Santé-Prévoyance

Perte d'autonomie : comment se protéger ?

Perdre son autonomie c’est perdre sa capacité à effectuer les gestes de la vie quotidienne : une situation qui fait peur et qui n’est pas sans conséquence. En cela, il s’agit d’un véritable risque à couvrir. Toutes les clés pour bien se protéger.
Perte d'autonomie : comment se protéger ?

Qu’est-ce que la perte d’autonomie ?

Perdre son autonomie et devenir dépendant, cela signifie qu’on ne peut plus effectuer les gestes du quotidien seule. On ne peut plus se nourrir correctement, se laver ou et/ou prendre des décisions sans l’aide d’une tierce personne.

Cela peut se produire brutalement après un accident (par exemple une chute ou un accident cardiovasculaire).

 

Un besoin de soutien financier

Qu’une personne bénéfice d’une aide à domicile ou qu’elle soit hébergée en Etablissement hospitalier pour des personnes âgées dépendantes (Ehpad), le coût de la prise en charge est conséquent. Un placement en établissement médicalisé représente un budget de 2 500 euros par mois, selon la Fédération française de l’assurance (FFA).

Autre poste de dépenses important en cas de situation de dépendance : les frais médicaux, dont la facture peut rapidement grimper.

 

Si une personne dépendante perçoit l’allocation personnalisée pour l’autonomie (APA) à laquelle s’ajoutent généralement une pension de retraite et d’éventuels revenus patrimoniaux, ces ressources ne sont bien souvent pas suffisantes pour supporter le coût de la perte d’autonomie.

 

Un besoin d’accompagnement adapté

En plus du poids financier qu’elle implique, la situation de dépendance peut être éprouvante sur le plan psychologique pour la personne concernée mais aussi pour ses proches. D’où la nécessité de bénéficier d’un soutien et d’un accompagnement adapté. 

 

Les garanties des contrats d’assurance perte d’autonomie ou assurance dépendance

Les contrats d’assurance dépendance offrent plusieurs garanties pour couvrir le risque de dépendance et ses conséquences.

La première est le versement d’une rente mensuelle. Son niveau est fixé en fonction des besoins et du budget de l’assuré. Il peut aller de 300 euros à 4 000 euros en cas de perte d’autonomie totale.

 

Les contrats d’assurance perte d’autonomie incluent parfois un service de suivi pour l’adhérent s’il se retrouve en situation de dépendance. Il peut s’agir d’un soutien psychologique et d’une aide pour les proches.

 

Attention, certaines garanties dans les contrats sont optionnelles. La souscription de ces garanties optionnelles entraîne un surcoût au niveau de la cotisation.

 

Ces garanties supplémentaires comprennent souvent le versement d’une partie de la rente en cas de dépendance partielle (50% du montant de la rente en cas d’adhésion avec une formule Dépendance Totale), des services supplémentaires pour l’assuré et ses proches ou encore la restitution d’un capital financier.

 

Combien ça coûte ?

Le montant de la cotisation est établi en fonction de l’âge de l’assuré à la date d’effet de l’adhésion et des garanties retenues. Elle est prélevée chaque trimestre.

 

Plus l’adhésion est précoce, plus le montant de la cotisation pourra être faible. Mais un assuré risque aussi de cotiser plus longtemps et donc davantage en souscrivant un contrat de façon précoce. La FFA conseille d’envisager la souscription de ce type de contrat à partir de 50 ans.

 

En revanche, passé un certain âge (65 ans généralement), il faut envisager le risque que les tarifs peuvent être extrêmement élevés. D’autant que le futur assuré doit remplir un questionnaire médical avant son adhésion pour évaluer son état de santé. S’il est trop dégradé, les professionnels ne prendront pas le risque de le couvrir.

 

Comment ça marche ?

L’adhérent perçoit la rente prévue par son contrat dès le premier jour du mois suivant la constatation de dépendance. Tant qu’il est déclaré dépendant, il ne paie plus de cotisation et continue à percevoir une rente.

 

Toutefois, si la perte d’autonomie survient très rapidement après la date d’adhésion, un délai de carence pourra repousser le versement de la première rente. Il faudra bien lire les conditions générales des contrats qui précisent l’application exacte du délai de carence (ou délai d’attente) en fonction des différents cas de figure.

 

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