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Le prix médian des chambres en Ehpad en hausse

12 décembre 2019

En 2018, les tarifs des chambres individuelles ont augmenté de 1,22%, selon la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie. Sur trois ans, les prix sont en augmentation, que ce soit dans le secteur privé ou le secteur public.

Le prix médian des chambres en Ehpad en hausse
Getty Images

Vingt-quatre euros supplémentaires par mois 

En 2018, le prix médian d’une chambre individuelle en Ehpad s’élevait à 1977 euros par mois, selon les derniers chiffres de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).  Cela représente une augmentation de 1,22%, soit 24 euros supplémentaires par mois.  

Ce prix médian est composé du prix d’hébergement et du tarif dépendance. C’est du côté du premier que la hausse est la plus élevée : 1,3%. En 2018, le prix médian par jour d’une chambre individuelle s’élevait à 60,22 euros. 

Il était à peine plus bas pour une chambre individuelle habilitée à l’aide sociale à l’hébergement (59,92 euros), cette aide financière provenant du conseil départemental.  

Le tarif dépendance stable 

Le tarif dépendance, c’est-à-dire le prix de la prise en charge de l’accompagnement des personnes (aide à la toilette, aide aux repas, accompagnement…), reste lui quasiment stable.  

En 2019, il oscillait entre 5,52 euros pour une personne âgée faiblement dépendante et 20,49 euros pour une personne fortement dépendante.  

Augmentation dans le public comme dans le privé 

La CNSA remarque qu’entre 2016 et 2018, toutes les catégories d’Ehpad ont vu leurs tarifs augmenter. C’est dans le secteur privé commercial que la hausse du prix médian d’une chambre individuelle est la plus forte : 2,62% en trois ans.  

Dans le public, la même tendance est constatée : les prix ont augmenté en moyenne de 2,52% depuis 2016.  

Enfin, c’est dans le secteur privé non lucratif que cette hausse est la moins forte : seulement 1,93% sur la période.  

La CNSA souligne également que les « disparités tarifaires » entre les départements restent « très marquées ». Tous secteurs confondus, les prix pratiqués les plus bas sont en Haute-Saône et les plus élevés, à Paris.  

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