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Être aidant au travail : une réalité encore peu partagée

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Prévoyance collective : à quoi sert-elle ?

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Être aidant au travail : une réalité encore peu partagée

Un salarié sur quatre accompagne un proche en situation de fragilité tout en travaillant. Le Baromètre Santé au Travail 2026 d'AG2R LA MONDIALE éclaire une situation qui mérite d'être mieux reconnue.

Publié le 02 juillet 2026 # Santé

L'essentiel

  • 26 % des salariés sont aidants d’un proche fragilisé, et 65 % peinent à concilier les deux rôles.
  • Près d’un sur deux n’en parle pas à son employeur.
  • Pourtant, en parler ouvre l’accès à des dispositifs de soutien qui existent déjà.

Il est 8h30. Avant de se connecter, il a déposé sa mère chez le kiné. Ce soir, après avoir raccroché sa dernière réunion, il rappellera son père pour vérifier que les médicaments ont bien été pris. Entre les deux, une journée de travail ordinaire, ou presque. Cet homme, cette femme, c'est peut-être vous. En tout cas, c'est probablement l'un de vos collègues, même si vous ne le savez pas toujours. Selon le Baromètre Santé au Travail 2026 d'AG2R LA MONDIALE, réalisé auprès de 2 717 actifs français, 26 % des salariés sont aujourd'hui aidants : ils accompagnent régulièrement un proche en situation de dépendance ou de fragilité, tout en continuant d'exercer leur activité professionnelle. Une réalité stable par rapport à 2025, mais qui représente en réalité plusieurs millions de personnes engagées chaque jour dans ce double rôle exigeant, et qui, le plus souvent, le font sans en parler. 

Une tension réelle, vécue dans des situations très diverses

Parmi les aidants interrogés, 65 % déclarent éprouver des difficultés à concilier leur activité professionnelle et leur rôle d'aidant. Ce chiffre, à lui seul, dit quelque chose d'important : l'aidance n'est pas une situation que l'on traverse sans effort, et les répercussions sur la vie au travail sont bien réelles, même quand elles restent invisibles pour l'entourage professionnel. Ces difficultés se concentrent souvent sur des profils déjà très sollicités par ailleurs. Les aidants sont plus fréquemment managers, actifs en horaires décalés ou fortement connectés en dehors du travail. 61 % d'entre eux se connectent à leurs outils professionnels au-delà de leurs heures habituelles, contre 43 % pour les non-aidants. L'engagement professionnel et l'engagement personnel se cumulent ainsi, dans des configurations qui laissent peu d'espace pour souffler. 

L'aidance est une réalité partagée par un quart des salariés. Pourtant, elle se vit encore, le plus souvent, dans le silence. 

Pour autant, le baromètre révèle aussi une forme de résilience qui mérite d'être soulignée. 35 % des aidants décrivent une amélioration de leur ressenti professionnel au cours des douze derniers mois. Pour beaucoup, l'activité professionnelle représente un espace de continuité, de sens et d'ancrage, y compris dans les périodes les plus chargées sur le plan personnel. Les situations sont par ailleurs très diverses. Les femmes aidantes avec enfants cumulent des responsabilités multiples (professionnelles, parentales et familiales) qui méritent une attention particulière. Les jeunes aidants de moins de 31 ans sont parmi les plus touchés par les difficultés de conciliation : 71 % d'entre eux en font état, contre 58 % chez les plus de 50 ans. L'aidance peut survenir à des moments de la vie où les repères professionnels ne sont pas encore pleinement stabilisés, ce qui complexifie d'autant la situation. 

La question de la parole au travail

56 % des aidants ont choisi d'informer leur employeur de leur situation, ce qui signifie que près d'un aidant sur deux ne l'a pas fait. Parmi ceux qui ont préféré garder cette réalité pour eux, 40 % invoquent la volonté de préserver leur vie privée et de maintenir une frontière claire entre sphère personnelle et sphère professionnelle. 22 % estiment par ailleurs que leur situation n'a pas d'incidence directe sur leur travail, et 8 % font état d'une certaine appréhension vis-à-vis du regard de leurs collègues ou de leur hiérarchie. Cette discrétion a cependant une conséquence pratique que le baromètre met en lumière : ne pas déclarer sa situation d'aidant peut conduire à rester éloigné des ressources qui existent pourtant dans de nombreuses organisations. Selon les résultats de l'enquête, environ la moitié des aidants salariés déclarent que leur organisation propose des dispositifs spécifiques. Mais seulement 15 % en ont déjà bénéficié. Un écart qui invite à s'interroger, collectivement, sur la façon dont ces ressources sont connues et sur les conditions qui permettraient à davantage de personnes de s'en saisir. 

L'activité professionnelle représente pour beaucoup un espace de continuité et d'ancrage, y compris dans les périodes les plus chargées sur le plan personnel. 

Des ressources qui existent et qui peuvent aider

Les ressources disponibles dans les organisations sont souvent plus nombreuses qu'on ne le croie. Elles couvrent un champ assez large : aménagement de poste ou d'horaires, possibilité de télétravail, accès à des plateformes de soutien psychologique, et dans certaines organisations, des dispositifs spécifiquement conçus pour accompagner les aidants ou apporter un soutien en cas de situation personnelle difficile. Ce que dit ce baromètre, au fond, c'est que l'aidance est une réalité partagée par un très grand nombre de salariés, et qu'elle mérite d'être reconnue comme telle dans la vie au travail. Pour ceux qui vivent cette situation, mettre des mots dessus (auprès d'un manager de confiance, d'un interlocuteur RH ou d'un médecin du travail) peut représenter une première étape utile vers un accompagnement mieux adapté à leur réalité quotidienne. 

