Le groupe

Comment intégrer l’impératif climatique au cœur de nos pratiques ?

Dans le prolongement de notre soutien à l’Accord de Paris de 2015, nous nous sommes dotés en 2017 d’une politique climat. Face à l’accélération du changement climatique et dans un contexte réglementaire de plus en plus exigeant, nous avons pris de nouveaux engagements en tant qu’entreprise et investisseur responsables.

Alors que la 26e Conférence des Parties (COP) s’est tenue en novembre 2021 à Glasgow, l’urgence climatique se fait toujours
plus pressante. Le constat dressé dans le 6e rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (Giec), est alarmant : au rythme de développement actuel, le réchauffement climatique pourrait atteindre 2,7 ° à la fin du siècle, bien au-dessus du seuil de 1,5° fixé par l’Accord de Paris.


Gestion raisonnée de nos actifs


En soutien à cet Accord, nous avons programmé la cessation définitive du financement du charbon d’ici 2030. En 2021, à la suite de la publication du décret d’application de l’article 29 de la Loi Énergie-Climat (LEC), renforçant les obligations des acteurs financiers en matière de climat et de biodiversité, nous nous sommes préparés à franchir une étape supplémentaire dans la maîtrise des émissions financées par notre portefeuille d’actifs : ajouter à notre liste d’exclusion le secteur des hydrocarbures dits non conventionnels* et fixer un objectif intermédiaire de température ou de décarbonation pour 2030.


Financement de la transition énergétique


Dans le même temps, nous avons renforcé nos engagements dans le financement de la transition énergétique en y consacrant une partie d’une enveloppe de 300 millions d’euros dans le Private Equity pour la période 2022-2025. Elle complète le précédent plan d’investissement de 80 millions d’euros dans cette classe d’actifs. Nous avons également multiplié par dix en cinq ans nos achats d’obligations « vertes », dont l’encours atteint désormais près de 4,4 milliards d’euros. Enfin, nous contribuons à favoriser les économies d’énergie via la certification haute qualité environnementale de notre immobilier de placement, soit 7 milliards d’euros d’actifs. En 2022, nous visons l’objectif de faire passer la part de notre patrimoine certifié « vert » de 28 % à 60 % en exploitation et de 55 % à 65 % en neuf et rénovation.


Acteur de référence de la finance durable


Cette approche d’investissement responsable et de gestion raisonnée de nos actifs, associée à notre expérience historique dans l’investissement socialement responsable (ISR), nous permet de proposer une gamme complète de produits financiers durables en article 8, au sens du règlement européen Sustainable finance disclosure regulation (SFDR). Ce dernier, entré en vigueur le 10 mars 2021, impose en effet une classification des contrats d’assurance et des fonds en article 6, 8 ou 9, selon que leur implication dans la finance durable est inexistante, importante ou très importante. Prochaine étape : la mise en oeuvre d’un reporting sur la durabilité de nos produits financiers du point de vue environnemental. Une obligation imposée cette fois par la taxonomie européenne pour orienter les flux de capitaux vers des activités durables.

 


* Pétrole et gaz de schiste, sables bitumineux, pétrole super-lourd, Gaz Naturel Liquéfié, gaz de houille et hydrocarbures localisés en zone arctique ou en eaux très profondes.
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