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Votre numéro de juillet

Salariés aidants : mieux les connaître pour mieux les accompagner

# Santé

Les aidants rendent un service équivalent à la filière automobile

# Santé

Facturation électronique : êtes-vous prêt ?

# Réglementation

Partage de la valeur : êtes-vous en conformité ?

# Épargne

La prévoyance collective, nouveau levier d’attractivité

# Prévoyance

Retraite progressive : un outil de transition au service des entreprises

# Retraite

Fraude à l’assurance maladie : pourquoi les entreprises ont leur carte à jouer

# Société

Résilience professionnelle : quatre webinaires pour outiller vos équipes

# Action sociale

Vos services AG2R Prévoyance : comment y accéder depuis votre espace entreprise

# Services

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Vos services AG2R Prévoyance : comment y accéder depuis votre espace entreprise

Depuis votre espace entreprise AG2R LA MONDIALE, vous accédez désormais directement aux services mis en place pour accompagner votre entreprise et vos salariés. Un accès simplifié, en quelques clics.

Publié le 11 juin 2026 # Services

Soutien psychologique en cas d’événement traumatique, aide à la réalisation de votre Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels : AG2R LA MONDIALE propose aux entreprises clientes des services concrets, inclus dans votre contrat. Voici comment les trouver et en bénéficier depuis votre espace en ligne.

Étape 1

Depuis votre page d’accueil, repérez l’encart dédié à vos services


Une fois connecté à votre espace entreprise AG2R LA MONDIALE, vous trouverez sur votre page d’accueil un encart intitulé « Facilitez-vous la vie avec des services sur-mesure ». Il vous indique qu’en tant qu’assuré AG2R LA MONDIALE, vous bénéficiez de services utiles en complément de votre contrat. Cliquez sur le bouton « Accéder à nos services » pour découvrir l’ensemble des prestations disponibles.

ESPACE ENTREPRISE etape 1

Étape 2

Explorez votre catalogue de services


Vous accédez alors à la page « Vos services », qui regroupe les dispositifs mis en place par AG2R LA MONDIALE pour les salariés couverts par un contrat Santé ou Prévoyance. Deux services sont actuellement proposés, d’autres viendront progressivement enrichir cette offre :

  • Soutien évènements traumatiques — une intervention rapide d’un psychologue dans vos locaux pour soutenir collectivement vos salariés en cas d’urgence ou de situation exceptionnelle sur le lieu de travail.
  • DUERP — la solution Préventelis pour créer, suivre et mettre à jour votre Document Unique d’Évaluation des Risques Professionnels de façon simple et intuitive.

Cliquez sur « Découvrir le service » pour accéder au détail du service qui vous intéresse.

ESPACE ENTREPRISE etape 2

Étape 3-1

Accédez au détail du service "Soutiens événements traumatiques"


Chaque service dispose d’une page dédiée qui vous présente son contenu, ses modalités d’accès et les démarches à suivre pour en bénéficier.

Ce service propose une ligne téléphonique de soutien psychologique accessible 24h/24 et 7j/7, ainsi qu’une intervention rapide d’un psychologue dans vos locaux en cas d’événement traumatique (accident, agression, décès brutal...). Il comprend également la possibilité d’organiser des webinaires ou conférences sur des thématiques liées aux risques psychosociaux. Ces dispositifs sont financés par AG2R Agirc-Arrco et AG2R Prévoyance.

Pour en savoir plus et activer le service, cliquez sur « Pour en savoir plus ».

ESPACE ENTREPRISE etape 3a

Étape 3-2

Accédez au détail du service "DUERP"


Chaque service dispose d’une page dédiée qui vous présente son contenu, ses modalités d’accès et les démarches à suivre pour en bénéficier.

Le DUERP est un document obligatoire pour toutes les entreprises. La solution Préventelis, accessible depuis cette page, vous permet de réaliser la cartographie des risques professionnels auxquels sont exposés vos salariés, de définir un plan d’actions de prévention et de le suivre dans la durée. En tant que client AG2R LA MONDIALE, vous bénéficiez d’une réduction de 10 % sur les tarifs publics de Préventelis en indiquant le code AG2RLM10.

Cliquez sur « CLIQUEZ ICI » pour accéder directement à la plateforme.

ESPACE ENTREPRISE etape 3b

Bon à savoir

Cette offre de services est en cours de déploiement et sera progressivement enrichie de nouveaux dispositifs. Si vous souhaitez en savoir plus sur les services disponibles pour votre entreprise, contactez AG2R LA MONDIALE via le bouton « Contact » en haut de votre espace.

Partage de la valeur : êtes-vous en conformité ?

Pour inciter les employeurs à mieux associer leurs salariés à la performance de leur entreprise, la loi a instauré de nouvelles règles en matière de redistribution. Le point sur vos obligations et sur vos leviers d’action.

Publié le 09 juin 2026 # Épargne

Entrée progressivement en vigueur à compter du 1er décembre 2023, la loi du 29 novembre 2023 relative au partage de la valeur a profondément renouvelé le cadre applicable aux entreprises. Son objectif : encourager le recours aux dispositifs permettant d’associer les collaborateurs aux résultats, à la performance ou à la valorisation de leur organisation.

Intéressement, participation, prime de partage de la valeur, abondement, plan d’épargne salariale ou plan d’épargne retraite (PER) d’entreprise, actionnariat salarié : ces instruments constituent à la fois des outils de redistribution et des leviers reconnus d’attractivité, de motivation et de fidélisation. La loi a notamment cherché à en faciliter l’accès dans les TPE et les PME, en assouplissant certaines règles et en créant de nouvelles obligations.

Le texte de loi rappelle le principe de non-substitution, en vertu duquel les sommes versées au titre du partage de la valeur ne peuvent, en aucun cas, se substituer au salaire.

Pour vérifier votre conformité, il convient donc d’identifier les règles qui s’appliquent à votre entreprise, en fonction de son effectif, de sa situation financière et des dispositifs déjà en place.

Entreprises de 11 à 49 salariés : l’obligation de partage de la valeur


Quelles sont les entreprises concernées ?


La mesure s’applique aux structures de 11 à 49 salariés, non soumises à la participation obligatoire et non couvertes par un accord d’intéressement ou de participation, lorsqu’elles réalisent, pendant trois exercices consécutifs, un bénéfice net fiscal supérieur ou égal à 1 % de leur chiffre d’affaires. Les entreprises individuelles et les sociétés anonymes à participation ouvrière (SAPO) sous certaines conditions(1) ne sont pas concernées.
 

