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Aidant et indépendant : une double réalité souvent portée seul

# Santé

Reconnaître ce que l'aidance apporte à chacun et à la société

# Santé

Facturation électronique : préparez-vous !

# Réglementation

Pourquoi épargner tôt change tout

# Épargne

À quoi sert vraiment la prévoyance ?

# Prévoyance

Retraite progressive : les indépendants aussi y ont droit

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Fraude à l’Assurance maladie : les travailleurs indépendants en première ligne de la vigilance

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Aidant et indépendant : une double réalité souvent portée seul

Les travailleurs indépendants sont proportionnellement plus nombreux à être aidants que le reste de la population active. Une situation que le baromètre Santé au Travail 2026 d'AG2R LA MONDIALE éclaire avec une attention particulière.

Publié le 03 juillet 2026 # Santé

L'essentiel

  • 32 % des indépendants sont aidants, contre 26 % des travailleurs en moyenne.
  • La flexibilité du statut aide à tenir, mais 71 % déclarent des difficultés à concilier activité professionnelle et aidance.
  • Des ressources existent au-delà du cadre salarial, encore trop peu connues de cette population.


Vous gérez vos plannings, vos clients, vos charges, et depuis quelque temps, vous gérez aussi votre père, votre mère, votre conjoint. Des rendez-vous médicaux à caser entre deux missions, des appels qui s'invitent au milieu d'une journée déjà dense, une fatigue qui circule d'une sphère à l'autre sans toujours trouver où se poser. Pour un travailleur indépendant aidant, il n'y a pas de DRH à qui signaler la situation, pas de dispositif d'entreprise à solliciter, pas de collègue pour prendre le relais sur un dossier le temps d'un rendez-vous. La gestion de cette réalité repose, dans la grande majorité des cas, sur soi seul. Le Baromètre Santé au Travail 2026 d'AG2R LA MONDIALE, réalisé auprès de 2 717 actifs français, met en lumière une donnée qui mérite que l'on s'y arrête : 32 % des travailleurs indépendants et TPE sont aidants, contre 26 % en moyenne pour l'ensemble des actifs. Cette surreprésentation peut s'expliquer de plusieurs façons. La flexibilité propre au statut indépendant rend parfois ce rôle plus facile à assumer au quotidien. Mais elle dit aussi quelque chose de la charge que cette population porte, souvent sans cadre pour l'y aider.

La flexibilité du statut : un atout réel, mais qui ne suffit pas

La capacité à organiser librement son temps de travail est souvent présentée comme un avantage significatif dans la gestion de l'aidance. Pouvoir décaler une matinée, ajuster son agenda en fonction d'un imprévu médical, s'accorder une pause sans avoir à se justifier, autant de marges de manœuvre que le statut indépendant offre et que les salariés n'ont pas toujours. Le baromètre le confirme en partie : 71 % des indépendants aidants déclarent leur situation, ce qui en fait l'un des taux les plus élevés toutes catégories confondues. Mais cette déclaration se fait, dans la plupart des cas, à soi-même, faute d'interlocuteur institutionnel à qui la signifier.

La flexibilité aide à tenir. Elle ne supprime pas la charge pour autant, elle la redistribue dans des journées qui, de toute façon, débordent.

Car cette flexibilité a un revers que le baromètre documente clairement : 71 % des indépendants aidants déclarent également des difficultés à concilier leur activité professionnelle et leur rôle d'aidant – le taux le plus élevé de toutes les catégories de taille d'organisation mesurées dans l'enquête. La flexibilité aide à tenir ; elle ne fait pas disparaître la charge pour autant. Elle permet simplement de la redistribuer dans des journées qui, elles, restent souvent aussi denses. S'y ajoute une forme d'hyperconnexion structurelle qui caractérise ce statut : 49 % des indépendants se connectent à leurs outils professionnels en dehors de leurs horaires habituels de travail. Pour un aidant, cette porosité permanente entre vie professionnelle et vie personnelle peut se traduire par une disponibilité de tous les instants, qui finit par peser sans que l'on s'en aperçoive toujours dans le moment.

Un accès aux ressources qui reste à construire

Ce qui distingue plus fondamentalement la situation des indépendants aidants, c'est l'absence de cadre collectif par défaut. Dans les entreprises, environ la moitié des aidants salariés savent qu'il existe, dans leur organisation, des dispositifs pensés pour les accompagner, qu'ils en bénéficient ou non. Pour un indépendant, ce point de départ n'existe tout simplement pas : il appartient à chacun d'identifier les ressources disponibles, d'engager les démarches nécessaires, et souvent d'en assumer le coût, sans garantie de trouver facilement un interlocuteur. Le baromètre l'illustre de façon assez claire : seulement 44 % des travailleurs indépendants aidants déclarent avoir accès à des dispositifs spécifiques de soutien, l'un des taux les plus faibles parmi l'ensemble des catégories mesurées dans l'enquête. Ce chiffre dit moins l'absence de solutions disponibles que leur relative méconnaissance au sein de cette population, et la distance qui existe encore entre les ressources existantes et ceux qui pourraient en avoir besoin.

Des ressources qui existent au-delà du cadre salarial

Les groupes de protection sociale ont précisément vocation à couvrir des situations que le seul droit du travail ne prend pas en charge directement. Qu'il s'agisse d'un accompagnement psychologique, d'un soutien en cas de difficulté personnelle importante, ou d'une information sur les droits spécifiquement ouverts aux aidants, ces ressources existent indépendamment du statut d'emploi. Elles restent cependant trop peu connues des travailleurs indépendants, qui ont souvent intégré, par habitude ou par culture professionnelle, l'idée qu'ils doivent gérer par eux-mêmes ce que leur statut ne prend pas explicitement en charge.

L'autonomie professionnelle n'a jamais été synonyme d'isolement face aux aléas de la vie.

Ce que dit ce baromètre, en filigrane, c'est qu'il existe un espace réel pour mieux accompagner les indépendants aidants, non pas nécessairement en créant de nouveaux dispositifs, mais en rendant plus visibles et plus accessibles ceux qui existent déjà. Et peut-être, plus largement, en contribuant à faire évoluer la représentation selon laquelle l'autonomie professionnelle devrait aller de pair avec l'isolement face aux aléas de la vie personnelle.

Les résultats du baromètre* en bref 
 

32 % des travailleurs indépendants sont aidants, contre 26 % en moyenne pour l'ensemble des actifs.

71 % des indépendants aidants éprouvent des difficultés à concilier activité et rôle d'aidant. C’est le taux le plus élevé de toutes les catégories mesurées.

49 % des indépendants se connectent à leurs outils professionnels en dehors de leurs horaires habituels, traduisant une porosité structurelle entre les sphères pro et perso.

44 % seulement des indépendants aidants déclarent avoir accès à des dispositifs spécifiques de soutien, l'un des taux les plus faibles de l'enquête.

71 % des indépendants aidants déclarent leur situation. Mais à qui ? À eux-mêmes le plus souvent, faute d'interlocuteur institutionnel.