Les résultats du baromètre* en bref


26 % des actifs français accompagnent régulièrement un proche en situation de dépendance ou de fragilité tout en travaillant.

65 % des aidants déclarent des difficultés à concilier leur travail et leur rôle d'aidant, un taux qui monte à 71 % chez les moins de 31 ans.

44 % des aidants ont vu leur ressenti professionnel se stabiliser ou se dégrader, contre 26 % chez les non-aidants pour lesquels le travail s'est amélioré.

61 % des aidants se connectent à leurs outils professionnels en dehors de leurs horaires, contre 43 % des non-aidants.

15 % seulement des aidants salariés ont déjà bénéficié des dispositifs de soutien de leur organisation, alors que 49 % savent qu'ils existent.

*Baromètre Santé au travail 2026 AG2R LA MONDIALE

Zoom sur deux services de l'action sociale proposés aux aidants

  • « Aux côtés des aidants », pour accompagner votre vie d’aidant

    Pour accompagner les salariés aidants, AG2R LA MONDIALE a conçu le service « Aux côtés des aidants ». Tout salarié qui se considère aidant d’un proche en perte d’autonomie peut en bénéficier, et quel que soit le degré de dépendance de l’aidé. Ce dispositif d’accompagnement comprend : la réalisation d’un bilan social aidant avec un expert, la mise en place d’un plan d’actions personnalisé ainsi qu’un conseil social et un suivi de plan d’actions. Les bénéfices à attendre de la part du salarié aidant : une réduction de la fatigue et du stress, un allègement de la charge psychologique et un meilleur équilibre entre la vie professionnelle et personnelle.  

    Découvrez notre service
     

  • Un service de soutien aux salariés aidants des branches de l'alimentaire

    AG2R LA MONDIALE propose aux salariés aidants des entreprises du pôle alimentaire cotisant auprès d'AG2R Agirc-Arrco un service d'accompagnement personnalisé, grâce à l'action sociale, pour faciliter leur quotidien et les aider à mieux concilier leur vie d'aidant avec leur vie professionnelle. Conçu avec les partenaires Autonomia (pour les aidants de personnes de plus de 65 ans) et Lumanisy (pour les moins de 65 ans), il intervient à distance par téléphone ou au domicile de l'aidé. Le service les épaule pour les démarches administratives et l'accès aux aides légales (APA, PCH, MDPH…), le montage des dossiers d'aides financières, la mise en place du maintien à domicile, la coordination des intervenants, ainsi que la recherche de solutions adaptées : hébergement, répit, soutien psychologique, tutelle. 

    Pour en bénéficier, les salariés concernés peuvent remplir un formulaire de contact ou appeler le 09 71 09 31 00 (du lundi au vendredi, 8h30-18h). Un conseiller établit un premier diagnostic avant orientation vers le partenaire adapté. Pour plus de détail ici.

Pour en savoir plus

Découvrez l'interview de Thierry Calvat, vulnérabiliste, cofondateur du Cercle Vulnérabilités et Société et président de Juris Santé : "Reconnaître ce que l'aidance apporte à chacun et à la société"

Reconnaître ce que l'aidance apporte à chacun et à la société

Thierry Calvat consacre ses travaux aux formes contemporaines de fragilité sociale. Il répond ici aux questions du magazine dans le cadre du dossier consacré à la santé des salariés aidants, réalisé à partir du baromètre Santé au Travail 2026 d’AG2R LA MONDIALE.

Publié le 02 juillet 2026 # Santé

Agir à vos côtés : Vous travaillez sur les vulnérabilités sociales depuis de nombreuses années. En quoi la situation des salariés aidants constitue-t-elle, selon vous, une forme de vulnérabilité à part entière ?

Thierry Calvat : La vulnérabilité, étymologiquement, désigne la capacité ou la possibilité d’être blessé. Ce qui signifie qu’on oscille en permanence entre deux réalités : d’un côté, une blessure physique, psychique ou psychologique qui peut survenir ; de l’autre, la nécessité de prévenir un certain nombre de situations. La vulnérabilité, c’est donc à la fois du curatif et du préventif.

L’aidance est l’une des rares formes de vulnérabilité qui ne dépend pas de la personne elle-même, mais d’un autre. On est dans une relation d’interdépendance.

L’aidance correspond pleinement à cette définition. Mais elle présente une particularité fondamentale : c’est l’une des rares formes de vulnérabilité qui ne dépend pas de la personne elle-même, mais d’un autre. On est dans une relation d’interdépendance. Un salarié est aidant parce qu’il y a une personne à accompagner. Si demain la médecine progressait au point d’éliminer la dépendance (ce qui est une utopie, j’en conviens), il n’y aurait plus d’aidants. La maladie ou le handicap, eux, ne dépendent pas d’un tiers : ils dépendent de vous. Cette nuance change profondément la façon de traiter le sujet.