De quoi s’agit-il ?


À titre expérimental, la loi impose à ces entreprises de mettre en place au moins un dispositif de partage de la valeur. Cette obligation vise à favoriser la généralisation de ces dispositifs dans les TPE et les PME, moins couvertes que les structures de plus grande taille. Les employeurs concernés peuvent, au choix, instaurer un accord d’intéressement ou de participation, abonder un plan d’épargne salariale ou un PER d’entreprise, ou verser une prime de partage de la valeur.
 

Quel calendrier d’application ?


Cette disposition s’applique aux exercices ouverts à compter du 1er janvier 2025. Pour apprécier le respect de la condition relative au bénéfice net fiscal, les trois exercices précédents sont pris en compte.
 

2026 constitue donc la deuxième année d’application de cette expérimentation. Les entreprises clôturant leur exercice au 31 décembre devront ainsi examiner leurs résultats 2023, 2024 et 2025. Pour celles qui n’auraient pas engagé les démarches nécessaires l’an dernier, ce point constitue un élément de vigilance particulier.


L’expérimentation, d’une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la loi, prendra fin le 29 novembre 2028.

Entreprises de 50 salariés et plus : l’obligation de négocier sur les bénéfices exceptionnels


Quelles sont les entreprises concernées ?


Cette obligation s’applique aux structures d’au moins 50 salariés soumises à la participation obligatoire et qui disposent d’un ou plusieurs délégués syndicaux lorsqu’elles ouvrent une négociation pour mettre en place un accord d’intéressement ou de participation.
 

De quoi s’agit-il ?


Cette disposition vise à anticiper l’hypothèse d’une augmentation exceptionnelle du bénéfice net fiscal. Lorsque l’entreprise concernée négocie un accord d’intéressement ou de participation, cette négociation doit également porter sur deux points : la définition de cette augmentation exceptionnelle — encadrée par des critères légaux — et les modalités de partage de la valeur qui seraient alors mises en œuvre.


Comment définir l’augmentation exceptionnelle du bénéfice ?


La définition de l’augmentation doit prendre en compte les critères suivants : la taille de la structure ; son secteur d’activité ; la survenance d’une ou de plusieurs opérations de rachat d’actions de l’entreprise suivies de leur annulation dès lors que ces opérations n’ont pas été précédées d’attributions gratuites aux salariés ; les bénéfices réalisés lors des années précédentes ; et les événements exceptionnels externes à l’entreprise intervenus avant la réalisation du bénéfice.
 

Quelles modalités de partage prévoir ?


Le partage de la valeur peut se traduire soit par un supplément de participation ou d’intéressement, si l’entreprise dispose déjà d’un accord ; soit par l’ouverture d’une nouvelle négociation portant sur la mise en place d’un dispositif de partage (intéressement, abondement d’un plan d’épargne salariale ou versement d’une prime de partage de la valeur).
 

Quel calendrier d’application ?


Depuis le 1er décembre 2023, les entreprises concernées doivent intégrer ce sujet lorsqu’elles négocient un accord d’intéressement ou de participation. Celles qui disposaient déjà d’un accord applicable à la date de promulgation de la loi devaient, pour leur part, engager une négociation spécifique avant le 30 juin 2024.

Au-delà des obligations, des leviers pour aller plus loin


La loi sur le partage de la valeur élargit également les possibilités offertes aux entreprises qui souhaitent renforcer leur politique de redistribution.


Prime de partage de la valeur : des modalités assouplies


Depuis le 1er janvier 2024, vous avez la possibilité de verser une ou deux primes par année civile, exonérées de cotisations sociales, en une ou plusieurs fois avec un maximum d’un versement par trimestre, et ce, dans la limite globale de 3 000 € par bénéficiaire ou de 6 000 € sous certaines conditions. Dans ces mêmes limites, la prime est également exonérée d’impôt sur le revenu lorsqu’elle est affectée, en tout ou partie, à un plan d’épargne salariale ou à un PER d’entreprise. Enfin, dans les entreprises de moins de 50 salariés, le régime renforcé d’exonération sociale et fiscale est prolongé jusqu’au 31 décembre 2026 pour les primes versées aux salariés dont la rémunération est inférieure à trois fois le Smic.
 

Participation : un régime dérogatoire pour les petites entreprises


Afin d’encourager le déploiement de la participation dans les TPE et PME, la loi permet aux structures de moins de 50 salariés — pour lesquelles ce dispositif reste facultatif — de mettre en place, à titre volontaire, un régime de participation dérogatoire. Celui-ci peut prévoir une formule de calcul moins favorable que la formule légale, alors qu’un accord dérogatoire devait jusqu’alors garantir des avantages au moins équivalents. Cette disposition est mise en place à titre expérimental pour une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la loi, soit jusqu’au 29 novembre 2028.
 

Un nouvel outil : le plan de partage de la valorisation de l’entreprise


Mis en place par accord pour une durée de trois ans, le plan de partage de la valorisation de l’entreprise est un dispositif facultatif qui permet aux salariés de percevoir une prime lorsque la valeur de l’entreprise, mesurée à partir de critères précis, a progressé sur cette période. Dans certaines conditions et limites, la prime est exonérée de cotisations sociales, mais aussi d’impôt sur le revenu si elle est affectée à un plan d’épargne salariale ou un PER d’entreprise.

Transformez vos obligations en opportunité


L’enjeu est donc d’apprécier précisément votre situation au regard des critères prévus par la loi, afin d’identifier les obligations susceptibles de s’appliquer à votre entreprise.

Ensuite, lorsqu’un dispositif de partage doit — ou peut — être mis en place, son choix doit être déterminé au regard de vos objectifs : la prime de partage de la valeur offre une réponse ponctuelle, tandis que la participation, l’intéressement ou l’abondement permettent d’inscrire votre organisation dans une politique de redistribution plus durable et structurante.

Au-delà de la seule conformité, cette démarche peut aussi devenir un levier de dialogue social et de performance collective. À cet égard, l’intéressement occupe une place particulière : parce qu’il repose sur des critères librement définis par accord, il peut être directement relié à vos priorités — résultats financiers, indicateurs RSE, productivité, qualité de service… — et donner aux salariés une lecture concrète de leur contribution à la stratégie de votre entreprise.

 

Tableau_loi_partage_de_la_valeur.png

Besoin d’être accompagné ?