*Baromètre Santé au travail 2026 AG2R LA MONDIALE

Retrouvez tous les services de l’Action sociale AG2R LA MONDIALE proposés aux aidants

Pour en savoir plus

Découvrez l'interview de Thierry Calvat, vulnérabiliste, cofondateur du Cercle Vulnérabilités et Société et président de Juris Santé : "Reconnaître ce que l'aidance apporte à chacun et à la société". 

Reconnaître ce que l'aidance apporte à chacun et à la société

Thierry Calvat consacre ses travaux aux formes contemporaines de fragilité sociale. Il répond ici aux questions du magazine dans le cadre du dossier consacré à la santé des salariés aidants, réalisé à partir du baromètre Santé au Travail 2026 d’AG2R LA MONDIALE.

Publié le 03 juillet 2026 # Santé

Perspectives : Vous travaillez sur les vulnérabilités sociales depuis de nombreuses années. En quoi la situation des salariés aidants constitue-t-elle, selon vous, une forme de vulnérabilité à part entière ?

Thierry Calvat : La vulnérabilité, étymologiquement, désigne la capacité ou la possibilité d’être blessé. Ce qui signifie qu’on oscille en permanence entre deux réalités : d’un côté, une blessure physique, psychique ou psychologique qui peut survenir ; de l’autre, la nécessité de prévenir un certain nombre de situations. La vulnérabilité, c’est donc à la fois du curatif et du préventif.

L’aidance est l’une des rares formes de vulnérabilité qui ne dépend pas de la personne elle-même, mais d’un autre. On est dans une relation d’interdépendance.


L’aidance correspond pleinement à cette définition. Mais elle présente une particularité fondamentale : c’est l’une des rares formes de vulnérabilité qui ne dépend pas de la personne elle-même, mais d’un autre. On est dans une relation d’interdépendance. Un salarié est aidant parce qu’il y a une personne à accompagner. Si demain la médecine progressait au point d’éliminer la dépendance (ce qui est une utopie, j’en conviens), il n’y aurait plus d’aidants. La maladie ou le handicap, eux, ne dépendent pas d’un tiers : ils dépendent de vous. Cette nuance change profondément la façon de traiter le sujet. 

Ce que cela signifie concrètement dans un collectif de travail, c’est que vous avez des personnes dont le rythme de vie est tributaire de celui d’un tiers, qui lui-même évolue. Et cela crée un effet que l’on observe fréquemment : ce que l’on appelle la contamination dépressive au sein du duo aidant-aidé, qui peut se propager progressivement à l’entourage professionnel.

Perspectives : Le baromètre AG2R LA MONDIALE 2026 révèle que 65 % des aidants peinent à concilier leur rôle et leur activité professionnelle, mais que beaucoup choisissent de ne rien dire à leur entourage. Comment expliquez-vous ce silence, et que dit-il de notre rapport collectif à la fragilité ?

Thierry Calvat : Je voudrais d’abord replacer ce chiffre dans un contexte plus large. Si vous allez chercher les résultats de l’ensemble des actifs (aidants et non-aidants confondus) sur la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle, je ne suis pas certain que vous obteniez des chiffres significativement plus bas. Il y a certes une dimension propre à l’aidance, mais elle n’est pas aussi tranchée qu’on le pense parfois.

Sur le silence, en revanche, plusieurs raisons l’expliquent. La première, c’est que beaucoup de personnes ne se reconnaissent tout simplement pas dans le mot « aidant ». Quand vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap, conjoint d’une personne malade ou enfant d’un parent atteint d’une pathologie neuro-évolutive, vous ne vous identifiez pas nécessairement à cette vaste famille qu’est l’aide familiale. Vous vous sentez parent, conjoint, enfant. C’est un acte naturel, que beaucoup vivent comme un devoir évident.

Il y a également un rapport très ambivalent à l’aidance. Dans les baromètres que j’ai pu construire, notamment dans le domaine du cancer ou de l’insuffisance cardiaque, on retrouve systématiquement cette ambivalence : les aidants reconnaissent le poids de la situation, mais la vivent aussi comme un espace de réalisation personnelle. Quand on leur demande « si c’était à refaire, le referiez-vous ? », 95 % répondent oui.

Enfin, il y a une raison plus directe : le traitement médiatique de l’aidance est quasi systématiquement victimaire. On présente l’aide familiale comme une souffrance ininterrompue. Or les gens n’ont pas forcément envie de se sentir victimes. Et dans un collectif de travail, se présenter en tant qu’aidant avec cette représentation à charge, c’est accepter que le regard de ses collègues change du jour au lendemain. Tout le monde n’est pas prêt à assumer cela.

Perspectives : On parle beaucoup d’accompagnement des aidants, mais rarement de leur propre santé. Quels sont les signaux d’alerte que ni les entreprises ni les professionnels de santé ne voient pas suffisamment tôt ?

Thierry Calvat : Le premier signal, c’est précisément ce dont nous venons de parler : l’invisibilité. Un aidant qui ne se déclare pas, qui ne se reconnaît pas comme tel, ne peut pas bénéficier des dispositifs qui existent. Et pendant ce temps, la charge s’accumule silencieusement.

Ce qu’on observe, c’est que la souffrance de l’aidant est souvent différée. Elle n’est pas contemporaine de la situation d’aide, elle survient parfois bien après, lorsque la situation se termine, par épuisement ou par deuil. C’est un temps décalé que ni les employeurs ni les médecins ne savent très bien repérer, parce qu’ils regardent l’aidant au moment où il est encore debout, encore fonctionnel.

L’autre signal sous-estimé, c’est la dégradation progressive de la qualité de vie de l’aidant lui-même. Dans une étude que j’avais conduite auprès de parents d’enfants atteints de leucémie, on avait comparé deux groupes : ceux qui participaient activement aux soins et ceux qui en étaient écartés. Les enfants dont les parents étaient impliqués allaient mieux, ce qui paraît logique. Mais ce qui était remarquable, c’est que la qualité de vie des aidants eux-mêmes s’améliorait aussi lorsqu’ils étaient mieux impliqués. La tendance naturelle est de vouloir les décharger. C’est compréhensible. Mais on se prive ainsi d’un levier réel de mieux-être.

Perspectives : Le baromètre montre que 32 % des travailleurs indépendants sont aidants, contre 26 % en moyenne, et que seulement 44 % d’entre eux déclarent avoir accès à des dispositifs de soutien spécifiques. L’indépendant aidant est-il le grand oublié des politiques d’accompagnement ?

Thierry Calvat : Oui, et dans une moindre mesure, le fonctionnaire aidant l’est également. D’une façon générale, ce qu’on observe sur les aidants, on le retrouve dans d’autres domaines de la vulnérabilité, notamment dans le cancer : les dispositifs sont pensés d’abord pour le monde de l’entreprise traditionnelle, avec ses structures, ses interlocuteurs RH, ses accords collectifs. Le travailleur indépendant arrive après, comme toujours.

