Le groupe

Comment aider chacun à se protéger contre les accidents de la vie ?

La hausse de la sinistralité observée en 2020 en raison de la pandémie de covid-19 s’est poursuivie en 2021. Une tendance de fond, liée à des causes plus profondes que celles imputables au virus et qui exige de repenser la prévoyance pour l’adapter aux nouveaux besoins des assurés.

À la veille de l’été 2021, la courbe des arrêts de travail était attendue à la baisse, comme celle des contaminations à la covid-19.
Or, la sinistralité est restée à un niveau très élevé tout au long de l’année. Pour le Groupe, cette situation imprévue s’est traduite par une hausse de plus de 20 % des arrêts de travail, de courte durée comme de plus de 30 jours. Par ailleurs, la sinistralité a progressé chez les moins de 40 ans, les hommes et les cadres, auparavant moins touchés par l’absentéisme.


Baisse de l’engagement au travail


Ces évolutions, déjà observées avant la survenue de la crise sanitaire, se sont accentuées sous l’effet de la pandémie et confirment une tendance de fond : la dégradation de la santé psychologique et de la motivation de nombreux salariés, qui aspirent à une amélioration du bien-être au travail. La pandémie a également révélé les inégalités et les insuffisances des niveaux de couverture en prévoyance, qui contrairement à la santé, n’est ni légalement obligatoire ni généralisée. Ainsi, près de 5 millions de salariés du secteur privé, non-cadres pour la plupart, n’en sont pas pourvus.


Disparités de la couverture prévoyance


Même hétérogénéité chez les fonctionnaires, ainsi que chez les travailleurs non-salariés (TNS), qui bénéficient d’un régime obligatoire d’indemnités journalières seulement depuis le 1er juillet 2021. Nombreux dans ces catégories d’actifs, affectés par une baisse de revenus à cause de la situation sanitaire, ont pourtant pris conscience qu’une assurance prévoyance pouvait compléter utilement leur niveau d’indemnisation. Mais, faute de mutualisation, la souscription à une assurance volontaire représente un coût souvent trop élevé à titre individuel. De même, l’ensemble des actifs reste sous-équipé en prévoyance lourde (décès, incapacité et invalidité).


Allier prévention et protection


Par ailleurs, de nouveaux risques - épidémiques, climatiques, cybernétiques, psychosociaux - ont fait leur apparition. Si l’on y ajoute le vieillissement de la population active, l’accroissement de la monoparentalité et de l’aidance, ainsi que le probable recul de l’âge de départ à la retraite, tous ces phénomènes cumulés risquent, à terme, de peser durement sur la sinistralité. Généraliser la couverture prévoyance et l’adapter à ces nouveaux enjeux est donc un défi de taille. Pour donner aux actifs toutes les chances de vieillir en bonne santé jusqu’à la fin de leur vie professionnelle, la prévention est l’alliée indispensable d’une couverture prévoyance efficace. C’est d’ailleurs l’objectif assigné à la Loi santé au travail du 2 août 2021, entrée en vigueur le 31 mars 2022. Transposition
de l’Accord national interprofessionnel (Ani) du 10 décembre 2020, celle-ci vise à renforcer la prévention santé au sein des entreprises. Parmi les mesures phares du texte : le décloisonnement entre la santé au travail et la santé publique, la mise en place de visites médicales supplémentaires pour lutter contre la désinsertion professionnelle et l’instauration d’une négociation annuelle sur la qualité des conditions de travail.

 

 

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