Nos équipes sont à votre disposition pour vous éclairer sur ces évolutions règlementaires et vous accompagner dans la mise en place de votre futur plan d’épargne salariale ou plan d’épargne retraite. Contactez un conseiller.

(1) Cette obligation ne concerne pas les entreprises qui relèvent du statut des sociétés anonymes à participation ouvrière (SAPO) si elles ont versé un dividende à leurs salariés au titre de l’exercice écoulé et n’ont pas fait usage de la possibilité de verser un dividende prioritaire proportionnel au capital social aux actionnaires en capital. 

La prévoyance collective, nouveau levier d’attractivité

Un marché du travail sous tension, des candidats et des salariés plus exigeants : bien au-delà de sa fonction première, la prévoyance collective constitue désormais un avantage décisif pour attirer et retenir les talents.

Publié le 05 juin 2026 # Prévoyance

Les entreprises évoluent aujourd’hui dans un environnement marqué par des tensions persistantes sur le marché de l’emploi. Selon la Dares(1), six métiers sur dix sont concernés par de fortes difficultés de recrutement — en particulier dans les secteurs du bâtiment, de la maintenance, de la mécanique et de la santé. Parallèlement, les salariés en poste se montrent plus mobiles : en 2025, d’après le groupe Randstad, près d’un quart d’entre eux envisageaient de changer d’employeur dans les six mois à venir(2).

Ces tendances reflètent une transformation plus profonde des critères qui guident le choix d’un employeur. Si le niveau de rémunération et, dans une moindre mesure, les conditions de travail restent déterminants, candidats et collaborateurs accordent désormais une attention croissante aux avantages sociaux proposés par l’entreprise — dont la protection sociale —, qui pèsent davantage dans leurs arbitrages de carrière.
 

37 % des salariés considèrent que les avantages sociaux (santé, prévoyance, retraite, épargne salariale…) sont un critère important lorsqu’ils rejoignent une entreprise.

47 % estiment que ces avantages constituent une raison importante d’y rester.

42 % seraient prêts, à rémunération équivalente, à changer d’entreprise pour bénéficier de meilleurs avantages sociaux(3).


Ces attentes traduisent un besoin accru de sécurité dans un monde du travail perçu comme incertain. Les collaborateurs ne recherchent pas seulement un emploi, mais aussi un cadre qui les protège face aux accidents de la vie. C’est dans cette perspective que la prévoyance collective prend aujourd’hui une nouvelle dimension. Bien plus qu’une simple solution assurantielle, elle s’impose désormais comme un véritable enjeu d’attractivité et d’engagement.

Protéger vos salariés face aux aléas de la vie

Vieillissement de la population active, allongement des carrières, progression des maladies chroniques, augmentation du nombre d’aidants… Les risques de fragilisation se multiplient. Dans ce contexte, la prévoyance collective joue un rôle essentiel, en apportant à vos collaborateurs et à leurs familles un soutien financier précieux face aux aléas les plus lourds.

En intervenant en complément du régime obligatoire, dont les prestations demeurent souvent insuffisantes, elle permet de compenser la perte de revenus consécutive à un arrêt de travail, une invalidité ou un décès. Les garanties prévues — versement d’indemnités, d’une rente ou d’un capital destiné aux proches — constituent ainsi autant de filets de sécurité pour les foyers concernés.
 

94 % des employeurs proposent au moins une garantie prévoyance (incapacité, invalidité ou décès).

75 % des salariés sont couverts par au moins une garantie(4).


Le cadre de mise en place d’un régime de prévoyance collective dépend des obligations légales — dont celles s’appliquant aux salariés cadres —, des dispositions conventionnelles et des choix propres à chaque entreprise. Mais au-delà de ces modalités d’organisation, ce dispositif traduit surtout un engagement tangible : protéger vos collaborateurs dans la durée et sécuriser leur parcours de vie.

Un cadre fiscal et social avantageux

En raison de son utilité sociale, la prévoyance collective bénéficie d’avantages fiscaux et sociaux. Pour l’entreprise, les cotisations versées sont déductibles du résultat imposable et, sous réserve que le régime présente un caractère collectif et obligatoire, exonérées de cotisations sociales. Les salariés peuvent, de leur côté, déduire leur part de cotisation de leur revenu imposable. Ces avantages s’appliquent dans les conditions et limites prévues par la législation et la réglementation en vigueur.

Pourquoi la prévoyance devient un facteur de différenciation

La prévoyance collective s’inscrit ainsi pleinement dans la politique sociale de votre entreprise. En complément des démarches de prévention, d’amélioration de la qualité de vie au travail ou d’accompagnement des salariés fragilisés, elle vous permet d’affirmer votre rôle face aux situations de vulnérabilité qui peuvent jalonner les parcours, professionnels comme personnels.

Dans un contexte où les trajectoires sont moins linéaires, cette protection devient un marqueur fort. En apportant une sécurité concrète en cas de coup dur, elle contribue à renforcer la confiance de vos collaborateurs dans leur organisation, ainsi que le sentiment d’être réellement considérés.
 

64 % des salariés considèrent les garanties de prévoyance comme une protection pour eux et leurs proches(4).


La prévoyance collective constitue dès lors un levier RH à part entière. Une couverture adaptée et de qualité favorise la motivation et la fidélisation de vos salariés. Elle valorise également la marque employeur, en donnant à voir une entreprise soucieuse de préserver leur équilibre. À ce titre, elle gagne à être envisagée comme un investissement dans la performance globale de votre organisation.

Un avantage encore trop méconnu des salariés

Encore faut-il que ce dispositif soit connu et compris de ceux qu’il protège. Or, la prévoyance demeure un sujet technique, dont les mécanismes sont parfois difficiles à appréhender. En toute logique, les salariés sont peu au fait de ce que recouvre leur contrat. Beaucoup ignorent les garanties dont ils disposent, les situations prises en charge ou encore les démarches à effectuer lorsqu’un évènement grave survient.

Selon une étude de L’Argus de l’assurance(5), à peine un bénéficiaire sur deux se considère bien informé sur sa protection. Plus révélateur encore : seuls 32 % des cadres interrogés déclarent adhérer à un régime de prévoyance, alors même qu’il est obligatoire pour cette catégorie professionnelle.
 

Seuls 51 % des bénéficiaires d’un contrat collectif de prévoyance estiment être bien informés sur leur couverture(5).