Ce que cela signifie concrètement dans un collectif de travail, c’est que vous avez des personnes dont le rythme de vie est tributaire de celui d’un tiers, qui lui-même évolue. Et cela crée un effet que l’on observe fréquemment : ce que l’on appelle la contamination dépressive au sein du duo aidant-aidé, qui peut se propager progressivement à l’entourage professionnel.

Agir à vos côtés : Le baromètre AG2R LA MONDIALE 2026 révèle que 65 % des aidants peinent à concilier leur rôle et leur activité professionnelle, mais que beaucoup choisissent de ne rien dire à leur employeur. Comment expliquez-vous ce silence, et que dit-il de notre rapport collectif à la fragilité ?

Thierry Calvat : Je voudrais d’abord replacer ce chiffre dans un contexte plus large. Si vous allez chercher les résultats de l’ensemble des actifs (aidants et non-aidants confondus) sur la difficulté à concilier vie privée et vie professionnelle, je ne suis pas certain que vous obteniez des chiffres significativement plus bas. Il y a certes une dimension propre à l’aidance, mais elle n’est pas aussi tranchée qu’on le pense parfois.

Sur le silence, en revanche, plusieurs raisons l’expliquent. La première, c’est que beaucoup de personnes ne se reconnaissent tout simplement pas dans le mot « aidant ». Quand vous êtes parent d’un enfant en situation de handicap, conjoint d’une personne malade ou enfant d’un parent atteint d’une pathologie neuro-évolutive, vous ne vous identifiez pas nécessairement à cette vaste famille qu’est l’aide familiale. Vous vous sentez parent, conjoint, enfant. C’est un acte naturel, que beaucoup vivent comme un devoir évident.

Il y a également un rapport très ambivalent à l’aidance. Dans les baromètres que j’ai pu construire, notamment dans le domaine du cancer ou de l’insuffisance cardiaque, on retrouve systématiquement cette ambivalence : les aidants reconnaissent le poids de la situation, mais la vivent aussi comme un espace de réalisation personnelle. Quand on leur demande « si c’était à refaire, le referiez-vous ? », 95 % répondent oui.

Enfin, il y a une raison plus directe : le traitement médiatique de l’aidance est quasi systématiquement victimaire. On présente l’aide familiale comme une souffrance ininterrompue. Or les gens n’ont pas forcément envie de se sentir victimes. Et dans un collectif de travail, se présenter en tant qu’aidant avec cette représentation à charge, c’est accepter que le regard de ses collègues change du jour au lendemain. Tout le monde n’est pas prêt à assumer cela.

Agir à vos côtés : L’aidance fragilise le salarié, mais elle fragilise aussi, indirectement, l’entreprise. Le droit du travail est-il aujourd’hui à la hauteur de cette réalité ?

Thierry Calvat : Le droit du travail ne reconnaît pas directement la situation d’aidant. C’est plutôt le droit de la famille qui s’en charge. Cela dit, il y a des choses qui pourraient être améliorées, mais ce constat vaut aussi pour d’autres situations de vulnérabilité, comme la maladie chronique.

Dans l’ensemble, je pense que le droit du travail actuel, s’il n’est pas optimal, offre un terrain de jeu assez largement utilisable. Les deux vagues de la stratégie nationale aidants ont introduit des avancées concrètes : de nouveaux congés, le don de jours de RTT, des droits à la retraite. Statutairement, le statut d’aidant n’existe pas encore formellement. C’est un autre débat, et d’ailleurs tous les acteurs ne s’accordent pas sur son utilité. Mais je pense qu’on n’a pas encore fait le tour de ce que permettent les dispositifs existants, avant même d’envisager de changer la loi.

Il faut aussi garder en mémoire que la première Journée nationale des aidants, qui marque symboliquement une forme de reconnaissance collective, remonte à seize ans seulement. À cette aune, le chemin parcouru n’est pas négligeable. On n’a pas tout réglé, loin de là. Mais la direction me semble bonne.

On n’a pas encore fait le tour de ce que permettent les dispositifs existants, avant même d’envisager de changer la loi.

Agir à vos côtés : On parle beaucoup d’accompagnement des aidants, mais rarement de leur propre santé. Quels sont les signaux d’alerte que ni les employeurs ni les professionnels de santé ne voient pas suffisamment tôt ?

Thierry Calvat : Le premier signal, c’est précisément ce dont nous venons de parler : l’invisibilité. Un aidant qui ne se déclare pas, qui ne se reconnaît pas comme tel, ne peut pas bénéficier des dispositifs qui existent. Et pendant ce temps, la charge s’accumule silencieusement.

Ce qu’on observe, c’est que la souffrance de l’aidant est souvent différée. Elle n’est pas contemporaine de la situation d’aide, elle survient parfois bien après, lorsque la situation se termine, par épuisement ou par deuil. C’est un temps décalé que ni les employeurs ni les médecins ne savent très bien repérer, parce qu’ils regardent l’aidant au moment où il est encore debout, encore fonctionnel.

L’autre signal sous-estimé, c’est la dégradation progressive de la qualité de vie de l’aidant lui-même. Dans une étude que j’avais conduite auprès de parents d’enfants atteints de leucémie, on avait comparé deux groupes : ceux qui participaient activement aux soins et ceux qui en étaient écartés. Les enfants dont les parents étaient impliqués allaient mieux, ce qui paraît logique. Mais ce qui était remarquable, c’est que la qualité de vie des aidants eux-mêmes s’améliorait aussi lorsqu’ils étaient mieux impliqués. La tendance naturelle est de vouloir les décharger. C’est compréhensible. Mais on se prive ainsi d’un levier réel de mieux-être.

