J’ai décidé que je ne serai jamais une charge pour mes proches. C’est facile à dire mais concrètement comment faire ?

Choisir de ne pas être une charge pour mes proches

Quand on dit être une « charge » pour ses proches, deux préoccupations viennent souvent à l’esprit : certains désirent, avant tout, ne jamais rien coûter, financièrement parlant, à leur famille. D’autres ne souhaitent pas peser au quotidien sur leur entourage en sollicitant de l’aide. Parfois, ces deux aspects se rejoignent et nourrissent une même volonté : ne pas devenir un « poids » pour les siens.

 

Dans ce cas, deux solutions s’offrent à vous : bénéficier d’aides à domicile de professionnels de santé ou  entrer en maison de retraite. Plusieurs organismes ou institutions permettent de faire le point sur ses besoins et sur les aides financières dont il est possible de bénéficier lorsqu’on prend de l’âge.

 

SE FAIRE AIDER

Chaque situation étant différente, il est préférable de se rapprocher avant toute démarche des centres locaux d'information et de coordination (Clic). Ces guichets d’accueil et de renseignements répondent à toutes les questions sur la vie quotidienne des seniors : aides financières, maintien à domicile, amélioration de l'habitat, structures d'hébergement, mesures de protection, loisirs, vie sociale et relationnelle…

 

Les aides externes ne manquent pas. Les personnes âgées dépendantes de plus de 60 ans peuvent bénéficier de soins infirmiers à domicile (SSIAD) en recevant chez elles des aides soignantes, tous les matins par exemple à l’heure de la toilette. Ce service est pris en charge à 100% par la Sécurité sociale sur présentation d’une ordonnance médicale.

 

En fonction d’un certain  degré de perte d’autonomie, l’Allocation Personnalisée d'Autonomie (APA) est une aide financière qui peut vous être versée par le Conseil départemental (sous conditions) pour tout ou partie d’un service de maintien à domicile.  Plus les ressources sont élevées, plus l'APA sera faible. Rapprochez-vous du Conseil départemental de votre lieu de résidence principale pour effectuer les démarches.

 

MISER SUR DES " RÉSIDENCES AUTONOMIE "

Si l’on ne souhaite ne pas peser sur ses proches, mais qu’il est difficile de rester seul, il est enfin possible de miser sur une résidence  de retraite  type  « résidence autonomie », un logement individuel pour les personnes autonomes associé à des services collectifs et des animations. Majoritairement gérés par des structures publiques ou à but non lucratif, elles peuvent représenter un bon compromis entre indépendance et soutien. Plus d’informations sont données sur le portail national d’information pour l’autonomie des personnes âgées conçu par le gouvernement. L’Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes (EHPAD) pourra lui aussi devenir une solution si le maintien à domicile n’est plus possible.

 

Quoiqu’il en soit, rester indépendant représente un coût, qu’il s’agisse de rester chez soi ou de s’offrir une maison de retraite. On estime à 2 500 euros en moyenne les frais de maintien à domicile et entre 3 000 à 5000 euros mensuels si l’on rejoint une maison de retraite médicalisée (1500 euros en moyenne en résidence autonomie).

 

OPTER POUR UNE "ASSURANCE DÉPENDANCE"

C’est pourquoi les assureurs ont conçu des contrats «assurance dépendance». Certains permettent de financer partiellement ou totalement une situation de dépendance, limitant ainsi la charge financière d’un conjoint ou d’un enfant. Ils sont par ailleurs souvent assortis de garanties d’assistance incluses dans le contrat et qui offrent, à chaque assuré, un accompagnement juridique, administrative et social fiable et efficace.

 

Le prix de ce type d’assurance reste bien sûr plus élevé si l’on choisit de souscrire une garantie de dépendance totale. Dans tous les cas, il est important de se renseigner longtemps à l’avance, pour choisir une solution sur mesure. D’autant que plus l’on souscrit tôt, et en pleine forme, moins les cotisations seront élevées.

 

Une autre solution consiste à utiliser une partie de son patrimoine, en plus de ses revenus, pour financer la prise en charge de sa dépendance. Dans ce cas, deux possibilités : le viager immobilier qui consiste à vendre sa maison ou son appartement à un tiers, ce dernier devant, en contrepartie, verser une rente au vendeur jusqu'à son décès. Et la conversion de son capital en rente viagère. Cette fois, l’épargnant confie son capital à un assureur, en échange du versement régulier et à vie d'une somme revalorisée au fil du temps. Au décès du bénéficiaire, le versement de la rente est arrêté sauf s'il a été prévu des clauses particulières comme une réversion, c’est à dire le versement de la rente à un conjoint.

Sachez également que des aides sont possibles pour financer un hébergement en résidence de retraite, telles que l’aide sociale par exemple.

Ces informations vous ont-elles été utiles ? Oui Non
Partager sur les réseaux sociaux :

TOUTES NOS RÉPONSES À VOTRE QUESTION

On a tous un avis : qu'avez-vous prévu si vous devenez dépendant ?
Point de vue d'expert : comment anticiper pour éviter de dépendre, un jour, de mes proches ?
Faites le test

Savez-vous comment anticiper le coût de sa propre dépendance ?

LES AUTRES QUESTIONS QUI PEUVENT VOUS INTéRESSER

Épargne

Je viens de faire un petit héritage. C’est la première fois que j’ai de l’argent de côté. Quelles questions dois-je me poser pour prendre les bonnes décisions ?

Retrouvez-nous sur Facebook Retrouvez-nous sur Facebook

Venez partager vos préoccupations et trouvez les réponses à vos questions !