Ce déficit d’information limite mécaniquement la valeur perçue du dispositif. De fait, un avantage mal compris peine à produire pleinement ses effets en matière d’engagement ou de fidélisation. Dans cette perspective, la communication et la pédagogie autour de votre régime collectif de prévoyance constituent un enjeu central. Rendre les garanties lisibles et accessibles, expliquer leur utilité concrète, rappeler leur existence de façon régulière, notamment à l’occasion d’un évènement de vie : autant de leviers pour mieux valoriser l’investissement social réalisé au bénéfice de vos salariés.

Découvrez notre solution de prévoyance collective

Nous vous accompagnons à chaque étape pour identifier vos besoins, respecter vos obligations légales et choisir la solution la plus adaptée à votre entreprise et à vos salariés. Notre offre de prévoyance collective associe des garanties essentielles et des options facultatives afin de répondre précisément aux enjeux de votre activité et au profil de vos collaborateurs.
Contactez un conseiller pour en savoir plus.

(1) Étude « Les tensions sur le marché du travail en 2024 », Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (Dares), février 2026.
(2) Étude « Employer Brand Research 2025 », groupe Randstad, juillet 2025.
(3) Enquête « Global Benefits Attitude Survey », groupe WTW, juillet 2024.
(4) « 15e Baromètre de la prévoyance », Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), 2023.
(5) Étude de L’Argus de l’assurance et Cegedim Insurance Solutions, avril 2023.

Résilience professionnelle : quatre webinaires pour outiller vos équipes

Comment faire de la résilience un atout au service du bien-être des collaborateurs et de la performance de l’entreprise ? AG2R LA MONDIALE et Envie2Résilience proposent une série de quatre webinaires pour outiller dirigeants, DRH, managers et salariés.

Publié le 08 juin 2026 # Action sociale

Adaptation positive face à un choc, un stress prolongé, une situation déstabilisante : la résilience professionnelle est devenue une compétence clé dans les organisations. Bien plus qu'une aptitude individuelle à « tenir », elle permet de transformer les épreuves en leviers de développement, tant pour les collaborateurs que pour l'entreprise. Confiance renforcée, meilleure adaptabilité, créativité stimulée, relations de travail apaisées, sentiment d'épanouissement : les bénéfices sont concrets et mesurables.

La résilience professionnelle ne consiste pas seulement à surmonter les épreuves, mais à les transformer en opportunités.

C'est dans cette perspective que l’Action sociale d’AG2R LA MONDIALE, en partenariat avec Envie2Résilience, propose une série de quatre webinaires intitulée « La résilience professionnelle en pratique pour tous ». Une démarche pensée pour les dirigeants, DRH, responsables QVCT et l'ensemble des salariés des entreprises et branches professionnelles. Chaque session, animée par Patricia Acensi-Ferré, fondatrice d'Envie2Résilience, avec le concours des équipes de l’Action sociale du Groupe, réunit des experts qui partagent analyses, retours d'expérience et outils directement applicables. L'objectif : construire ensemble les conditions d'un climat de travail favorable au bien-être des équipes et à la performance collective.

Contribuez à la démarche

La série s’accompagne d’une dynamique participative. Citations qui vous inspirent, lieux qui vous ressourcent, titres musicaux pour la playlist, #résilience, rituels favorisant la solidarité au travail : vos contributions, recueillies anonymement via Wooclap, nourrissent la production de ressources personnalisées au service des entreprises.

Les replays de l’ensemble des sessions sont accessibles dès à présent depuis notre page dédiée.

Les aidants rendent un service équivalent à la filière automobile

Thierry Calvat consacre ses travaux aux formes contemporaines de fragilité sociale. Il répond ici aux questions du magazine dans le cadre du dossier consacré à la santé des salariés aidants, réalisé à partir du baromètre Santé au Travail 2026 d’AG2R LA MONDIALE.

Publié le 09 juin 2026 # Santé

En bref

« J'AI SIGNÉ POUR ÇA» : la nouvelle campagne d'AG2R LA MONDIALE

# Société

Publié le 11 juin 2026

AG2R LA MONDIALE a dévoilé le 9 juin sa nouvelle campagne publicitaire intitulée « J'AI SIGNÉ POUR ÇA ». Le film suit le parcours de Paul, de jeune apprenti plombier à entrepreneur et père de famille, qui choisit AG2R LA MONDIALE pour protéger sa famille, ses proches, ses collaborateurs et préparer leur avenir commun. La campagne réinterprète une expression du quotidien pour lui donner une portée universelle : se protéger et préparer son avenir, c'est toujours agir aussi pour ceux qui nous entourent. Le spot est accompagné du titre « Musique » de Michel Berger, interprété par France Gall dans une réorchestration inédite. Une première en publicité.

Campagne pub.png

Pour visionner le spot publicitaire, cliquez ici !

Salariés aidants : mieux les connaître pour mieux les accompagner

Un salarié sur quatre concilie vie professionnelle et accompagnement d'un proche. Le Baromètre Santé au Travail 2026 d'AG2R LA MONDIALE offre aux entreprises des éléments de réflexion pour adapter leur accompagnement.

Publié le 04 juin 2026 # Santé

L'essentiel

Un salarié sur quatre est aidant, souvent un manager ou un profil très engagé.

La moitié des entreprises proposent des dispositifs, mais seuls 15 % des aidants en bénéficient.

L’enjeu n’est pas de créer de nouveaux programmes, mais de rendre visibles ceux qui existent.

Le Baromètre Santé au Travail 2026 d'AG2R LA MONDIALE, réalisé auprès de 2 717 actifs français, apporte un éclairage précis sur une réalité souvent peu visible dans les entreprises : 26 % des salariés sont aidants, c'est-à-dire qu'ils accompagnent régulièrement un proche en situation de dépendance ou de fragilité, parallèlement à l'exercice de leur activité professionnelle. Rapporté à la taille d'une entreprise de 200 personnes, c'est statistiquement une cinquantaine de collaborateurs concernés par cette situation au quotidien. Ce qui retient l'attention à la lecture du baromètre, c'est avant tout le profil de ces salariés aidants : ils ne sont pas en retrait de la vie professionnelle. Ce sont fréquemment des managers (36 %), des télétravailleurs (35 %), des actifs travaillant en horaires décalés (39 %). Autrement dit, des collaborateurs très engagés, qui assument simultanément des responsabilités professionnelles importantes et un rôle d'accompagnement personnel exigeant.