Agir à vos côtés : Si vous deviez formuler une conviction forte sur ce que la société devrait changer dans son regard sur les aidants, quelle serait-elle ?

Thierry Calvat : Ma conviction, c’est qu’aujourd’hui l’ensemble des dispositifs – et le regard qui les sous-tend – est un regard de compensation. On part du principe que l’aidant est forcément une personne en souffrance, qui a des besoins, et qu’il faut soulager. Ce n’est pas faux. Mais ce n’est qu’une jambe.

Je crois qu’il faudrait avancer sur deux jambes : la jambe gauche, celle de la compassion, est utile et nécessaire. Mais il faudrait développer aussi une jambe droite, orientée vers la reconnaissance des capacités que l’expérience de l’aidance développe. Des gens qui, au contact de l’épreuve, développent une meilleure estime d’eux-mêmes, des savoir-faire relationnels, une capacité à résoudre des situations complexes. Ces compétences sont réelles. Elles sont rarement valorisées.

Il y a aussi une dimension économique que l’on oublie systématiquement. Si l’on additionne le nombre d’heures cumulées par l’ensemble des aidants en France et qu’on les valorise au prix du SMIC horaire, on dépasse très rapidement les 100 milliards d’euros par an. C’est l’équivalent de la filière automobile. Autrement dit, on qualifie de fragiles et de vulnérables des gens qui rendent collectivement un service aussi considérable que l’un des secteurs économiques majeurs du pays.

Il serait temps de changer de regard, non pas pour nier les difficultés réelles, mais pour reconnaître aussi ce que l’aidance apporte, à ceux qui la vivent comme à la société tout entière.

Pour en savoir plus

Retrouvez l'article : "Être aidant au travail : une réalité encore peu partagée"

© Xavier Renauld, agence ME.

En bref

« J'AI SIGNÉ POUR ÇA » : la nouvelle campagne d'AG2R LA MONDIALE

# Société

Publié le 02 juillet 2026

AG2R LA MONDIALE a dévoilé le 9 juin sa nouvelle campagne publicitaire intitulée « J'AI SIGNÉ POUR ÇA ». Le film suit le parcours de Paul, de jeune apprenti plombier à entrepreneur et père de famille, qui choisit AG2R LA MONDIALE pour protéger sa famille, ses proches, ses collaborateurs et préparer leur avenir commun. La campagne réinterprète une expression du quotidien pour lui donner une portée universelle : se protéger et préparer son avenir, c'est toujours agir aussi pour ceux qui nous entourent. Le spot est accompagné du titre « Musique » de Michel Berger, interprété par France Gall dans une réorchestration inédite. Une première en publicité. 


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Pour visionner le spot publicitaire, cliquez ici !

Pourquoi épargner dès maintenant pour votre retraite ?

Pour vous constituer un complément de revenus à la retraite, il est conseillé d’épargner progressivement et le plus tôt possible. Deux solutions sont particulièrement adaptées à cet objectif : le PER et l’assurance-vie.

Publié le 02 juillet 2026 # Épargne

La retraite ouvre une nouvelle étape de vie, mais elle modifie également l’équilibre financier construit durant la vie active. Lorsque l’activité professionnelle s’arrête, le salaire, mais aussi les primes, heures supplémentaires et autres avantages liés à l’entreprise disparaissent. Vos ressources reposent alors principalement sur les pensions versées par les régimes obligatoires de base et complémentaires auxquels vous avez cotisé.

Or, ces pensions restent généralement inférieures à votre ancien revenu professionnel. Selon la Drees, en 2023, la pension nette moyenne des retraités — tous régimes confondus et hors pension de réversion — représentait 58,8 % du revenu d’activité net moyen des personnes en emploi. Cette donnée ne préjuge pas pour autant de chaque situation individuelle : le montant réellement perçu dépend de plusieurs paramètres, dont la durée de cotisation, l’âge de départ et le parcours de carrière.

Le chiffre clé : 1 541 €

C’est le montant net moyen de la pension de retraite en 2023 (tous régimes confondus), soit 58,8 % du revenu d’activité moyen des personnes en emploi.

« Les retraités et les retraites, édition 2025 », Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), juillet 2025.

C’est pour limiter cet écart qu’il est utile d’anticiper, d’autant plus dans un contexte marqué par les incertitudes autour du système de retraite et du niveau futur des pensions. En vous constituant progressivement un complément de revenus pendant votre période d’activité, vous vous donnez les moyens de préserver vos habitudes de vie et vos projets une fois à la retraite.

Compléter vos revenus en investissant votre épargne

Pour cela, l’une des solutions consiste à placer votre épargne sur des supports financiers adaptés. Cette démarche peut être engagée à tout âge, en fonction de vos moyens, de vos objectifs et du temps dont vous disposez avant la retraite. Que vous commenciez à 30, 40 ou 50 ans, il est ainsi possible de prévoir des versements réguliers, puis de les ajuster selon l’évolution de vos revenus, de vos charges ou de vos priorités familiales.

