Le groupe

Contexte et enjeux de nos métiers

Notre environnement est soumis à des évolutions accélérées. L’offre en santé se banalise sous l’effet du 100% santé alors que la dépendance constitue un défi majeur. Le marché évolue également vers un système de retraite supplémentaire unifié alors que la retraite complémentaire s’oriente vers l’universalité.

Concurrence accrue et uniformisation de l’offre en santé collective

Après la généralisation de la complémentaire santé pour tous les salariés du secteur privé en 2016, la réforme du 100 % Santé, déployée progressivement depuis le 1er janvier 2019, bouleverse à nouveau un marché aujourd’hui saturé. En effet, en garantissant à tous les Français l’accès à un panier de soins optiques, dentaires et auditifs sans reste à charge, elle limite du même coup la personnalisation des garanties et accentue ainsi la standardisation des couvertures d’entrée de gamme. Conséquence pour ce marché de remplacement : l’intensification de la concurrence que l’entrée en vigueur du droit à la résiliation infra-annuelle des complémentaires santé risque d’exacerber encore davantage. Cette disposition de la loi du 14 juillet 2019 prévoit que tous les souscripteurs d’un contrat de santé individuel ou collectif pourront le résilier à tout moment sans frais ni pénalités après une année d’adhésion.

Concentration des acteurs de l’assurance santé

Tous ces changements réglementaires participent à la recomposition du paysage de l’assurance et de la protection sociale, qui n’a de cesse de se resserrer. Les chiffres sont éloquents(1) : entre 2006 et 2018, 66 % des mutuelles - les organismes d’assurance les plus touchés par ce recul -, 47 % des institutions de prévoyance et 32 % des sociétés d’assurance ont disparu, principalement par effet de concentration. Celle-ci s’est notamment accélérée à partir de 2013, sans doute par anticipation de l’entrée en vigueur, au 1er janvier 2016, à la fois du régime prudentiel Solvabilité 2, plus contraignant, et de la généralisation de la complémentaire santé d’entreprise.

La dépendance, un marché émergent

A l’opposé de la santé, la dépendance individuelle comme collective est un marché de conquête. Selon une première estimation de la Fédération française de l’assurance (FFA), seulement 2,9 millions de personnes étaient couvertes contre ce risque auprès des sociétés d’assurance à fin 2019. Parmi elles, 1,6 million, dont près de 80 % à titre individuel, ont souscrit un contrat dont la dépendance est la garantie principale.

Le financement de la perte d’autonomie en débat

Dans son rapport de la concertation « Grand âge et autonomie» remis le 28 mars 2019 à l’ex-ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, le président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, Dominique Libault, privilégie le recours à la solidarité nationale pour financer la perte d’autonomie. Toutefois, les besoins, qu’il estime à plus de 9 milliards d’euros par an d’ici 2030, sont d’une telle ampleur que d’autres voix préconisent de créer une assurance obligatoire, dont le montant serait proportionnel au revenu du bénéficiaire. Cette question sera au coeur du futur projet de loi, prévu initialement pour l’automne 2020 avant la survenue de la crise sanitaire.

Des aidants familiaux de plus en plus nombreux

Parmi les priorités mises en avant par le rapport Libault, l’une d’entre elles concerne le soutien aux aidants, dont le rôle essentiel auprès des personnes en situation de dépendance ou de handicap n’est pas suffisamment reconnu. Or, leur nombre, qui oscille déjà aujourd’hui entre 8 et 11 millions, est voué à s’accroître au même rythme que le vieillissement de la population.

Un plan national d’actions en faveur des aidants

Conscient de l’enjeu, le Gouvernement a présenté en octobre 2019 sa stratégie de mobilisation et de soutien des aidants pour la période 2020-2022. Appelé « Agir pour les aidants », ce plan contient 17 mesures clés pour faciliter le quotidien des aidants dans tous les domaines : démarches, solutions de répit, congé indemnisé, vie professionnelle, santé…

Passage de taux d'intérêts bas à négatif

Sur le plan financier, l’année 2019 a été marquée par une secousse d’ampleur sur les marchés avec le passage à des taux d’intérêt négatifs : le rendement des taux à 10 ans est ainsi tombé à -0,45 % au mois d’août. Dans cet environnement financier défavorable qui entraîne l’érosion inévitable des rendements des fonds en euros, investis à plus de 80 % en obligations, ainsi que la baisse des taux de rémunération des livrets, les encours des dépôts à vue des particuliers ont, eux, atteint des sommets à 495 milliards d’euros. Pour la seule année 2019, les comptes courants ont collecté 41,3 milliards d’euros, captant presque 43 % des flux d’épargne des Français, devant les livrets A et bancaires (29,8 Md€) et l’assurance vie (25,9 Md€).

Dilution du rendement des fonds en euros

Dans un tel contexte, le triptyque liquidité/ rendement/sécurité qui a fait le succès des fonds en euros pendant des années n’est plus d’actualité. Désormais, les épargnants doivent se tourner vers les supports présentant un risque de perte en capital pour espérer potentiellement davantage de rendement. Un changement de comportement loin d’être acquis pour une majorité d’entre eux et qui renforce leur besoin d’être conseillés. Ainsi, 63% des détenteurs actuels et potentiels de contrats d’assurance vie souhaitent être accompagnés par un professionnel pour gérer l’épargne investie en unités de compte(2) (UC).