Une charge qui mérite d'être prise en compte

65 % des aidants déclarent éprouver des difficultés à concilier leur rôle d'aidant et leur activité professionnelle, un chiffre qui monte à 71 % chez les aidants de moins de 31 ans. Ces tensions se traduisent notamment par une hyperconnexion plus marquée que dans le reste de la population active : 61 % des aidants se connectent à leurs outils professionnels en dehors des horaires de travail, contre 43 % des non-aidants, une porosité entre vie professionnelle et vie personnelle qui illustre bien la difficulté à maintenir des frontières claires entre les deux sphères. 

Les salariés aidants ne sont pas en marge de l’entreprise. Ce sont souvent les managers, les télétravailleurs, les profils les plus engagés.

Le baromètre identifie les aidants parmi les profils qui appellent une vigilance particulière dans sa segmentation de la population active – des actifs encore très engagés, mais qui portent une charge cumulée susceptible de fragiliser progressivement leur équilibre. Ces situations n'appellent pas nécessairement des réponses de grande ampleur, mais elles gagnent à être accompagnées de manière attentive, avec des dispositifs accessibles au moment où le besoin se fait sentir. Il est également utile de noter que le lien entre aidance et absentéisme est documenté dans les données : les salariés aidants ayant connu un arrêt de longue durée sont surreprésentés parmi ceux qui signalent les plus grandes difficultés de conciliation, ce qui suggère l'importance d'un accompagnement préventif plutôt que curatif.

Des dispositifs présents, dont l'appropriation peut encore progresser

Une donnée encourageante du baromètre : environ la moitié des aidants salariés déclarent que leur entreprise propose des dispositifs spécifiques pour les soutenir (aménagement d'horaires, possibilité de télétravail, accès à un soutien psychologique, accompagnement dédié aux aidants). C'est un point d'appui réel, qui témoigne d'un engagement des entreprises sur ce sujet. Dans le même temps, seulement 15 % des aidants déclarent avoir déjà bénéficié de ces dispositifs, et la proportion de ceux qui en connaissent l'existence a évolué entre les deux vagues du baromètre (49 % en 2026, contre 57 % en 2025). Cet écart entre l'offre disponible et son appropriation effective est un point de réflexion pour les entreprises.

Ce n'est pas tant la multiplication des programmes qui est en jeu, que la capacité à rendre concrets et accessibles ceux qui existent déjà.

Les raisons pour lesquelles les aidants ne se manifestent pas auprès de leur employeur apportent un éclairage utile à cet égard : 40 % souhaitent préserver leur vie privée, 22 % considèrent que leur situation n'a pas d'impact sur leur travail, et 8 % font état d'une certaine appréhension. Ces éléments invitent à réfléchir non seulement à la communication autour des dispositifs existants, mais aussi à la façon dont la culture managériale de proximité peut, ou non, créer les conditions d'une parole plus facile sur ces sujets. Des inégalités méritent également d'être prises en compte dans cette réflexion : les femmes, les seniors et les salariés de secteurs tels que l'enseignement, la santé ou le travail social déclarent moins souvent avoir accès à des dispositifs spécifiques, alors même qu'ils figurent parmi les profils les plus concernés par l'aidance.

Des leviers concrets pour progresser

Pour les entreprises qui souhaitent approfondir leur démarche sur ce sujet, les enseignements du baromètre suggèrent plusieurs pistes complémentaires : renforcer la visibilité des ressources existantes auprès de l'ensemble des collaborateurs, sensibiliser les managers de proximité à la détection des situations de fragilité, et veiller à ce que les dispositifs proposés soient accessibles sans démarche trop complexe pour ceux qui en ont besoin. Au-delà des outils, c'est peut-être la question culturelle qui est la plus structurante : créer un environnement dans lequel un collaborateur se sent suffisamment en confiance pour mentionner sa situation d'aidant sans craindre de conséquences sur sa carrière ou sur le regard de ses pairs. Ce n'est pas tant la multiplication des programmes qui est en jeu que la capacité à rendre concrets et accessibles ceux qui existent déjà, au bénéfice durable des salariés concernés et de la collectivité de travail dans son ensemble.

Les résultats du baromètre* en bref


36 % des managers sont aidants, contre 18 % des non-managers. L'aidance se concentre sur les profils les plus impliqués professionnellement.

65 % des aidants éprouvent des difficultés à concilier travail et rôle d'aidant. Parmi eux, 44 % ont connu une dégradation de leur ressenti professionnel dans l'année.

49 % des aidants salariés déclarent que leur entreprise propose des dispositifs spécifiques, en recul par rapport à 2025 (57 %). Seulement 15 % en ont déjà bénéficié.

8 % des aidants qui n'ont pas informé leur employeur évoquent la crainte d'un jugement ou de conséquences professionnelles.

53 % des femmes aidantes déclarent leur situation à leur employeur, contre 60 % des hommes, un écart qui creuse les inégalités d'accès aux dispositifs.

*Baromètre Santé au travail 2026 AG2R LA MONDIALE

Zoom sur deux services de l'action sociale proposés aux salariés aidants

Retrouvez l'ensemble des services pour les aidants.

  • Accompagnez vos salariés avec « Aux côtés des aidants »

    Pour accompagner vos salariés aidants, AG2R LA MONDIALE a conçu le service « Aux côtés des aidants », compris sans coût supplémentaire dans votre offre, et quel que soit le degré de dépendance de l’aidé. Ce dispositif d’accompagnement comprend : la réalisation d’un bilan social aidant avec un expert, la mise en place d’un plan d’actions personnalisé ainsi qu’un conseil social et un suivi de plan d’actions. Les bénéfices à attendre de la part de l’entreprise sont un renforcement de l’engagement des salariés, une optimisation de l’efficacité au travail, un rayonnement de la marque employeur.

    Plus de détail ici
     

  • Soutenir vos salariés aidants : un service dédié aux branches de l'alimentaire

    20 % des salariés sont aidants d'un proche en perte d'autonomie, et 67 % d'entre eux peinent à concilier ce rôle avec leur activité professionnelle. Une réalité qui pèse sur l'engagement, la concentration et la cohésion des équipes. Pour les entreprises du pôle alimentaire cotisant à l'Agirc-Arrco, AG2R LA MONDIALE propose un service d'accompagnement de vos collaborateurs aidants, financé par l'action sociale Agirc-Arrco. Conçu avec les partenaires Autonomia et Lumanisy, il offre un parcours personnalisé, à distance ou au domicile de l'aidé : démarches administratives, aides financières, maintien à domicile, coordination des intervenants, recherche de solutions de répit ou d'hébergement.