Il est toutefois préférable de ne pas attendre la fin de carrière : plus vous débutez tôt, plus votre effort d’épargne peut être progressif et facile à intégrer dans votre budget. Même modeste, une épargne régulière peut s’accumuler et fructifier au fil des années : les sommes placées sont susceptibles de générer des intérêts qui, réinvestis, peuvent en produire à leur tour — c’est le principe des intérêts composés.

Plus vous commencez tôt, plus votre effort d’épargne peut être progressif et facile à intégrer dans votre budget.

Le temps permet aussi d’adapter votre stratégie. Si l’échéance est encore lointaine, vous pouvez envisager des investissements dynamiques, c’est-à-dire offrant des perspectives de rendement plus élevées en contrepartie d’un risque de fluctuation — voire de perte en capital. À mesure que la retraite approche, il peut être pertinent d’orienter votre épargne vers des placements moins risqués.

Le PER, un dispositif dédié à la retraite

Comme son nom l’indique, le plan d’épargne retraite, ou PER, est un produit spécifiquement conçu pour vous aider à préparer cette étape. Il se décline sous trois formes : le PER d’entreprise collectif, ouvert à tous les collaborateurs ; le PER d’entreprise obligatoire, qui peut concerner l’ensemble des salariés ou une catégorie de personnel définie ; et le PER individuel, qui peut être souscrit à titre personnel, indépendamment de votre employeur.

Les possibilités d’alimentation varient selon le type de PER. Tous peuvent recevoir vos versements volontaires, ponctuels ou réguliers. Si votre employeur a mis en place un PER d’entreprise collectif, d’autres sommes peuvent y être versées, notamment celles issues de votre épargne salariale — intéressement, participation… — ainsi que l’éventuel abondement de votre entreprise. Quant au PER obligatoire, il est principalement alimenté par des versements obligatoires de l'entreprise et, le cas échéant, du salarié.

L’un des principaux atouts du PER tient à sa fiscalité : il permet de déduire, dans certaines limites, vos versements volontaires de votre revenu imposable. Cette déduction dépend de votre tranche marginale d’imposition : plus votre taux est élevé, plus l’économie d’impôt peut être importante.

Ces sommes versées sont ensuite placées sur différents supports financiers. La plupart des contrats proposent ainsi un fonds en euros — plus sécurisé — et des unités de compte investies dans différentes classes d’actifs (actions, obligations, fonds immobiliers…) — plus risquées.

Cette logique de diversification se retrouve dans le principe même de la « gestion pilotée à horizon », proposée par défaut dans la majorité des PER : la composition de votre portefeuille (ou allocation) évolue automatiquement selon votre horizon de départ à la retraite, en privilégiant d’abord la recherche de rendement, puis en sécurisant progressivement votre capital à l’approche de l’échéance. Vous pouvez aussi opter pour d’autres modes de gestion, comme la gestion libre.

Le PER est en principe indisponible jusqu’à la retraite, mais la loi prévoit des cas de déblocage anticipé. Vous pouvez ainsi récupérer tout ou partie de votre épargne plus tôt, dans certaines situations précisément définies : acquisition de votre résidence principale (sauf pour les sommes issues de versements obligatoires), invalidité, décès de votre conjoint ou partenaire de Pacs, expiration de vos droits au chômage, surendettement…

L’assurance-vie, une solution souple et complémentaire

L’assurance-vie, quant à elle, n’est pas un produit exclusivement dédié à la retraite, mais elle peut contribuer à sa préparation. Son objectif : vous permettre de constituer une épargne de long terme tout en conservant une grande souplesse. Vous pouvez en effet effectuer des retraits (appelés « rachats ») lorsque vous avez besoin de mobiliser tout ou partie des sommes disponibles.

Comme le PER, l’assurance-vie propose une diversité de supports financiers — fonds en euros et unités de compte, ainsi que différents modes de gestion, dont la gestion profilée.

Elle bénéficie également d’un cadre fiscal spécifique qui s’applique aux retraits. Ainsi, lorsque vous récupérez une partie de votre épargne, seule la part correspondant aux gains — intérêts du fonds en euros ou plus-values des unités de compte — est imposable, selon les règles en vigueur. Après huit ans de détention, ces gains bénéficient en outre d’un abattement annuel, dans les limites prévues par la réglementation.

PER et assurance-vie ne s’opposent donc pas. Ils répondent à des logiques différentes, mais complémentaires. Le premier est centré sur la préparation de la retraite, avec un cadre fiscal spécifique ; la seconde offre davantage de souplesse et peut accompagner plusieurs projets de vie. Ensemble, ces deux solutions peuvent vous aider à anticiper cette étape avec plus de sérénité.

Par où commencer ?

  • Faites le point sur votre situation : votre âge, vos revenus, vos charges, vos projets et le temps qui vous sépare de la retraite sont les premiers repères à prendre en compte.
  • Définissez un effort réaliste : mieux vaut commencer avec des versements modestes, mais réguliers, puis les ajuster au fil de votre parcours professionnel et personnel.
  • Choisissez un niveau de risque adapté : votre horizon de placement, votre capacité d’épargne et votre sensibilité au risque doivent guider vos choix.
  • Renseignez-vous auprès de votre employeur : si un PER d’entreprise a été mis en place, vous pourrez obtenir des informations sur son fonctionnement et ses modalités.
  • Faites-vous accompagner : fiscalité, choix des supports financiers, modalités de sortie… Certains choix peuvent nécessiter l’éclairage d’un professionnel, qui pourra vous aider à identifier les solutions correspondant à votre situation et à vos objectifs.

