De quoi parle-t-on ?
L'épargne salariale regroupe les dispositifs qui permettent aux salariés de se constituer une épargne avec le soutien de leur entreprise, notamment grâce à l'intéressement, à la participation et aux plans d'épargne salariale.
Les chiffres clés de l'étude

Les grands enseignements de l'enquête 2026
Les résultats de cette étude réalisée en partenariat avec Occurrence souligne que l'épargne salariale constitue un levier de performance, d'attractivité et de fidélisation des salariés, tout en révélant la nécessité de renforcer la pédagogie et le conseil, notamment auprès des petites entreprises.
Une diffusion large des dispositifs d'épargne salariale
L'étude montre que l'épargne salariale est désormais bien implantée dans les entreprises françaises. Plus de huit décideurs sur dix déclarent proposer au moins un dispositif d'intéressement ou de participation.
Les dispositifs les plus déployés dans les entreprises
Les dispositifs les plus répandus sont l'intéressement (58 %), les plans d'épargne salariale avec abondement (57 %) et la participation (54 %). La prime de partage de la valeur est proposée par 27 % des entreprises interrogées.
Des pratiques plus structurées dans les grandes entreprises
Les grandes entreprises disposent généralement de dispositifs plus structurés. Les taux de participation des salariés aux versements volontaires y sont également plus élevés que dans les petites et moyennes entreprises et les très petites entreprises.
Une appropriation encore incomplète par les salariés
Si les entreprises sont nombreuses à informer leurs collaborateurs, l'utilisation des dispositifs reste en retrait.
Des actions d'information largement déployées
94 % des décideurs déclarent accompagner leurs salariés dans la compréhension des dispositifs d'épargne salariale. Plus de la moitié mettent en place régulièrement des sessions d'information ou de formation. Les TPE et les PME privilégient davantage une présentation des dispositifs lors de l'embauche.
Un recours encore limité aux versements volontaires
Malgré ces actions, seuls 44 % des salariés choisissent de verser leur intéressement ou leur participation sur leur épargne salariale. L'étude met ainsi en évidence un écart entre l'information diffusée et l'utilisation effective des dispositifs.
Les dirigeants expriment un besoin d'accompagnement
Si l'épargne salariale est perçue comme un atout pour l'entreprise et ses salariés, sa mise en œuvre reste souvent considérée comme complexe.
Les principaux freins identifiés
Les dirigeants évoquent principalement le coût réel pour l'entreprise (36 %), le choix du dispositif adapté (35 %), la fiscalité (33 %), la mise en œuvre (30 %) et le pilotage des dispositifs dans la durée (28 %).
Les interlocuteurs privilégiés des entreprises
Pour être accompagnés, 43 % des décideurs se tournent vers leur expert-comptable. Cette proportion atteint 51 % dans les TPE. Les ETI et les grandes entreprises s'appuient davantage sur leurs ressources internes, notamment les directions des ressources humaines et les directions administratives et financières.
Des besoins qui varient selon la taille des entreprises
L'étude met en évidence des différences selon la taille des entreprises dans le déploiement et l'appropriation des dispositifs.
Les TPE et les travailleurs indépendants face aux dispositifs
38 % des entreprises de moins de dix salariés proposent au moins un dispositif d'épargne salariale et 32 % envisagent d'en mettre un en place. Les travailleurs indépendants recherchent principalement des démarches simples, tandis que les TPE accordent une attention particulière à la compréhension des dispositifs par leurs salariés et à leur pérennité.
Les principaux freins à la mise en place de l'épargne salariale
Parmi les entreprises qui ne proposent pas encore de dispositif, 51 % estiment que celui-ci n'est pas prioritaire au regard de leur taille. Le coût (24 %) et la complexité administrative (15 %) constituent également des freins importants.
Des différences selon les secteurs d'activité
Les résultats montrent des écarts selon les secteurs d'activité. Les entreprises de l'hébergement-restauration sont les plus nombreuses à avoir mis en place au moins un dispositif d'épargne salariale. Lorsque ces dispositifs sont absents, les entreprises de l'industrie et du BTP sont les plus nombreuses à envisager leur déploiement.
Ces différences traduisent des besoins d'accompagnement adaptés aux réalités économiques et organisationnelles de chaque secteur.