    Pour en bénéficier, vos salariés peuvent remplir un formulaire de contact ou appeler le 09 71 09 31 00 (du lundi au vendredi, 8h30-18h). Un conseiller établit un premier diagnostic avant orientation vers le partenaire adapté. Pour plus de détail ici.

Pour en savoir plus

Découvrez l'interview de Thierry Calvat, vulnérabiliste, cofondateur du Cercle Vulnérabilités et Société et président de Juris Santé : "Les aidants rendent un service équivalent à la filière automobile"

Facturation électronique : êtes-vous prêt ?

Dès le 1er septembre 2026, les entreprises devront, selon un calendrier progressif, émettre et recevoir leurs factures via une plateforme de dématérialisation. Ce qu’il faut savoir pour anticiper sereinement ce changement.

Publié le 08 juin 2026 # Réglementation

L’essentiel

Toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques à compter du 1er septembre 2026.

L’obligation d’émission prendra effet le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les ETI, puis le 1er septembre 2027 pour les PME, les TPE et les microentreprises.

Les factures électroniques devront transiter par une plateforme agréée par l’État ou une solution compatible.

De quoi parle-t-on ?

Les pouvoirs publics ont instauré une obligation de facturation électronique applicable à l’ensemble des entreprises établies en France et assujetties à la TVA. Cette réforme d’ampleur, qui concerne près de huit millions d’acteurs économiques, vise à moderniser et sécuriser les échanges, tout en simplifiant les démarches administratives.

La réforme prévoit également la transmission à l’administration fiscale des données de transaction (ou « e-reporting ») relatives aux opérations non soumises à l’obligation de facturation électronique — ventes et prestations de services à des particuliers et transactions avec des opérateurs établis à l’étranger (exportations, livraisons intracommunautaires…).

Pourquoi cette réforme ?

Pour l’administration fiscale, la généralisation de la facturation électronique répond à plusieurs objectifs :

  • renforcer la compétitivité des entreprises grâce à la dématérialisation (gestion quotidienne facilitée, diminution du temps de traitement, amélioration du pilotage comptable…) ;
  • simplifier, à terme, les obligations déclaratives de TVA grâce au préremplissage des déclarations ;
  • lutter plus efficacement contre la fraude à la TVA au bénéfice des entreprises de bonne foi ;
  • disposer d’une connaissance plus fine de l’activité économique en temps réel.

Qu’entend-on par « facture électronique » ?

Au sens de la réforme, une facture électronique est une facture créée, transmise et conservée sous forme dématérialisée, et comportant un socle minimum de données sous forme structurée, c’est-à-dire uniquement exploitables de façon informatique.

Une facture papier numérisée, un document PDF ordinaire ou un document envoyé par courriel ne constitue pas une facture électronique au sens du nouveau dispositif. Ces formats ne seront plus conformes à la réglementation pour les opérations concernées.

Concrètement, une facture électronique devra :

  • respecter l’un des formats autorisés (UBL, CII ou tout format mixte composé d’un fichier de données structurées et d’un fichier image) ;
  • intégrer les mentions obligatoires (voir ci-dessous) dans des champs dédiés ;
  • être transmise à votre client par l’intermédiaire d’une plateforme agréée, partenaire de l’administration.
De nouvelles mentions obligatoires


La facture électronique devra comporter les mêmes informations qu’une facture papier, notamment celles prévues par le Code de commerce et le Code général des impôts.

La réforme ajoute toutefois plusieurs mentions obligatoires :

  • le numéro SIREN de votre client ;
  • l’adresse de livraison des biens lorsqu’elle diffère de l’adresse de facturation ;
  • la nature de l’opération facturée : livraison de biens, prestation de services ou combinaison des deux ;
  • la mention « option pour le paiement de la taxe d’après les débits », si vous avez choisi ce régime de paiement de la TVA.

Votre entreprise est-elle concernée ?

Si votre entreprise est établie en France et assujettie à la TVA, elle est concernée par la réforme, quels que soient son chiffre d’affaires, sa forme juridique ou son régime d’imposition. Les entreprises assujetties mais non redevables de la TVA — notamment les microentrepreneurs et les personnes morales bénéficiant de la franchise en base — entrent également dans le champ du dispositif.

La facturation électronique s’appliquera à toutes vos transactions (achats et ventes de biens, prestations de services) réalisées avec d’autres professionnels sur le territoire national. Des spécificités existent pour les territoires d’outre-mer, selon que la TVA y est ou non applicable.

À savoir


Même si votre entreprise n’émet pas de factures à destination d’autres entreprises — comme c’est le cas pour certaines activités de commerce ou de service aux particuliers —, elle devra être en mesure de recevoir les factures électroniques de ses fournisseurs et de transmettre ses données de transaction à l’administration dans le cadre de l’e-reporting.

À quelle date serez-vous concerné ?

Le calendrier dépend de la taille de votre entreprise. Trois échéances sont à retenir :

  • à compter du 1er septembre 2026, toutes les entreprises devront être en mesure de recevoir des factures électroniques ;
  • à compter du 1er septembre 2026, les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire (ETI) devront également émettre l’intégralité de leurs factures au format électronique ;
  • à compter du 1er septembre 2027, les petites et moyennes entreprises (PME), les très petites entreprises (TPE) ainsi que les microentreprises devront, à leur tour, être en capacité d’émettre des factures électroniques. Attention : ce délai supplémentaire concerne uniquement l’obligation d’émission. Pour l’obligation de réception, l’échéance reste fixée au 1er septembre 2026, ce qui suppose de vous y préparer sans attendre.

Ce calendrier s’applique également à la transmission des données de transaction à l’administration fiscale (e-reporting).

Des sanctions en cas de manquement


La loi de finances pour 2026 précise les sanctions applicables en cas de non-respect des règles liées à la facturation électronique. Des amendes sont prévues selon le type de manquement : défaut d’émission d’une facture électronique, absence de recours à une plateforme agréée ou non-transmission des données de transaction et de paiement à l’administration fiscale.

Comment émettre et recevoir vos factures électroniques ?

Pour émettre et recevoir vos factures électroniques, mais aussi transmettre vos données dans le cadre de l’e-reporting, vous devrez passer par une plateforme de dématérialisation agréée, directement ou via une solution compatible. Cette plateforme pourra être distincte de celle utilisée par vos fournisseurs ou vos clients.