Pour en savoir plus sur les solutions d’épargne retraite d’AG2R LA MONDIALE et bénéficier d’un accompagnement personnalisé, contactez un conseiller.

Prévoyance collective : à quoi sert-elle ?

La prévoyance d’entreprise est un dispositif souvent méconnu des salariés. Elle joue pourtant un rôle essentiel : vous protéger, ainsi que votre famille, face aux conséquences financières des accidents de la vie. Explications.

Publié le 02 juillet 2026 # Prévoyance

Pour beaucoup de Français, la prévoyance demeure un concept flou. Derrière ce terme abstrait se cache pourtant un besoin très concret : préserver ses revenus et ses proches lorsqu’un problème de santé survient. Un accident ou une longue maladie peut en effet rapidement fragiliser l’équilibre financier d’un foyer. Quand l’arrêt de travail se prolonge, la baisse de ressources devient parfois difficile à absorber face aux dépenses du quotidien, au paiement du loyer ou au remboursement du crédit immobilier.

Pourquoi, dès lors, se sent-on si peu concerné ? En premier lieu parce que ces situations renvoient à des réalités que l’on préfère tenir à distance. Par ailleurs, on pense fréquemment, et à tort, que notre système de protection sociale compense intégralement les pertes de revenus en cas d’impossibilité de travailler.

Or, si la Sécurité sociale assure un premier niveau de couverture — ce que l’on appelle le « régime de base obligatoire » —, celui-ci demeure limité. Elle peut verser, sous certaines conditions, des indemnités journalières en cas d’arrêt maladie, une pension d’invalidité ou encore un capital décès, mais ces prestations restent partielles, plafonnées et généralement insuffisantes pour maintenir le niveau de vie d’une famille.

La complémentaire santé — souvent appelée « mutuelle » dans le langage courant — rembourse les frais médicaux (consultations, médicaments, hospitalisation, équipement optique, soins dentaires…) en complément de l’Assurance maladie. La prévoyance, quant à elle, compense la perte de revenus lorsqu’un problème de santé vous empêche de travailler.
En d’autres termes, votre complémentaire santé vous aide à faire face à vos dépenses de soins ; votre contrat de prévoyance sécurise vos revenus en cas d’aléa de la vie. Ces deux types d’assurances ne couvrent donc pas les mêmes besoins, mais se complètent.

Le chiffre clé : 75 %

C’est la proportion des salariés qui bénéficient d’au moins une garantie de prévoyance en France.

« 15e Baromètre de la prévoyance » publié par le Centre technique des institutions de prévoyance (CTIP), 2023.

Une couverture collective avantageuse pour les salariés

C’est précisément pour améliorer cette protection de base qu’intervient la prévoyance complémentaire, et plus particulièrement la prévoyance collective proposée par l’entreprise. Ce type de contrat est souscrit auprès d’un organisme assureur par l’employeur pour le compte de ses salariés.

Cette couverture est obligatoire pour les salariés cadres, qui doivent bénéficier au minimum d’une garantie décès intégralement financée par l’employeur. Pour les salariés non-cadres, la prévoyance reste facultative, sauf si une convention collective ou un accord de branche prévoit un socle minimal de garanties — qui s’impose alors à toutes les entreprises relevant de la branche professionnelle concernée. De nombreux employeurs choisissent néanmoins d’étendre ce dispositif à l’ensemble de leurs collaborateurs.

Son fonctionnement repose sur un principe de solidarité : tous les salariés cotisent collectivement pour protéger ceux qui sont confrontés à un accident de la vie. Cette mutualisation des risques permet de répartir le coût de la protection et de vous proposer des garanties souvent plus étendues et moins onéreuses qu’un contrat individuel. Votre niveau de couverture peut toutefois varier selon l’accord d’entreprise, la convention collective applicable ou les choix de votre employeur.

Par ailleurs, dans la plupart des cas, votre entreprise participe au financement du régime : une partie de votre cotisation est prise en charge par votre employeur, l’autre est perçue directement sur votre salaire. Autre avantage : les contrats collectifs sont généralement accessibles sans distinction liée à l’âge ou à l’état de santé.

Contrairement à la prévoyance collective mise en place par l’entreprise, un contrat de prévoyance individuelle est souscrit directement par un particulier. Cette solution concerne notamment les travailleurs indépendants, mais aussi les salariés souhaitant renforcer leur protection. Les garanties et le coût sont alors adaptés à la situation personnelle de chacun.

Le saviez-vous ?

Si votre entreprise a mis en place un régime de prévoyance collective obligatoire, les cotisations prélevées sur votre salaire peuvent être déduites de votre revenu imposable, dans certaines limites fixées par la loi. Les cotisations versées par votre employeur bénéficient également d’avantages sociaux et fiscaux.

Incapacité, invalidité, décès : que couvrent les garanties ?

La prévoyance collective couvre généralement trois grands risques : l’incapacité, l’invalidité et le décès. L’incapacité correspond à une impossibilité temporaire d’exercer votre activité professionnelle en raison d’une maladie ou d’un accident. Cette situation doit être constatée par un médecin, qui prescrit un arrêt de travail. La garantie incapacité de votre contrat de prévoyance complète alors les indemnités journalières versées par l’Assurance maladie — et, dans certains cas, le maintien de salaire assuré par votre employeur — afin de compenser tout ou partie de votre perte de revenus.

