On me dit que j'aurai de très mauvaises surprises sur le coût de ma mutuelle à la retraite. Y a-t-il des solutions ?

Cotiser pour sa mutuelle lorsqu'on part à la retraite

Des lois très précises encadrent les modalités de départs à la retraite et leur impact sur les cotisations des mutuelles. Vont-elles rester identiques passée la fin d’une activité professionnelle ? Tout dépend, en réalité, du statut du futur retraité.

Pour les salariés du secteur public et les TNS

Pour un salarié du secteur public, ou un TNS, qui a adhéré à une complémentaire santé*, un départ à la retraite peut modifier les cotisations qu’il versait pour sa complémentaire santé.

 

Pour les salariés du secteur privé

Le plus grand changement concerne les salariés du secteur privé dont la complémentaire santé était celle de leur entreprise. Que disent les textes de loi ? La règle est simple : au départ en retraite, un salarié peut conserver sa complémentaire santé à titre individuel, moyennant une hausse de cotisation progressive de 50% maximum répartie sur trois ans. Dans les faits cependant cette augmentation peut paraître plus importante. En effet, si l'employeur est tenu de prendre en charge au moins la moitié du financement de la couverture santé de ses salariés, cette participation patronale n'existe plus pour les retraités. Résultat : le retraité peut avoir le sentiment d’un doublement voire d’un triplement du coût de sa cotisation.

 

Que faire ? C’est le moment de faire jouer la concurrence. Toutes les complémentaires santé ne ne sont pas identiques. Il peut être intéressant de comparer les garanties et les services proposés avant de choisir la solution la plus adaptée à son cas personnel. La préparation à la retraite peut être aussi l’occasion de faire le point sur les détails de son contrat de complémentaire santé. Et de s’interroger sur les options souscrites, voire d’écarter certaines d’entre elles, notamment les garanties maximales impliquant des cotisations élevées.

 

Hospitalisation, lunettes, soins dentaires, appareils auditifs, que privilégier ? Ces choix vont dépendre de votre état de santé. Pourquoi ne pas faire un diagnostic médical à l’heure de la retraite. ? Bon à savoir : tous les 5 ans, en tant qu’affilié à la Sécurité sociale, on peut effectuer gratuitement un bilan de santé. Pour en bénéficier, il suffit d’en faire la demande à sa caisse d'Assurance Maladie. Enfin, pour réduire ses dépenses de santé, pas de secret, il faut rester en forme. Nutrition, mémoire, sommeil, activité physique, équilibre, prévention des chutes, lien social sont autant d’éléments importants à prendre en compte passés 60 ans. Tous ces thèmes sont abordés dans des ateliers de prévention proposés, là-encore, gratuitement par l’Assurance maladie. Objectif : permettre aux retraités de tout âge de préserver et d’améliorer leur santé actuelle et future.

 

Enfin, des aides financières peuvent être accordées sur dossier à certains retraités en difficulté par les caisses de retraite de base (CNAV, MSA, RSI…) et les caisses de retraite complémentaire (AGIRC, ARRCO). Au final, anticiper et prendre soin de soi sont autant d’atouts pour se prémunir de mauvaises surprises. Savoir (ou s’informer), c’est préparer au mieux sa vie de futurs retraités.

 

*Dans le langage courant, le terme de mutuelle est souvent utilisé, de façon abusive, pour désigner une complémentaire santé.

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