Le groupe

Comment prendre en compte l’allongement de tous les âges de la vie ?

Outre le temps passé à la retraite, significativement augmenté du fait d’une espérance de vie plus élevée, la période des études et de la vie active se sont, elles aussi, étirées. Cet allongement de tous les âges, facteur d’évolutions sociétales profondes, appelle à repenser les solidarités collectives et les besoins d’accompagnement de la personne.

Depuis vingt ans, faire des études supérieures est en passe de devenir la norme pour les jeunes. Ainsi, en une génération, le nombre de Français ayant poursuivi leurs études au moins deux ans après le bac a doublé*. Conséquence de cet allongement de la vie étudiante, les jeunes entrent plus tardivement sur le marché du travail. De leur côté, que ce soit par choix, par nécessité ou à cause des réformes de retraite successives, les actifs ont une vie professionnelle plus longue et plus fragmentée, souvent ponctuée de changements de statuts et de périodes de chômage. Enfin, l’augmentation de l’espérance de vie en bonne santé a prolongé le temps de la retraite active et accéléré la « seniorisation » de la société.


L’avènement d’une société de la longévité


Selon les estimations, les plus de 65 ans représenteront en 2030 près d’un quart de la population. Parmi eux, les baby-boomers d’après-guerre, devenus octogénaires, atteindront l’âge moyen auquel on entre en dépendance. Pris en étau entre deux âges,
les actifs assument une double charge : d’un côté, leurs enfants qu’ils hébergent plus longtemps au sein du domicile familial ; de l’autre, leurs parents dont ils doivent accompagner la perte d’autonomie. Ils représentent ainsi la moitié des proches aidants, avec des conséquences souvent néfastes sur leur santé et leur vie professionnelle. Cette société de la longévité nécessite d’adapter les mécanismes de solidarité et les solutions d’accompagnement aux nouvelles aspirations de chaque âge de la vie : se former davantage quand on est jeune ; trouver un meilleur équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle lorsqu’on est en activité ; vieillir en bonne santé le plus longtemps possible une fois à la retraite.

 

Une offre au service du bien-vieillir

 

Face au choc démographique qui s’annonce, le premier défi est d’anticiper l’avancée en âge des jeunes seniors. Les besoins en logements adaptés au vieillissement et en aide à la personne sont, en effet, loin d’être satisfaits. Ainsi, les pouvoirs publics estiment que 1,7 million de personnes habitent dans un logement inadapté à leur situation. Le manque d’attractivité des métiers du grand âge a également conduit le Gouvernement à lancer en 2021 une campagne de sensibilisation pour valoriser un secteur où 350 000 postes sont à pourvoir d’ici 2025. Par ailleurs, la question du logement se limite aujourd’hui à deux options : le maintien à domicile avec ses risques d’isolement et de chute ou, par défaut, l’établissement spécialisé. Expert du bien-vieillir, nous avons renforcé notre engagement sur cet enjeu sociétal majeur en juin 2021 via une prise de participation majoritaire au capital d’ÆGIDE-DOMITYS, leader des résidences services seniors en France. Cette acquisition nous permet de proposer une offre complète d’assurance, de services à la personne et de solutions d’habitat adapté et d’hébergement.

 


* Étude AG2R LA MONDIALE / Harris Interactive, sur se former tout au long de sa vie, juin 2021.
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