Sa situation particulière, c’est qu’il ne dispose pas des mêmes droits. Il peut, comme tout citoyen, faire appel à certains dispositifs de droit commun. Mais il n’a pas d’employeur à qui parler, pas de médecine du travail, pas de délégué syndical. Il est structurellement seul face à sa situation, ce qui, combiné au fait qu’il est déjà surreprésenté parmi les aidants, crée un angle mort particulièrement préoccupant.

Le travailleur indépendant n’a pas d’employeur à qui parler, pas de médecine du travail, pas de délégué syndical. Il est structurellement seul face à sa situation.

Perspectives : Si vous deviez formuler une conviction forte sur ce que la société devrait changer dans son regard sur les aidants, quelle serait-elle ?

Thierry Calvat : Ma conviction, c’est qu’aujourd’hui l’ensemble des dispositifs – et le regard qui les sous-tend – est un regard de compensation. On part du principe que l’aidant est forcément une personne en souffrance, qui a des besoins, et qu’il faut soulager. Ce n’est pas faux. Mais ce n’est qu’une jambe.

Je crois qu’il faudrait avancer sur deux jambes : la jambe gauche, celle de la compassion, est utile et nécessaire. Mais il faudrait développer aussi une jambe droite, orientée vers la reconnaissance des capacités que l’expérience de l’aidance développe. Des gens qui, au contact de l’épreuve, développent une meilleure estime d’eux-mêmes, des savoir-faire relationnels, une capacité à résoudre des situations complexes. Ces compétences sont réelles. Elles sont rarement valorisées.

Il y a aussi une dimension économique que l’on oublie systématiquement. Si l’on additionne le nombre d’heures cumulées par l’ensemble des aidants en France et qu’on les valorise au prix du SMIC horaire, on dépasse très rapidement les 100 milliards d’euros par an. C’est l’équivalent de la filière automobile. Autrement dit, on qualifie de fragiles et de vulnérables des gens qui rendent collectivement un service aussi considérable que l’un des secteurs économiques majeurs du pays.

Il serait temps de changer de regard, non pas pour nier les difficultés réelles, mais pour reconnaître aussi ce que l’aidance apporte, à ceux qui la vivent comme à la société tout entière.
 

Pour en savoir plus

Retrouvez l'article : "Aidant et indépendant : une double réalité souvent portée seul".

© Xavier Renauld, agence ME.

En bref

« J'AI SIGNÉ POUR ÇA » : la nouvelle campagne d'AG2R LA MONDIALE

# Société

Publié le 03 juillet 2026

AG2R LA MONDIALE a dévoilé le 9 juin sa nouvelle campagne publicitaire intitulée « J'AI SIGNÉ POUR ÇA ». Le film suit le parcours de Paul, de jeune apprenti plombier à entrepreneur et père de famille, qui choisit AG2R LA MONDIALE pour protéger sa famille, ses proches, ses collaborateurs et préparer leur avenir commun. La campagne réinterprète une expression du quotidien pour lui donner une portée universelle : se protéger et préparer son avenir, c'est toujours agir aussi pour ceux qui nous entourent. Le spot est accompagné du titre « Musique » de Michel Berger, interprété par France Gall dans une réorchestration inédite. Une première en publicité. 

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Pour visionner le spot publicitaire, cliquez ici !

Facturation électronique : préparez-vous !

En tant qu’indépendant, vous êtes aussi concerné par le passage obligatoire à la facturation électronique, avec une première échéance au 1er septembre 2026. Ce qu’il faut savoir pour anticiper sereinement ce changement.

Publié le 03 juillet 2026 # Réglementation

L’essentiel

  • Toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques à partir du 1er septembre 2026.
  • Pour les indépendants, les professions libérales et les microentrepreneurs, l’obligation d’émission s’appliquera à compter du 1er septembre 2027.
  • Les factures électroniques devront transiter par une plateforme agréée par l’État ou une solution compatible.

De quoi parle-t-on ?

Les pouvoirs publics ont instauré une obligation de facturation électronique applicable à l’ensemble des entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Cette réforme d’ampleur, qui concerne près de huit millions d’acteurs économiques, vise à moderniser et sécuriser les échanges, tout en simplifiant les démarches administratives.

La réforme prévoit également la transmission à l’administration fiscale des données de transaction (ou « e-reporting ») relatives aux opérations non soumises à l’obligation de facturation électronique — ventes et prestations de services à des particuliers et transactions avec des opérateurs établis à l’étranger (exportations, livraisons intracommunautaires…).

Pourquoi cette réforme ?

Pour l’administration fiscale, la généralisation de la facturation électronique répond à plusieurs objectifs :

  • renforcer la compétitivité des entreprises grâce à la dématérialisation (gestion quotidienne facilitée, diminution du temps de traitement, amélioration du pilotage comptable…) ;
  • simplifier, à terme, les obligations déclaratives de TVA grâce au préremplissage des déclarations ;
  • lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA au bénéfice des entreprises de bonne foi ;
  • disposer d’une connaissance plus fine de l’activité économique en temps réel.

Qu’entend-on par « facture électronique » ?

Au sens de la réforme, une facture électronique est une facture créée, transmise et conservée sous forme dématérialisée, et comportant un socle minimum de données sous forme structurée, c’est-à-dire uniquement exploitables de façon informatique.

Une facture papier numérisée, un document PDF ordinaire ou un document envoyé par courriel ne constitue pas une facture électronique au sens du nouveau dispositif. Ces formats ne seront plus conformes à la réglementation pour les opérations concernées.

Concrètement, une facture électronique devra :

  • respecter l’un des formats autorisés (UBL, CII ou tout format mixte composé d’un fichier de données structurées et d’un fichier image) ;
  • intégrer les mentions obligatoires (voir ci-dessous) dans des champs dédiés ;
  • être transmise à votre client par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, partenaire de l’administration.

De nouvelles mentions obligatoires 


La facture électronique devra comporter les mêmes informations qu’une facture papier, notamment celles prévues par le Code de commerce et le Code général des impôts. 

La réforme ajoute toutefois plusieurs mentions obligatoires : 

  • le numéro SIREN de votre client ;
  • l’adresse de livraison des biens lorsqu’elle diffère de l’adresse de facturation ;
  • la nature de l’opération facturée : livraison de biens, prestation de services ou combinaison des deux ;
  • la mention « option pour le paiement de la taxe d’après les débits », si vous avez choisi ce régime de paiement de la TVA.

Êtes-vous concerné ?

Si votre structure est établie en France et assujettie à la TVA, vous êtes concerné par la réforme, quels que soient votre chiffre d’affaires, votre statut juridique ou votre régime d’imposition. C’est également le cas si vous êtes microentrepreneur et bénéficiez de la franchise en base de TVA.

La facturation électronique s’appliquera à toutes vos transactions (achats et ventes de biens, prestations de services) réalisées avec d’autres professionnels sur le territoire national. Des spécificités existent pour les territoires d’outre-mer, selon que la TVA y est ou non applicable.

À savoir


Même si vous n’émettez pas de factures à destination d’autres professionnels — par exemple si votre activité s’adresse principalement à des particuliers —, vous devrez être en mesure de recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs et de transmettre vos données de transaction à l’administration dans le cadre de l’e-reporting.

