Ma compagne est plus jeune que moi et nous sommes, tous les deux, ce qu’on appelle des travailleurs non salariés (TNS). Comment puis-je la mettre à l’abri des soucis financiers si je venais à disparaître ?  

Protéger ses proches quand on est travailleur non salarié

A la différence du salarié, le travailleur indépendant doit piloter, lui-même, sa protection sociale, comme celle de ses proches.  S’il vient à décéder, il peut mettre sa compagne à l’abri des soucis financiers en souscrivant un contrat de prévoyance auprès d’une banque, d’un assureur ou d’un groupe de protection sociale type AG2R LAMONDIALE.

 

Un contrat de prévoyance couvre plusieurs risques : l’arrêt de travail, l’invalidité ou le décès. Deux solutions sont envisageables :

- l’assurance décès et l’assurance-vie 

- L’assurance décès

 

L'ASSURANCE DÉCÈS

Le conjoint de celui qui n’est plus, homme ou femme, peut toucher un capital mais aussi le versement d’une rente mensuelle ou annuelle pour le restant de ses jours. A chacun de décider, au moment de souscrire son  assurance-décès, des montants et des modalités de versement dont le conjoint(e) bénéficiera.

 

Afin de déterminer le capital correspondant à ses besoins, il est recommandé de réaliser un bilan patrimonial avec un conseiller. Il tiendra compte des situations personnelles des uns et des autres : le souscripteur du contrat a-t-il d’ores et déjà des assurances qui pourraient faire doublon ? Quels seront, après sa mort, les besoins et les dépenses de son conjoint ? Devra-t-il payer les frais d’obsèques et des frais de clôture d’une activité professionnelle ? Risque-t-il perdre en pouvoir d’achat ?

 

Une fois les besoins futurs estimés, le souscripteur évaluera le coût de son assurance- décès. Il est fonction de son activité : un militaire paiera plus cher qu’un avocat car sa profession est à risque : il s’expose à des conflits et manie les armes. L’âge peut également jouer : plus on vieillit, plus le risque de tomber malade augmente et plus le tarif de l’assurance augmente. A noter cependant que certains contrats proposent, sur le marché, des tarifs indépendants de l’âge. Ainsi, si une jeune femme souhaite souscrire une assurance pour un conjoint plus âgé, elle ne paiera pas forcément plus cher. Le souscripteur du contrat devra également être en bonne santé. 

Ces contrats ne sont pas gravés dans le marbre. Ils peuvent être modifiés à tout moment en fonction de l’évolution des besoins du foyer ou en cas de séparation. Ils bénéficient par ailleurs d’un avantage fiscal établi par la loi Madelin de 1994 : le coût de l’assurance n’est pas imposable. En revanche, les rentes perçues ultérieurement pas le conjoint, en cas de décès, le seront.

 

L'ASSURANCE VIE

Prenons un exemple : un artisan de 42 ans qui souhaite, à sa mort, transmettre un capital de 200 000 euros à sa compagne paiera de son vivant environ 60 euros mensuels. S’il souhaite lui verser ce même capital en plus d’un versement à vie de 1000 euros par mois, le coût de son assurance sera de 120 euros mensuels.

Une deuxième solution s’offre aux travailleurs non salariés (TNS) : l’assurance-vie. Il s’agit cette fois de verser de l’argent de manière ponctuelle ou régulière sur un contrat. La somme épargnée  représente une épargne de précaution qui pourra être versée, en cas de décès, au bénéficiaire désigné.

Avantage : l’épargne ne l’est pas à fonds perdus. Si le décès ne se réalise pas, il peut être récupéré. Inconvénient : si le décès survient six mois après l’ouverture d’ne assurance-vie pour laquelle on épargnait 100 euros mensuels, le conjoint ne touchera que 600 euros. L’idéal est donc de souscrire une assurance-décès et une assurance-vie, le temps que l’épargne de cette dernière devienne conséquente et permette d’arrêter le contrat de prévoyance. Cela dit, il est rare aujourd’hui qu’un contrat ne propose qu’une assurance « décès pur ».

 

D’une manière plus générale, il peut être utile de faire le point avec un notaire pour rédiger un testament protégeant au mieux son conjoint. A consulter donc en plus d’un conseiller de protection sociale. 

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