Le groupe

Santé : ce qui change dans les pharmacies en 2020

24 janvier 2020

Médicaments en libre-service, remboursement de l’homéopathie, tests pour les angines… des changements ont lieu dans les officines en 2020.

Santé : ce qui change dans les pharmacies en 2020
Getty Images

Certains médicaments ne sont plus en libre-service 

Ils font partie du quotidien mais ne sont pas pour autant sans danger. L’aspirine, l’Ibuprofène, le Doliprane ou encore l’Advil se trouvent désormais derrière le comptoir des pharmacies, et non plus en libre-service.  

L’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) en a décidé ainsi le 17 décembre 2019 afin de « sécuriser l’utilisation de ces médicaments » vendus sans ordonnance.   

Le paracétamol et certains anti-inflammatoires non stéroïdiens sont concernés par cette mesure, qui est entrée en vigueur le 15 janvier 2020. Un message de prévention concernant les dangers d’un surdosage de paracétamol pour le foie a également été introduit.  

 

L’homéopathie moins bien remboursée 

Depuis le 1er janvier 2020, les produits homéopathiques sont moins bien remboursés par la sécurité sociale. Auparavant, à condition qu’ils soient prescrits par un médecin, 30% de leur coût était remboursé.  

Désormais, l’homéopathie n’est plus remboursée qu’à hauteur de 15%. 1200 produits sont concernés. L’objectif du Gouvernement est un déremboursement total en 2021. 

 

Des tests pour diagnostiquer les angines 

Depuis quelques années, il est possible de se rendre dans une pharmacie pour savoir si une angine est virale ou bactérienne. Le « test d’orientation rapide diagnostic » consiste à faire un prélèvement vers les amygdales avec une sorte de coton-tige. Le diagnostic prend une dizaine de minutes.  

Ces tests disponibles en pharmacie devraient prendre toute leur ampleur en 2020 : son remboursement total par la Sécurité sociale devrait intervenir au printemps. Il avait d’abord été prévu pour le 1er janvier.  

En encourageant cette pratique, le gouvernement espère lutter contre la prescription d’antibiotiques inutiles en cas d’angine virale.  

 

Absence d’ordonnance pour pathologies bénignes 

Enfin, autre changement : les pharmaciens peuvent désormais délivrer des médicaments, qui nécessitent habituellement des ordonnances, dans le cas de pathologies bénignes, comme l’angine, la cystite ou la conjonctivite.  

Partager sur les réseaux sociaux