À quelle date serez-vous concerné ?

Pour les indépendants, deux échéances sont à retenir :

  • à compter du 1er septembre 2026, vous devrez être en mesure de recevoir les factures électroniques de vos fournisseurs (téléphonie, accès internet, énergie…) ;
  • à compter du 1er septembre 2027, vous devrez, à votre tour, émettre vos factures au format électronique.

Ce calendrier s’applique également à la transmission des données de transaction à l’administration fiscale (e-reporting).

Des sanctions en cas de manquement


La loi de finances pour 2026 précise les sanctions applicables en cas de non-respect des règles liées à la facturation électronique. Des amendes sont prévues selon le type de manquement : défaut d’émission d’une facture électronique, absence de recours à une plateforme agréée ou non-transmission des données de transaction et de paiement à l’administration fiscale.

Comment émettre et recevoir vos factures électroniques ?

Pour émettre et recevoir vos factures électroniques, mais aussi transmettre vos données dans le cadre de l’e-reporting, vous devrez passer par une plateforme de dématérialisation agréée, directement ou via une solution compatible. Cette plateforme pourra être distincte de celle utilisée par vos fournisseurs ou vos clients.

La liste des opérateurs agréés par l’administration fiscale est régulièrement mise à jour. Une fois votre plateforme choisie, vos factures devront transiter par son intermédiaire ; elles ne pourront plus être transmises par simple courriel. En cas d’erreur ou de litige, il restera possible de refuser une facture.

Au-delà de leur transmission, la conservation des factures doit aussi être anticipée. Les factures établies ou reçues sur support informatique doivent en effet être conservées sous cette forme pendant six ans, à compter de leur date d’établissement.

Par où commencer ?

  • Faites le point sur vos actuels outils de facturation, de caisse ou de comptabilité afin d’identifier les adaptations nécessaires pour être en conformité.
  • Informez-vous sur vos obligations : la Direction générale des finances publiques met à disposition un questionnaire en ligne, ainsi qu’une foire aux questions et des fiches pédagogiques à destination des micro, petites et moyennes entreprises.
  • Si vous avez externalisé tout ou partie de votre comptabilité auprès d’un tiers (expert-comptable, organisme d’accompagnement…), celui-ci peut vous accompagner dans le diagnostic et le choix de votre plateforme.
  • Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation, vérifiez auprès de l’éditeur sa compatibilité avec la réforme et sa connexion à une plateforme agréée. De nombreuses solutions évoluent pour accompagner cette transition.

Pour vous accompagner dans cette transition, un numéro national d’assistance est à votre disposition : 0 806 807 807 (service gratuit + prix de l’appel).

Pourquoi épargner tôt change tout

Sans cotisation patronale et avec des régimes complémentaires moins protecteurs, les travailleurs indépendants arrivent souvent à la retraite avec une pension sensiblement inférieure à celle des salariés. Anticiper, avec les bons outils, change la donne.

Publié le 03 juillet 2026 # Épargne

Artisan, commerçant, profession libérale, auto-entrepreneur : quel que soit votre statut, votre retraite obéit à des règles différentes de celles des salariés et globalement moins favorables. Les raisons en sont connues, mais méritent d’être rappelées clairement.

Une retraite structurellement moins protégée

Les taux de cotisation retraite des travailleurs indépendants sont inférieurs à ceux du régime général. Surtout, il n’existe pas de cotisation patronale : là où un salarié peut bénéficier d’une contribution de son employeur qui représente souvent la moitié, voire davantage, du financement de sa retraite, un indépendant finance seul l’intégralité de ses droits. La retraite complémentaire, quant à elle, est souvent moins généreuse que celle dont bénéficient les salariés via l’Agirc-Arrco. À cela s’ajoute, pour beaucoup d’indépendants, la variabilité des revenus d’une année sur l’autre, qui se répercute directement sur le montant des cotisations versées, et donc sur les droits acquis.

Le résultat est une réalité que les statistiques confirment : la pension moyenne des anciens travailleurs non-salariés s’établit à 1 180 euros bruts par mois, contre 1 540 euros en moyenne pour l’ensemble des retraités, selon les données Insee 2025. La baisse de niveau de vie à la retraite est donc moins un risque qu’une probabilité, à ne pas subir mais à anticiper.

Épargner progressivement : un effort qui se lisse, un capital qui se construit

La bonne nouvelle, c’est que cette anticipation n’implique pas nécessairement un effort financier massif. Épargner pour sa retraite, c’est avant tout une question de régularité et de temps. Deux facteurs qui jouent en faveur de ceux qui s’y prennent tôt.

Le chiffre clé : 360 € par mois

C’est l’écart mensuel moyen entre la pension d’un ancien travailleur non-salarié (1 180 €) et la moyenne de l’ensemble des retraités (1 540 €). Un écart qui peut atteindre plusieurs centaines d’euros supplémentaires pour les artisans et commerçants.

(INSEE, Emploi et revenus des indépendants, édition 2025)

Le mécanisme des intérêts composés illustre bien cette logique : les intérêts générés par un placement viennent s’ajouter au capital initial, et produisent à leur tour des intérêts. Sur une longue durée, cet effet de levier peut être considérable. Un versement régulier commencé à 35 ans produira, toutes choses égales par ailleurs, un capital nettement supérieur au même effort commencé à 50 ans, même si les montants versés sont identiques.

Pour un travailleur indépendant dont les revenus fluctuent, cette logique a un avantage supplémentaire : l’épargne retraite peut être alimentée de façon souple, en adaptant les versements aux années plus favorables et en les réduisant dans les périodes plus difficiles. Ce n’est pas une contrainte fixe, c’est un outil que l’on pilote.

Le PERI : l’outil taillé pour les indépendants

Parmi les supports disponibles, le Plan d’Épargne Retraite individuel (PERI) occupe une place à part pour les travailleurs indépendants. Non pas parce qu’il leur est réservé, mais parce que ses caractéristiques répondent précisément aux enjeux spécifiques de leur situation.

L’avantage le plus significatif est fiscal : les versements effectués sur un PERI sont déductibles du revenu imposable, dans la limite d’un plafond annuel calculé en fonction des revenus professionnels. Pour un indépendant soumis à l’impôt sur le revenu, cet avantage est immédiat et concret : chaque euro versé sur le PERI réduit d’autant la base imposable. L’effort d’épargne réel est donc moindre que l’effort apparent, l’administration fiscale participant en quelque sorte au financement de la retraite.

Chaque euro versé sur un PERI réduit la base imposable. L’effort d’épargne réel est donc moindre que l’effort apparent.

Le plafond de déduction est calculé chaque année : il correspond à 10 % du bénéfice imposable de l’année précédente, dans la limite de huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale. Les plafonds non utilisés les années précédentes peuvent être reportés sur les cinq années suivantes — ce qui permet, lors d’une bonne année, d’effectuer un versement important en récupérant les capacités de déduction non utilisées.