Si votre capacité de travail ou de revenus est réduite d’au moins deux tiers (66 %), l’Assurance maladie peut vous reconnaître invalide et vous accorder une pension dont le montant varie selon votre degré d’invalidité. Dans ce cas, la garantie invalidité prévoit le versement d’une rente complémentaire, afin de préserver un niveau de ressources suffisant malgré la diminution ou l’arrêt de votre activité professionnelle.

La garantie décès, quant à elle, est destinée à protéger vos proches. En cas de disparition prématurée, un capital peut être versé à votre conjoint, à vos enfants ou à tout autre bénéficiaire désigné dans le contrat. Certaines garanties prévoient une rente éducation pour aider vos enfants à financer leurs études, ou encore une rente versée au conjoint survivant.

Pour renforcer ce socle de protection, certains contrats proposent également des assurances optionnelles : garantie dépendance (aide financière en cas de perte d’autonomie), garantie obsèques (financement et/ou organisation des funérailles), majoration en cas d’accident (indemnisation renforcée en cas de décès accidentel) ou encore garantie de « pré-décès » (versement anticipé du capital décès)…

Les bons réflexes pour bien connaître votre couverture

Les garanties de prévoyance restent souvent mal connues des salariés. Pourtant, quelques réflexes simples permettent de mieux comprendre votre niveau de protection et d’éviter les mauvaises surprises en cas de coup dur.
 

  • Lisez attentivement votre notice d’information
    Remis par votre employeur, ce document détaille les garanties prévues par le contrat : niveaux d’indemnisation, conditions d’intervention, exclusions éventuelles ou encore délais de carence (période pendant laquelle aucune indemnité n’est versée).
     
  • Vérifiez régulièrement la liste de vos bénéficiaires
    En cas de décès, le capital prévu au contrat est versé aux bénéficiaires que vous avez désignés. Pensez à mettre ces informations à jour après tout changement de situation familiale (mariage, naissance, séparation, divorce…).
     
  • N’hésitez pas à demander des explications
    En cas de doute, les ressources humaines de votre entreprise ou votre organisme assureur peuvent vous renseigner sur votre couverture et les éventuelles démarches à effectuer.

La retraite progressive : une nouvelle façon d'envisager la fin de carrière

Depuis le 1er septembre 2025, la retraite progressive est accessible dès 60 ans. Pour de nombreux salariés, ce dispositif ouvre une perspective inédite : celle d'une transition choisie, progressive, qui réconcilie rythme de vie et continuité professionnelle.

Publié le 02 juillet 2026 # Retraite

L'essentiel

  • La retraite progressive permet de passer à temps partiel (40 à 80 %) tout en touchant une fraction de sa pension.
  • Les droits continuent de s’accumuler, ce qui améliore la pension définitive.
  • C’est une transition choisie, qui évite la rupture brutale du départ classique.

Partir à la retraite du jour au lendemain, après des décennies d'activité, c'est une rupture que beaucoup appréhendent, et que certains vivent difficilement. La retraite progressive propose une autre voie : réduire son temps de travail tout en commençant à percevoir une partie de sa pension, sans attendre l'âge légal de départ complet. Une transition en douceur, qui laisse le temps de se préparer à ce nouveau chapitre. Depuis le 1er septembre 2025, ce dispositif est accessible dès 60 ans pour tous les salariés du secteur privé et les agents de la fonction publique. C'est deux ans plus tôt qu'auparavant, et c'est le résultat d'un accord national interprofessionnel signé à l'automne 2024 par l'ensemble des partenaires sociaux, syndicats et organisations patronales confondus. Une avancée qui traduit une conviction partagée : la fin de carrière mérite d'être accompagnée, et non subie.

Trois conditions pour en bénéficier

Pour accéder à la retraite progressive, trois conditions doivent être réunies. Avoir atteint l'âge de 60 ans. Justifier d'au moins 150 trimestres de cotisation, soit 37 ans et demi de carrière validés, tous régimes confondus. Et exercer une activité à temps partiel, dans une fourchette comprise entre 40 % et 80 % d'un temps complet. Cette dernière condition nécessite l'accord de l'employeur, qui doit désormais, si son refus est motivé, en justifier les raisons de manière formelle - une évolution significative qui renforce les droits des salariés souhaitant s'engager dans cette voie.

La retraite progressive n'est pas un retrait. C'est une transition choisie, qui permet de ralentir sans s'arrêter, et de préparer sereinement la suite.

Comment fonctionne le dispositif ?

Le principe est simple : la fraction de pension perçue est proportionnelle à la part d'activité non travaillée. Un salarié qui passe à 60 % de temps de travail perçoit ainsi 40 % de sa pension calculée sur ses droits acquis à date. S'il travaille à 70 %, il touche 30 % de sa pension. Et il continue, pendant toute cette période, à cotiser et à accumuler des droits supplémentaires, ce qui améliorera le montant de sa pension définitive au moment de la liquidation complète. C'est là l'un des atouts souvent méconnus du dispositif : la retraite progressive n'est pas un départ partiel qui fige les droits acquis. C'est une phase d'activité réduite pendant laquelle les droits continuent de s'ouvrir, ce qui peut, selon les situations, se révéler financièrement avantageux par rapport à un départ anticipé définitif.