La Loi Pacte recompose l’épargne et la retraite supplémentaire

Promulguée le 22 mai 2019, la loi dite Pacte (Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises) pourrait bien, en revanche, changer le regard des Français sur les produits de retraite supplémentaire. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de cette loi : stimuler l’épargne retraite en levant les freins à son développement et en simplifiant l’offre de produits pour faire passer l’encours de 230 à 300 milliards d’euros en quatre ans. Désormais plus attractive, l’épargne retraite devrait donc séduire davantage de Français, d’autant qu’ils sont 69 % à penser que leur pension sera insuffisante pour vivre correctement, comme le révèle une récente enquête du Cercle de l’Épargne et d’Amphitéa.

L’inter-régimes préfigure le futur système universel de retraite complémentaire

En même temps que se met en place un régime de retraite supplémentaire unifié, le système de retraite complémentaire s’oriente, lui aussi, vers l’universalité. En amont de la réforme systémique, l’interrégimes vise déjà à uniformiser et à unifier toutes les démarches des assurés sur le principe « dites-le nous une fois, faisons-le une fois ». C’est dans ce cadre, par exemple, qu’AG2R LA MONDIALE gère le dispositif de mutualisation des certificats d’existence (MCE) pour l’ensemble des institutions de retraite.

Centralisation du recouvrement des cotisations retraite dès 2022

Dans cette même logique, la loi de financement de la Sécurité sociale (LFSS) pour 2020 prévoit de transférer aux Urssaf le recouvrement des cotisations Agirc-Arrco au 1er janvier 2022, puis l’ensemble des cotisations et contributions sociales d’ici 2025. Par ailleurs, avant que n’éclate la crise sanitaire, il était prévu que sitôt la loi sur le système universel de retraite votée, une Caisse Nationale de Retraite Universelle (CNRU) serait installée et chargée de piloter tous les chantiers inter-régimes, ainsi que tous les projets utiles à la mise en oeuvre du nouveau système. La survenue de l’épidémie du covid-19 et ses conséquences sur les plans sanitaire, social, économique et financier risquent cependant de perturber le calendrier de la réforme, voire de remettre en cause la réforme elle-même.

 

1. Source : Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) - rapport 2019 sur la situation financière des organismes complémentaires assurant une couverture santé.
2. Source : 3e édition du sondage Assurance vie.com/ Ipsos « Les Français et l’assurance vie : des comportements d’épargne qui évoluent », avril 2019.

 

 

À qui puis-je m'adresser pour ma retraite complémentaire ?
Gestionnaire d’un quart de la retraite complémentaire et de près de la moitié des centres d’information, de conseil et d’accueil des salariés (Cicas), nous jouons un rôle de premier plan pour informer et accompagner au quotidien actifs et retraités. Une mission qui s’est intensifiée en 2019 dans un contexte de préparation du futur système universel des retraites.
En quoi ai-je intérêt à souscrire une assurance prévoyance ?
Malgré un environnement financier de taux bas et une sinistralité en hausse qui pèsent sur les équilibres techniques, le résultat opérationnel de la prévoyance reste positif. Le fruit d’un pilotage vertueux de l’activité et de la mise en oeuvre de nouveaux services dématérialisés. Le fruit d’un pilotage vertueux de l’activité et de la mise en oeuvre de nouveaux services dématérialisés.
Comment concilier ma vie professionnelle avec mon rôle d'aidant familial ?
Pionnier de l’assurance dépendance il y a 35 ans, nous avons fait de l’aide aux aidants un axe d’intervention prioritaire de notre engagement sociétal. Un choix en phase avec l’une des préoccupations montantes des Français et des chefs d’entreprise.
Avec le 100 % Santé, existe-t-il encore des différences entre les mutuelles ?
Depuis le déploiement de la réforme 100 % Santé, qui garantit à tous un accès aux soins optiques, dentaires et auditifs sans reste à charge, le marché de la santé individuelle et du petit collectif se standardise. Pour faire la différence et répondre aux nouvelles attentes des assurés, nous continuons à enrichir nos offres de services innovants.
Suis-je couvert pour des risques spécifiques dans un contrat de santé collectif ?
Sur un marché de la santé collective saturé, la concurrence s’est encore intensifiée. Alors que sous l’effet de la réforme 100 % Santé, l’offre tend à s’uniformiser, nous nous démarquons en déployant des actions de prévention ciblées et des bouquets de services auprès des branches professionnelles et des entreprises, de leurs salariés et de leurs dirigeants.
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Dans un contexte de taux d’intérêt très bas voire négatifs et sans perspective de remontée, nous sensibilisons nos assurés à la nécessité de changer leurs habitudes de placements. La Loi Pacte nous donne l’opportunité de leur proposer une palette plus large de solutions et renforce du même coup notre rôle de conseil.
Quelles sont les solutions pour maintenir mon niveau de vie à la retraite ?
Entrée en vigueur le 1er janvier 2019, la Loi Pacte bouleverse profondément le marché de la retraite supplémentaire. En attendant ses effets sur le comportement des épargnants et des entreprises, elle nécessite plus que jamais d’accompagner et de conseiller nos clients pour préserver leurs intérêts.
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