À l’échéance, le capital peut être récupéré sous forme de rente viagère, de capital, ou d’une combinaison des deux. Une souplesse appréciable pour adapter la sortie à sa situation personnelle et fiscale du moment.

L’assurance vie : un complément souple et toujours pertinent

Le PERI n’est pas le seul outil à envisager. L’assurance vie conserve une place de choix dans une stratégie d’épargne longue durée, précisément parce qu’elle répond à des logiques différentes et complémentaires.

Contrairement au PERI, l’assurance vie n’est pas bloquée jusqu’à la retraite : les sommes restent disponibles à tout moment, ce qui en fait un outil utile pour un indépendant qui souhaite maintenir une réserve de liquidités mobilisables en cas de besoin. Sa fiscalité, après huit ans de détention, est également avantageuse pour les rachats partiels ou totaux. Elle peut aussi servir d’outil de transmission patrimoniale, avec des abattements spécifiques en cas de décès.

L’assurance vie et le PERI ne s’opposent pas. Ils se complètent, en répondant à des horizons et des objectifs différents.

Dans une stratégie globale, les deux supports jouent des rôles distincts : le PERI est l’outil de constitution d’un capital retraite avec optimisation fiscale immédiate ; l’assurance vie est l’outil de souplesse, de disponibilité et de transmission. Les utiliser conjointement permet de couvrir un spectre plus large d’objectifs patrimoniaux.

En bref

AG2R LA MONDIALE dévoile un spot dédié à la prévoyance des indépendants

# Prévoyance

Publié le 03 juillet 2026

AG2R LA MONDIALE lance un nouveau film publicitaire dédié à la prévoyance, l’un des quatre domaines d’expertise du Groupe. Le spot met en scène une travailleuse à son compte qui, malgré un problème de santé, a pu continuer à financer les études de son fils grâce à son contrat de prévoyance et au maintien des revenus qu’il garantit. Un message qui parle directement aux travailleurs non-salariés, pour qui la protection du revenu est une nécessité souvent sous-estimée.

À travers cette histoire, AG2R LA MONDIALE rappelle le rôle essentiel de la prévoyance : lorsque l’on se protège, on protège également ses proches. Comme le film de marque récemment dévoilé, ce spot réalisé par Gary Freedman est accompagné d’une version piano inédite du titre « Musique » de Michel Berger. Il est diffusé depuis le 23 juin à la télévision, à la radio et au format digital.

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Pour visionner le spot publicitaire, cliquez ici !

À quoi sert vraiment la prévoyance ?

Quand on travaille à son compte, un problème de santé peut vite fragiliser les revenus du foyer. Face aux limites de votre protection sociale obligatoire, la prévoyance offre un filet de sécurité essentiel. Explications.

Publié le 03 juillet 2026 # Prévoyance

En tant qu’indépendant, votre revenu dépend directement de votre capacité à exercer votre activité. Un accident ou une maladie grave est donc susceptible d’entraîner une chute rapide de vos ressources, alors même que vos dépenses du quotidien et vos éventuelles charges professionnelles — loyer, crédit, cotisations sociales, frais de matériel… — restent à assumer.

Lorsque cette situation s’inscrit dans la durée, c’est la poursuite même de votre activité qui peut s’en trouver compromise, avec des répercussions majeures sur l’équilibre financier de votre foyer. La prévoyance répond précisément à cet enjeu : en garantissant un complément de revenus si vous êtes dans l’impossibilité de travailler, elle permet à la fois de sécuriser votre niveau de vie, de protéger vos proches et de préserver, autant que possible, la continuité de votre entreprise.

Mutuelle et Prévoyance : à ne pas confondre !

La complémentaire santé — souvent appelée « mutuelle » dans le langage courant — rembourse vos frais médicaux (consultations, médicaments, hospitalisation, équipement optique, soins dentaires…) en complément de l’Assurance maladie. La prévoyance, quant à elle, compense votre perte de revenus lorsqu’un problème de santé vous empêche de travailler. Ces deux types d’assurances ne couvrent donc pas les mêmes besoins, mais se complètent.

Une couverture obligatoire souvent insuffisante

En tant que travailleur non salarié (TNS), vous bénéficiez d’une protection sociale obligatoire qui prévoit, sous conditions, le versement de prestations en cas d’arrêt de travail, d’invalidité ou de décès. Cependant, cette couverture varie fortement selon plusieurs facteurs.

Votre statut tout d’abord : selon que vous exercez, par exemple, en entreprise individuelle, en microentreprise ou encore comme gérant majoritaire de SARL, vous n’êtes pas soumis aux mêmes règles et ne bénéficiez pas des mêmes garanties.

S’ajoute à cela votre régime de rattachement. La plupart des TNS relèvent de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), mais certains peuvent aussi dépendre d’une caisse professionnelle spécifique — comme la Cipav(1) pour certaines professions libérales ou la Carpimko(2) pour les auxiliaires médicaux —, qui peut influer sur le niveau des prestations. Résultat : les garanties obligatoires demeurent très hétérogènes d’un TNS à l’autre.

Les indépendants sont davantage exposés aux conséquences financières d’un accident de la vie.

Par ailleurs, ces prestations restent partielles, plafonnées et généralement insuffisantes pour compenser votre perte de revenus. Enfin, à la différence de nombreux salariés qui bénéficient d’un contrat de prévoyance collective complémentaire mis en place par leur employeur, il n’existe pas de dispositif équivalent pour les TNS, ce qui vous expose davantage aux conséquences financières d’un accident de la vie.

Une prévoyance individuelle encore trop peu répandue

C’est pour réduire cette vulnérabilité que la prévoyance individuelle peut jouer un rôle décisif. Souscrit à titre personnel auprès d’un organisme assureur, ce type de contrat s’adresse tout particulièrement aux TNS qui souhaitent compléter les prestations de leur régime obligatoire et renforcer significativement leur couverture. Pourtant, cette démarche est encore loin d’être systématique : en 2025, moins d’un indépendant sur deux déclarait en bénéficier(3).

Le chiffre clé : seuls 45 %

des TNS étaient couverts par un contrat de prévoyance individuelle(3) en 2025.

Plusieurs freins peuvent expliquer ce taux d’équipement encore limité. Le premier tient à une méconnaissance des risques encourus et de leur impact financier. S’ajoute à cela la question du coût : la cotisation étant entièrement à la charge de l’indépendant, sans participation d’un employeur, elle peut être perçue comme élevée. Cette dépense apparaît alors secondaire face aux priorités immédiates, en particulier au démarrage de l’activité.

Un dispositif fiscal pour encourager la protection des indépendants

Dans le cadre du dispositif Madelin, les cotisations versées au titre d’un contrat de prévoyance individuelle sont déductibles de votre bénéfice professionnel, dans la limite d’un plafond annuel. Un élément à prendre en compte dans l’évaluation du coût réel de votre protection. À noter : cette déduction s’applique aux TNS soumis à un régime réel d’imposition, mais ne concerne pas les microentrepreneurs, soumis au régime micro-fiscal.