La liste des opérateurs agréés par l’administration fiscale est régulièrement mise à jour. Une fois votre plateforme choisie, vos factures devront transiter par son intermédiaire ; elles ne pourront plus être transmises par simple courriel. En cas d’erreur ou de litige, il restera possible de refuser une facture.

Au-delà de leur transmission, la conservation des factures doit aussi être anticipée. Les factures établies ou reçues sur support informatique doivent en effet être conservées sous cette forme pendant six ans, à compter de leur date d’établissement.

Par où commencer ?

  • Faites le point sur vos actuels outils de facturation, de caisse ou de comptabilité afin d’identifier les adaptations nécessaires pour être en conformité.
  • Informez-vous sur vos obligations : la Direction générale des finances publiques met à disposition un questionnaire en ligne, une foire aux questions ainsi que des fiches pédagogiques, notamment à destination des micro, petites et moyennes entreprises.
  • Rapprochez-vous de vos interlocuteurs habituels — expert-comptable, prestataire logiciel… — pour anticiper le choix d’une plateforme agréée.
  • Si vous utilisez déjà un logiciel de facturation, vérifiez auprès de l’éditeur sa compatibilité avec la réforme et sa connexion à une plateforme agréée. De nombreuses solutions évoluent pour accompagner cette transition.

Pour vous accompagner dans cette transition, un numéro national d’assistance est à votre disposition : 0 806 807 807 (service gratuit + prix de l’appel).

Fraude à l’assurance maladie : pourquoi les entreprises ont leur carte à jouer

723 millions d’euros de fraudes détectées et stoppées en 2025 par l’Assurance Maladie : derrière ce résultat record, un écosystème mobilisé. Les entreprises y trouvent toute leur place, en première ligne sur les arrêts de travail et exposées à des tentatives d’escroquerie ciblées. Décryptage.

Publié le 04 juin 2026 # Société

En 2025, l’Assurance Maladie a détecté et stoppé 723 millions d’euros de fraudes, en hausse de 15 % sur un an. Depuis 2021, le montant a triplé, porté par une mobilisation de 1 700 agents et des outils de détection renforcés. Pour autant, la Cour des comptes estime la fraude réelle à environ 2 milliards d’euros par an : les marges de progression demeurent considérables.

Si les assurés représentent 53 % des dossiers détectés, ils ne pèsent que 16 % des montants, soit 115 millions d’euros. L’essentiel du préjudice (73 %) provient des professionnels de santé libéraux, et notamment de certains centres de santé, audioprothésistes ou transporteurs sanitaires, parfois organisés en réseaux. Une fraude de plus en plus sophistiquée, qui appelle une vigilance partagée.

Les arrêts de travail : un terrain à enjeu direct pour les employeurs

Pour les entreprises, le sujet le plus tangible est celui des arrêts de travail. L’Assurance Maladie a stoppé 49 millions d’euros de fraudes sur ce poste en 2025 (+ 17 % en un an), dont 34 millions liés à de faux arrêts. Près de 9 700 dossiers ont été identifiés, donnant lieu à 6 500 pénalités financières, lesquelles peuvent atteindre jusqu’à trois fois le préjudice.

Le déploiement, depuis le 1ᵉʳ septembre 2025, du formulaire Cerfa sécurisé constitue un atout majeur : tout arrêt papier non conforme est désormais rejeté. Pour les services RH et paie, il s’agit d’un point de vigilance opérationnel. Les arrêts présentés par les salariés doivent répondre aux nouveaux standards. Tout document douteux (mise en page approximative, absence des éléments de sécurisation, incohérences avec un parcours connu) peut signaler une tentative de fraude.

Le formulaire Cerfa sécurisé, obligatoire depuis le 1ᵉʳ septembre 2025, a marqué un tournant : tout arrêt papier non conforme est désormais rejeté.

Des escroqueries qui visent directement les entreprises

Les entreprises sont également cibles d’escroqueries spécifiques. L’Assurance Maladie Risques professionnels, gérée par les Carsat, a alerté en 2025 sur des mails frauduleux usurpant son identité auprès des employeurs et sollicitant des transmissions de documents ou des paiements indus. La règle est claire : ne pas répondre, ne transmettre aucun document, et signaler la tentative sur internet-signalement.gouv.fr.

Plus largement, les services administratifs et financiers des entreprises doivent rester attentifs aux courriers, mails et appels se présentant comme émanant de l’Assurance Maladie ou de ses caisses. Aucune demande de coordonnées bancaires, de mot de passe ou de numéro de sécurité sociale ne transite par ces canaux. Les communications officielles s’effectuent via les comptes en ligne sécurisés (compte employeur, net-entreprises.fr) ou par courrier nominatif et affranchi.

Un rôle pédagogique auprès des collaborateurs

Au-delà du contrôle des documents, les entreprises ont un rôle de relais. Sensibiliser les équipes aux risques d’hameçonnage, rappeler que l’Assurance Maladie ne demande jamais d’identifiants par mail ou SMS, expliquer la portée des sanctions encourues en cas de fraude (jusqu’à trois fois le montant du préjudice, voire poursuites pénales) : autant de messages qui contribuent à protéger à la fois les salariés et les comptes de l’entreprise.

C’est aussi l’occasion de rappeler que chaque salarié peut être acteur de la détection. Depuis septembre 2024, le compte ameli permet à tout assuré de signaler un remboursement suspect, par exemple un acte facturé qu’il n’a jamais reçu. Depuis le premier trimestre 2026, ce signalement s’effectue en quelques clics depuis la rubrique « Mes paiements ». Une fonctionnalité qui a déjà permis, début 2026, près de 2 000 signalements et l’évitement de 150 000 euros de fraudes.

Sensibiliser ses collaborateurs aux risques d’hameçonnage, c’est protéger à la fois l’entreprise et ses salariés.

Un enjeu de soutenabilité collective

Pour une entreprise, la lutte contre la fraude à l’assurance maladie n’est pas une simple question de conformité administrative. C’est un enjeu qui fait écho à la soutenabilité du système qui couvre ses salariés, indemnise leurs arrêts et finance leurs soins. Chaque euro fraudé est un euro qui n’irrigue pas la prévention, l’innovation médicale ou la prise en charge réelle des assurés.

