévenir cette usure physique en envisageant des reclassements éventuels vers des postes plus administratifs par exemple.

 

La prévention est donc l’affaire de tous. La développer devient un impératif. 

 

4. Qu’en est-il dans la Fonction publique 

L’ancien Premier Ministre, Edouard Philippe, avait demandé qu’une étude complète sur le sujet soit menée dès 2018. Un rapport a été restitué. D’abord dans le privé puis, fin 2019, dans la fonction publique. Il y est proposé un scénario notamment organisationnel ainsi que 10 recommandations allant de rendre la prévention une priorité dans la fonction publique au renforcement de l’investissement en matière de prévention en passant par de la formation, des actions de luttes contre la violence envers les agents, etc. Depuis la publication du second rapport Lecocq, des groupes de travail se tiennent en présence, entre autres, de la DGAFP et des organisations syndicales. Ces ateliers ont pour but de trouver une organisation optimale et d’améliorer la prévention. 

 

5. En conclusion… 

Faire le constat est simple. Parvenir à mettre en œuvre ces recommandations est plus complexe mais indispensable.  

Le Groupe AG2R LA MONDIALE en est d’autant plus convaincu qu’au travers de ses branches professionnels, il a développé plusieurs outils permettant de mesurer et d’aider à prévenir les arrêts de travail liés aux risques professionnels ou non. Pour cela il s’appuie sur les données sociales nominatives (DSN) de prévoyance qui permettent, par des analyses statistiques anonymisées, d’affiner les constats éventuels des dirigeants. Couplée à une connaissance approfondie des métiers, ces constats permettent d’accompagner les employeurs, les partenaires sociaux et les salariés afin de mettre en œuvre les actions de prévention les plus urgentes et les mieux adaptées. 

 

Découvrir Démarche présence 

 

Pour aller plus loin :  

Etude de la DGAFP et de la DARES sur les risques professionnels

Fondamentaux pour installer une démarche QVT dans les administrations : diagnostic et méthode

 

Premier Rapport Plan Santé au travail - Charlotte Lecocq 

 

Découvrir le site de l’ANACT 

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