Autre obstacle : la complexité du système de protection sociale des TNS, mais aussi des garanties elles-mêmes, qui peut rendre la comparaison des offres difficile et retarder la décision. Enfin, la prévoyance renvoie à des évènements redoutés, que l’on préfère souvent tenir à distance. Dans ce contexte, il peut sembler plus simple d’écarter ces considérations et de donner la priorité aux investissements professionnels, au détriment de votre protection personnelle. Or, c’est précisément quand elle est anticipée que cette assurance prend tout son sens.

Des garanties concrètes face aux risques les plus lourds

Un contrat de prévoyance propose généralement trois garanties principales. En cas d’arrêt de travail consécutif à un accident ou une maladie, la garantie incapacité vient compenser tout ou partie de votre perte de revenus, en complément des indemnités journalières versées par votre régime obligatoire. Si votre capacité de travail est réduite de façon significative, la garantie invalidité prévoit le versement d’une rente afin de préserver un niveau de ressources suffisant malgré la diminution — voire l’arrêt — de votre activité professionnelle.

La garantie décès, quant à elle, vise à protéger vos proches grâce au versement d’un capital à votre conjoint, vos enfants ou tout autre bénéficiaire désigné dans le contrat. Cette protection peut être complétée par des prestations optionnelles, comme une rente éducation pour contribuer au financement des études de vos enfants, ou encore une rente destinée au conjoint survivant.

Selon les contrats, certaines garanties peuvent également couvrir tout ou partie de vos frais professionnels fixes pendant l’interruption de votre activité — loyer, électricité, salaires de vos collaborateurs… — ou encore garantir les dividendes que vous vous versez grâce à votre structure. Autant de leviers qui permettent d’ajuster votre couverture à la réalité de votre situation. Dès lors, la prévoyance ne doit pas être envisagée comme une charge supplémentaire, mais comme un investissement nécessaire pour continuer à exercer votre activité avec sérénité.

Par où commencer ?

  • Évaluez vos besoins réels
    Avant toute chose, faites le point sur vos revenus, vos charges personnelles et professionnelles, votre capacité d’épargne, vos éventuels emprunts et votre situation familiale. L’objectif est d’identifier le niveau de ressources dont vous auriez besoin en cas d’aléa.
  • Vérifiez votre protection obligatoire
    Les prestations varient selon votre statut, votre activité et votre profession. Montant des indemnités journalières, pension d’invalidité, capital décès, délai de carence… : ces éléments vous permettront d’identifier les situations dans lesquelles votre protection doit être renforcée.
  • Comparez les garanties au-delà du prix
    Avant de souscrire un contrat de prévoyance, examinez avec attention les garanties proposées. Le montant de la cotisation ne doit pas être le seul critère d’appréciation. Niveau des indemnités, durée d’indemnisation, franchises, exclusions, définition de l’invalidité, garanties prévues pour vos proches… sont autant de paramètres à prendre en compte. L’enjeu est de trouver le bon équilibre entre le niveau de vie que vous souhaitez préserver et le budget que vous pouvez consacrer à votre protection.
  • Ajustez votre contrat dans le temps
    Si vous disposez déjà d’un contrat de prévoyance, pensez à le réexaminer régulièrement. Revenus, charges, situation familiale, développement de l’activité : vos besoins peuvent changer. Un point périodique permettra d’ajuster votre protection et d’éviter une couverture devenue insuffisante ou mal adaptée.

Ce qu’il faut retenir

N’hésitez pas à vous faire accompagner ! La prévoyance est un sujet complexe et qui nécessite souvent une étude personnalisée. L’appui d’un conseiller spécialisé peut s’avérer particulièrement utile pour analyser votre situation : besoins réels, protection obligatoire, explications des garanties… Il pourra vous aider à évaluer votre niveau de couverture actuel, afin de ne compléter que ce qui doit l’être et vous permettre ainsi de choisir une protection cohérente avec votre profil.

Découvrez notre solution pensée pour les indépendants

Notre offre de prévoyance individuelle associe des garanties essentielles et des options facultatives afin de répondre au plus près de vos besoins et des enjeux de votre activité. Nos conseillers sont à votre disposition pour évaluer avec vous votre niveau de protection et vous proposer une étude personnalisée, adaptée à votre situation.

Contactez un conseiller pour en savoir plus

(1) Cipav : Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d’assurance vieillesse.
(2) Carpimko : Caisse autonome de retraite et de prévoyance des auxiliaires médicaux libéraux (infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, pédicures-podologues, orthophonistes et orthoptistes).
(3) Enquête « Prévoyance TNS 2025 », Institut CSA, juillet 2025.

Retraite progressive : les indépendants aussi y ont droit

Artisans, commerçants, professions libérales : depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible à tous dès 60 ans. Un droit encore largement ignoré, qui mérite d'être mieux connu.

Publié le 03 juillet 2026 # Retraite

L’essentiel

  • Artisans, commerçants et professions libérales sont éligibles dès 60 ans.
  • Le critère n’est pas le temps partiel mais une baisse des revenus comprise entre 20 et 60 %.
  • L’activité réduite continue de générer des cotisations, qui améliorent la pension définitive.

Beaucoup de travailleurs indépendants l'ignorent encore : la retraite progressive n'est pas un dispositif réservé aux salariés. Depuis la réforme des retraites de 2023, il a été étendu aux artisans, aux commerçants et aux professions libérales. Et depuis le 1er septembre 2025, son accès a été abaissé à 60 ans pour l'ensemble de ces catégories, comme pour les salariés du secteur privé et les agents de la fonction publique. C'est une évolution substantielle, qui répond à une réalité bien connue des indépendants en fin de carrière : la difficulté de s'arrêter d'un coup, sans transition, après des années consacrées à construire une activité, une clientèle, un savoir-faire. La retraite progressive offre précisément cette possibilité de réduire progressivement son activité, sans rupture brutale, tout en commençant à percevoir une fraction de sa pension.

Des conditions adaptées au statut d'indépendant

Pour les travailleurs indépendants, les conditions d'accès sont proches de celles des salariés sur deux points : avoir atteint 60 ans, et justifier d'au moins 150 trimestres de cotisation tous régimes confondus. La différence tient à la nature même du statut : un indépendant ne peut pas passer à temps partiel au sens strict du terme.

Le dispositif est donc adapté : c'est la réduction des revenus professionnels qui sert de critère de déclenchement. Concrètement, l'indépendant doit faire état d'une baisse de ses revenus d'activité comprise entre 20 % et 60 % par rapport à sa situation antérieure. Cette diminution est mesurée à partir des déclarations fiscales et sociales. La pension versée est alors proportionnelle à cette baisse : une réduction de 30 % des revenus ouvre droit à 30 % de la pension théorique, une réduction de 50 % à 50 % de la pension, et ainsi de suite. Un point de calendrier à connaître : pour les travailleurs indépendants relevant de la Sécurité sociale des indépendants (SSI), le point de départ de la retraite progressive est fixé obligatoirement au 1er janvier de l'année qui suit le dépôt de la demande. Il est donc recommandé de déposer sa demande suffisamment à l'avance, idéalement six mois avant la date souhaitée.