À une époque où la maîtrise des dépenses de santé fait l’objet d’un débat permanent, la rigueur sur les arrêts de travail, la vigilance face aux escroqueries ciblant les services administratifs et la sensibilisation des collaborateurs constituent une contribution concrète. Il ne s’agit pas pour les entreprises d’endosser un rôle de contrôleur, mais d’exercer celui d’acteur engagé dans un système collectif dont la performance dépend de la vigilance de chacun. Les entreprises ne sont pas spectatrices de la lutte contre la fraude. Elles en sont, à leur manière, l’une des chevilles ouvrières.

150 000 euros

c'est la somme de la fraude évitée grâce aux 2 000 signalements effectués en 2025.

Signaler une fraude : mode d’emploi

Depuis septembre 2024, tout assuré peut signaler un remboursement suspect directement depuis son compte ameli. La procédure est encore simplifiée depuis le premier trimestre 2026 : elle s’effectue en quelques clics depuis la rubrique « Mes paiements ».

Comment procéder ?
1. Se connecter à son compte ameli (web ou application).
2. Repérer dans « Mes paiements » un remboursement qui ne correspond à aucun soin reçu.
3. Suivre le parcours de signalement intégré au compte.

Pour signaler une tentative d’arnaque :
SMS frauduleux : transfert au 33 700.
Mail suspect : signalement sur internet-signalement.gouv.fr (plateforme Pharos).
Courrier ou appel suspect : contact direct avec sa CPAM au 3646.

Les services RH peuvent relayer ces réflexes auprès des collaborateurs : un message de sensibilisation suffit souvent à protéger l’entreprise et ses salariés.

Retraite progressive : un outil de transition au service des entreprises

Accessible dès 60 ans depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive change de dimension. Pour les employeurs et les directions RH, elle représente un levier concret de gestion des fins de carrière et un outil de transmission des compétences à ne pas sous-estimer.

Publié le 08 juin 2026 # Retraite

L’essentiel

L’abaissement à 60 ans élargit nettement la population concernée par le dispositif.

Un refus de l’employeur doit désormais être formellement justifié, ce qui invite à anticiper.

Bien utilisée, la retraite progressive devient un vrai levier de transmission des compétences entre générations.

La retraite progressive existe depuis plusieurs années. Mais jusqu'à présent, elle restait peu mobilisée, souvent méconnue des salariés eux-mêmes, et rarement intégrée dans les stratégies RH de gestion des seniors. L'abaissement de l'âge d'accès à 60 ans, effectif depuis le 1er septembre 2025, change la donne. Il fait de ce dispositif un outil de transition crédible, susceptible de concerner un nombre significativement plus important de collaborateurs dans les années qui viennent. Pour les entreprises, l'enjeu est double : comprendre ce que ce dispositif implique concrètement en termes de gestion des ressources humaines, et se saisir de l'opportunité qu'il représente pour structurer des fins de carrière mieux anticipées.

Ce que la réforme change pour les employeurs

Depuis le 1er septembre 2025, tout salarié ayant atteint l'âge de 60 ans et justifiant d'au moins 150 trimestres de cotisation peut demander à bénéficier de la retraite progressive, sous réserve de passer à un temps partiel compris entre 40 % et 80 % d'un temps complet. Cette demande nécessite l'accord de l'employeur pour le passage à temps partiel. La réforme introduit cependant une nuance importante sur ce point : l'employeur qui refuse doit désormais motiver formellement sa décision, en justifiant notamment des conséquences de la réduction du temps de travail sur la continuité de l'activité ou des difficultés de recrutement que cela impliquerait. Un refus sans justification sérieuse expose l'entreprise à un recours prud'hommal. Cette évolution du cadre juridique invite les entreprises à anticiper ces demandes plutôt qu'à les traiter au cas par cas.

La retraite progressive crée les conditions d'un chevauchement planifié entre le collaborateur expérimenté et ses successeurs, une transition que le départ brutal à la retraite ne permet pas d'organiser.

Un levier de transition et de transmission

Vue sous l'angle de la gestion des compétences, la retraite progressive représente bien davantage qu'une contrainte administrative. Elle crée les conditions d'une transition planifiée, dans laquelle un collaborateur expérimenté peut réduire progressivement son activité tout en restant présent et disponible pour accompagner la montée en compétences de ses successeurs. Ce temps de chevauchement, souvent difficile à organiser dans le cadre d'un départ à la retraite classique, qui intervient brutalement, devient possible et structuré. Pour des fonctions à forte composante de savoir-faire, d'expertise métier ou de relation client, ce type de transition peut représenter une valeur significative pour l’entreprise, à condition d'être anticipé et accompagné.

Un outil à intégrer dans les politiques seniors

La retraite progressive s'inscrit plus largement dans le contexte d'une attention croissante portée à l'emploi des seniors, renforcée par l'accord national interprofessionnel de novembre 2024 qui a précisément conduit à l'abaissement de l'âge d'accès au dispositif. Les organisations qui développent des politiques actives en faveur du maintien en emploi des collaborateurs expérimentés ont tout intérêt à faire de la retraite progressive l'un des outils concrets de ces politiques.

L'employeur qui refuse une demande de retraite progressive doit désormais en justifier formellement les raisons. Ce changement invite les organisations à anticiper plutôt qu'à subir.

Cela implique d'informer les salariés concernés de l'existence du dispositif et de ses modalités, de former les managers à identifier et à traiter ces demandes avec le bon niveau d'attention, et de structurer des parcours de fin de carrière qui intègrent cette option comme une voie naturelle. Les directions RH peuvent s'appuyer sur les caisses de retraite et les conseillers d’AG2R LA MONDIALE pour accompagner cette montée en compétences et outiller les équipes

Ce que la retraite progressive apporte à chacun

  • Pour le collaborateur

    • réduire son rythme de travail sans rupture brutale,
    • percevoir une fraction de sa pension tout en continuant à cotiser et à améliorer ses droits définitifs,
    • préparer psychologiquement et financièrement son départ complet, à son propre rythme.
  • Pour l’entreprise

    • anticiper les départs et organiser la transmission des compétences dans un cadre planifié,
    • maintenir l'expérience et le savoir-faire de collaborateurs clés pendant la période de transition,
    • répondre à une obligation de justification renforcée dans un cadre juridique mieux encadré,
    • créer les conditions d'un vrai passage de relais entre générations, au bénéfice du collectif de travail.

2 ans

C'est le gain apporté par la réforme du 1er septembre 2025 : l'âge d'accès à la retraite progressive passe de 62 à 60 ans, ouvrant le dispositif à une population de salariés seniors significativement plus large.