Continuer à cotiser, améliorer sa pension définitive

L'un des aspects les moins connus, et pourtant les plus intéressants, de la retraite progressive pour les indépendants, c'est que l'activité réduite continue de générer des cotisations. Ces cotisations contribuent à améliorer le montant de la pension définitive au moment de la liquidation complète. Autrement dit, les années passées en retraite progressive ne sont pas des années perdues du point de vue des droits à la retraite. Elles peuvent même, dans certaines configurations de carrière, permettre de combler des lacunes ou d'améliorer marginalement le montant final de la pension.

La retraite progressive permet à l'indépendant de ne pas rompre brutalement le lien avec son activité, mais de le faire évoluer, à son propre rythme, vers un équilibre nouveau

Le chiffre clé : entre 20 et 60 %

C'est la fourchette de réduction d'activité (mesurée en baisse de revenus) requise pour les indépendants. Une réduction de 40 % des revenus ouvre droit à 40 % de la pension théorique.

Une transition souple, à construire sur mesure

La flexibilité est précisément ce qui rend ce dispositif particulièrement adapté au monde des indépendants. Un consultant peut décider de ne conserver que certains clients, en réduisant progressivement son chiffre d'affaires. Un artisan peut choisir de limiter ses chantiers aux interventions les moins physiquement exigeantes. Un médecin libéral peut réduire le nombre de ses consultations hebdomadaires. Dans chaque cas, la transition est construite sur mesure, à un rythme choisi.

Beaucoup d'indépendants l'ignorent encore : la retraite progressive leur est ouverte depuis 2023, et accessible dès 60 ans depuis septembre 2025. Un droit qui mérite d'être connu.

Cette souplesse répond aussi à une dimension psychologique souvent sous-estimée : pour beaucoup d'indépendants, l'activité professionnelle est une composante forte de l'identité. La retraite progressive permet de ne pas rompre ce lien brutalement, mais de le faire évoluer vers un équilibre nouveau entre travail, transmission et vie personnelle.

Êtes-vous éligible à la retraite progressive ?

1. Vous avez 60 ans ou plus : l’âge d'accès a été abaissé à 60 ans pour tous les statuts depuis le 1er septembre 2025, salariés, fonctionnaires et indépendants confondus.

2. Vous avez validé au moins 150 trimestres : soit environ 37 ans et demi de carrière, tous régimes confondus, y compris les périodes salariées, les trimestres rachetés ou les périodes assimilées (chômage, maladie, maternité).

3. Vous pouvez réduire vos revenus d'activité : la réduction doit être comprise entre 20 % et 60 % par rapport à vos revenus de référence. C'est cette baisse, et non un temps de travail en heures, qui sert de critère pour les indépendants.

4. Votre activité principale est artisanale, commerciale ou libérale : le dispositif est ouvert aux artisans, commerçants, professions libérales (avocats inclus) et dirigeants assimilés salariés. Les micro-entrepreneurs peuvent également y accéder sous conditions.

Si vous cochez ces quatre cases, la retraite progressive est a priori accessible. Rapprochez-vous de votre caisse de retraite ou d'un conseiller pour une simulation personnalisée.

Fraude à l’Assurance maladie : les travailleurs indépendants en première ligne de la vigilance

Avec 723 millions d’euros de fraudes détectées et stoppées en 2025 par l’Assurance maladie, le sujet s’impose dans le débat public. Pour les travailleurs indépendants, particulièrement attentifs à l’équilibre entre cotisations versées et prestations reçues, la lutte contre la fraude est aussi une question de cohérence.

Publié le 03 juillet 2026 # Société

723 millions d’euros : tel est le montant des fraudes que l’Assurance maladie a détectées et stoppées en 2025, soit 15 % de plus qu’en 2024. Depuis 2021, ce résultat a triplé. Cette progression est portée par 1 700 agents (data scientists, juristes, enquêteurs judiciaires) et par des dispositifs technologiques toujours plus pointus.

Les assurés concentrent 53 % des dossiers détectés, mais seulement 16 % des montants (115 millions d’euros). L’essentiel du préjudice (73 %) provient des professionnels de santé libéraux : centres de santé en tête (138 millions d’euros, en hausse de 253 % sur un an), suivis des audioprothésistes, des transporteurs sanitaires et des infirmiers. Des montages parfois organisés en réseaux, avec des mécanismes sophistiqués qui ont conduit l’Assurance maladie à créer six pôles interrégionaux d’enquêteurs judiciaires.

Arrêts de travail : un contrôle renforcé pour les indépendants

Sur le terrain des arrêts de travail, l’Assurance maladie a stoppé 49 millions d’euros de fraudes en 2025 (+17 %), dont 34 millions de faux arrêts. Le formulaire Cerfa sécurisé, obligatoire depuis le 1er septembre 2025, a permis le rejet systématique des arrêts papier non conformes. 

Un point mérite l’attention des travailleurs indépendants : une opération de terrain spécifique a été lancée par l’Assurance maladie pour renforcer le contrôle de l’exercice d’une activité non autorisée pendant un arrêt de travail. Ce volet a permis de détecter et de stopper 13,5 millions d’euros de préjudice en 2025. Pour les indépendants, dont l’activité est souvent moins encadrée par des horaires fixes ou un lieu de travail unique, la frontière entre repos prescrit et continuité d’activité doit être respectée scrupuleusement. Les pénalités peuvent atteindre jusqu’à trois fois le montant du préjudice.

Une opération de terrain spécifique cible désormais l’exercice d’une activité non autorisée pendant un arrêt de travail.

Vérifier ses remboursements : un réflexe utile

Comme tout assuré, le travailleur indépendant peut être directement acteur de la détection. La première étape consiste à consulter régulièrement son relevé de remboursements de soins. Un acte facturé en double, une consultation jamais réalisée, un soin imputé chez un praticien inconnu : ces signaux peuvent révéler une fraude à la facturation.

Depuis septembre 2024, le compte ameli intègre un téléservice de signalement. Quelques étapes suffisent : interroger le chatbot avec « signaler un remboursement suspect », accéder à la messagerie, sélectionner « Remboursements des soins » et cocher « Signaler un acte médical ou un soin non réalisé ». Depuis le premier trimestre 2026, la procédure est accessible directement depuis la rubrique « Mes paiements ». Début 2026, près de 2 000 signalements avaient déjà permis d’éviter 150 000 euros de fraudes.

Se prémunir des arnaques ciblées

Les travailleurs indépendants sont une cible privilégiée des escroqueries en ligne, du fait de la fréquence de leurs échanges avec les organismes sociaux. Phishing, SMS frauduleux, appels usurpant l’identité de l’Assurance maladie ou d’un conseiller : les techniques évoluent en permanence, mais les règles de vigilance restent les mêmes.

L’Assurance maladie ne demande jamais, par mail ou SMS, vos identifiants, votre mot de passe ou vos coordonnées bancaires. Elle ne facture jamais l’envoi d’une carte Vitale. Ses SMS proviennent du seul numéro 38 663 et commencent par « ASSURANCE MALADIE ». Ses mails se terminent par @ameli.fr, @info.ameli.fr, @assurance-maladie.fr ou @app.assurance-maladie.fr. En cas de doute, ne cliquez sur aucun lien : connectez-vous directement sur ameli.fr ou appelez le 3646. Pour signaler un SMS, transférez-le au 33 700 ; pour un mail, utilisez la plateforme Pharos (internet-signalement.gouv.fr).

La solidité d’un système collectif tient à l’attention de chacun de ses membres.

Le chiffre clé : 150 000 euros

C'est la somme de la fraude évitée grâce aux 2 000 signalements effectués en 2025.

Une cohérence avec ses propres engagements

Pour un travailleur indépendant, la lutte contre la fraude rejoint une préoccupation très concrète : la juste contrepartie entre les cotisations versées et les prestations délivrées. Quand 16 % du préjudice provient des assurés mais que les professionnels de santé déviants en pèsent 73 %, il devient légitime, en tant qu’assuré comme en tant qu’acteur économique, de ne pas laisser ces dérives prospérer.

Vérifier ses remboursements, respecter scrupuleusement les conditions d’un arrêt de travail, signaler une facturation douteuse, refuser les sollicitations frauduleuses : ces gestes individuels ne relèvent pas du contrôle, mais de la responsabilité partagée. Ils traduisent une conviction simple : la solidité d’un système collectif tient à l’attention de chacun de ses membres. Un principe que les travailleurs indépendants, premiers gestionnaires de leur propre activité, savent mieux que personne mettre en pratique.

Signaler une fraude : mode d’emploi


Depuis septembre 2024, tout assuré peut signaler un remboursement suspect directement depuis son compte ameli. La procédure est encore simplifiée depuis le premier trimestre 2026 : elle s’effectue en quelques clics depuis la rubrique « Mes paiements ».

Comment procéder ?
1. Se connecter à son compte ameli (web ou application). 
2. Repérer dans « Mes paiements » un remboursement qui ne correspond à aucun soin reçu.
3. Suivre le parcours de signalement intégré au compte.

Pour signaler une tentative d’arnaque : SMS frauduleux : transfert au 33 700. Mail suspect : signalement sur https://internet-signalement.gouv.fr (plateforme Pharos). Courrier ou appel suspect : contact direct avec sa CPAM au 3646. 

Vérifier ses remboursements prend quelques minutes par mois et constitue un acte de gestion à part entière.

Des services à portée de main

En tant que titulaire d'un contrat AG2R Prévoyance, vous bénéficiez de bien plus qu'une simple couverture. Découvrez les services pensés pour vous aider à faire face dans les moments qui comptent.

Publié le 03 juillet 2026 # Action sociale

Travailler à son compte, c'est faire preuve d'engagement au quotidien. Mais c'est aussi, parfois, devoir affronter seul les imprévus de la vie. AG2R LA MONDIALE met à votre disposition un accompagnement concret sur les sujets qui vous concernent directement : prévention au travail, santé, aide aux aidants, prévention du « burn out »…

À travers son institution AG2R Prévoyance, l'action sociale du Groupe se mobilise pour soutenir les personnes confrontées à une situation de fragilité, qu'il s'agisse de vous ou de vos proches. Elle noue des partenariats avec des organismes et des associations pour faciliter le quotidien de chacun. Cet accompagnement s'adresse aux bénéficiaires d'un contrat prévoyance et à leurs ayants droit, qu'ils soient actifs ou retraités, dès lors qu'ils disposent déjà de prestations récurrentes ou ponctuelles au titre de leur contrat (maladie, invalidité, décès, autres rentes, etc.). 

Tous vos services

Vous souhaitez en savoir plus sur les services dont vous pouvez bénéficier ? Découvrez l'ensemble des dispositifs d'accompagnement en consultant notre page dédiée.

Sommeil, stress, alimentation : un coaching santé pensé pour vous

Sommeil, alimentation, stress : trois leviers essentiels pour tenir la distance, souvent négligés quand on est à son compte. Avec Coach & vous santé, AG2R LA MONDIALE propose un accompagnement téléphonique sur mesure, imaginé avec et pour les dirigeants. Première séance offerte.

Publié le 03 juillet 2026 # Services

Quand on est à son compte, la santé passe souvent après tout le reste. Les commandes à honorer, les clients à rappeler, les devis à boucler, la comptabilité du week-end : le quotidien d'un travailleur indépendant laisse peu de place aux signaux que le corps envoie. Les chiffres le confirment. 88 % des dirigeants travaillent plus de 60 heures par semaine, 70 % estiment qu'ils ne pourraient pas s'arrêter même si leur médecin leur prescrivait un arrêt de travail, et près d'un sur deux souffre de troubles du sommeil (source : Les Échos). Une réalité connue, rarement traitée.

C'est pour y répondre concrètement qu'AG2R LA MONDIALE lance Coach & vous santé, un service de coaching santé et bien-être par téléphone, conçu pour les travailleurs indépendants et les chefs d'entreprise. Particularité du dispositif : il a été imaginé avec un groupe de travail de 36 dirigeants, clients du Groupe, sollicités pour bâtir un service réellement adapté à leur quotidien et à leurs contraintes.

Un accompagnement personnalisé autour de trois axes

Le service couvre trois thématiques au cœur des préoccupations des indépendants. Le sommeil d'abord, avec l'objectif de retrouver des nuits récupératrices pour soutenir l'énergie sur la durée. La nutrition ensuite, pour concilier plaisir et équilibre alimentaire malgré les repas pris sur le pouce ou en déplacement. Le stress enfin, pour mieux gérer la pression liée à l'activité, aux échéances et à la charge mentale du « tout seul aux commandes ».

L'accompagnement est assuré par Medialane, partenaire d'AG2R LA MONDIALE spécialisé dans le coaching téléphonique et travaillant exclusivement avec des coachs professionnels de santé. À noter : les données échangées sont hébergées sur des serveurs indépendants et ne sont à aucun moment accessibles à AG2R LA MONDIALE.

Comment ça marche ?

La première séance, offerte par AG2R LA MONDIALE, dure 15 à 20 minutes. Elle permet d'établir un bilan sur les trois thématiques, d'échanger sur ses habitudes et de définir des objectifs réalistes. Libre ensuite à chacun de poursuivre ou non.

Pour la suite, les séances de 15 à 20 minutes se programment au jour et à l'heure qui conviennent : tôt le matin, entre deux rendez-vous ou en fin de journée. Deux formules sont proposées : un pack de 2 séances à 70 € HT, ou un pack de 4 séances avec une séance de suivi offerte à 120 € HT.

Comment en bénéficier ?


Envoyez « COACHING » par SMS au 07 55 54 10 50, ou rendez-vous sur Coach & vous santé - AG2R LA MONDIALE. Un coach professionnel de santé vous rappellera pour convenir d'un premier rendez-vous selon vos disponibilités.