Le chiffre clé : 60 ans

C'est l'âge auquel la retraite progressive est désormais accessible, contre 62 ans auparavant. Un gain de deux ans qui élargit considérablement le champ des possibles pour les salariés en fin de carrière.

Une opportunité de vie à saisir

Au-delà de la mécanique financière, la retraite progressive est d'abord une opportunité de vie. Elle permet de réduire progressivement la charge de travail sans renoncer à son activité, de préserver le lien avec son environnement professionnel tout en dégageant du temps pour d'autres projets (personnels, familiaux, associatifs…). Elle offre aussi la possibilité de préparer sa retraite définitive dans de meilleures conditions, psychologiques autant que financières. Pour les salariés qui approchent des 60 ans et qui ont validé une carrière suffisamment longue, il peut être utile de simuler sa situation sur le site de l'Assurance retraite, qui a intégré ce dispositif à son outil de simulation depuis septembre 2025. Un premier pas pour évaluer si cette voie correspond à ses attentes et à sa situation personnelle.

Comment activer la retraite progressive ?

1. Vérifier son éligibilité : avoir 60 ans et justifier d'au moins 150 trimestres de cotisation tous régimes confondus. Le relevé de carrière disponible sur Mon compte retraite permet de faire le point en quelques minutes.

2. En parler à son employeur : le passage à temps partiel (entre 40 % et 80 % d'un temps complet) nécessite son accord. Depuis la réforme, un refus doit être formellement justifié. Mieux vaut initier la conversation en amont, sans attendre la demande officielle.

3. Déposer sa demande : la demande se fait auprès de l'Assurance retraite, idéalement cinq mois avant la date souhaitée de démarrage. Un seul dossier suffit pour les régimes de base ; les régimes complémentaires (AGIRC-ARRCO) peuvent nécessiter une démarche séparée.

4. Ajuster chaque année : la pension versée est recalculée régulièrement en fonction du temps de travail effectif. Il est nécessaire d'attester chaque année auprès de sa caisse de retraite que la quotité de travail respecte bien les conditions requises.

Fraude à l’Assurance maladie : et si vous étiez le maillon décisif ?

Avec 723 millions d’euros de fraudes détectées et stoppées en 2025 par l’Assurance maladie, la lutte contre les abus franchit un cap. Derrière les chiffres, une réalité plus discrète s’impose : la vigilance des assurés constitue un appui décisif. Tour d’horizon des bons réflexes à adopter.

Publié le 02 juillet 2026 # Société

723 millions d’euros : tel est le montant des fraudes que l’Assurance maladie est parvenue à détecter et à stopper en 2025, soit 15 % de plus qu’en 2024. Depuis 2021, ce résultat a triplé. Cette montée en puissance s’appuie sur 1 700 agents dédiés (data scientists, juristes, praticiens conseils, enquêteurs judiciaires) et sur des outils de détection toujours plus précis. Contrairement à une idée largement répandue, les assurés ne sont pas à l’origine de l’essentiel du préjudice. S’ils représentent plus de la moitié des dossiers détectés (53 %), ils ne pèsent que 16 % des montants, soit environ 115 millions d’euros. À l’inverse, les professionnels de santé libéraux concentrent 73 % du préjudice global pour 28 % des dossiers seulement. Centres de santé, audioprothésistes, transporteurs sanitaires : ce sont eux qui détournent les sommes les plus importantes, parfois via des réseaux organisés.

Des arrêts de travail dans le viseur

Pour les assurés, le poste le plus surveillé reste celui des arrêts de travail : 49 millions d’euros de fraudes stoppées en 2025 (+17 % en un an), dont 34 millions liés à de faux arrêts. Le déploiement, depuis le 1er septembre 2025, du formulaire Cerfa sécurisé désormais obligatoire a marqué un tournant : tout arrêt papier non sécurisé est aujourd’hui rejeté. Près de 6 500 pénalités financières ont été prononcées l’an dernier à l’encontre d’assurés, pour un montant total de 25 millions d’euros, ces pénalités pouvant atteindre jusqu’à trois fois le préjudice.

Les fraudes commises par les assurés représentent plus de la moitié des dossiers, mais seulement 16 % des montants. L’essentiel du préjudice provient des professionnels de santé déviants.

Le réflexe vigilance

Au-delà des comportements individuels, chaque assuré peut jouer un rôle actif. La première étape consiste à vérifier régulièrement son relevé de remboursements de soins. Une consultation jamais réalisée, un acte facturé en double, un soin imputé chez un praticien que vous n’avez pas consulté : autant de signaux, anodins en apparence, qui peuvent révéler une fraude à la facturation par un professionnel de santé.

Depuis septembre 2024, l’Assurance maladie a ouvert une voie de signalement directement intégrée au compte ameli. Quelques étapes suffisent : interroger le chatbot avec la mention « signaler un remboursement suspect », accéder à la messagerie sécurisée, sélectionner le motif « Remboursements des soins » et cocher la case « Signaler un acte médical ou un soin non réalisé ». Depuis le premier trimestre 2026, le signalement est encore plus simple : il s’effectue directement depuis la rubrique « Mes paiements ». Pour aiguiser cette vigilance, l’Assurance maladie envoie désormais un mail à chaque remboursement effectué, invitant l’assuré à vérifier son compte.

Les premiers résultats sont parlants : début 2026, près de 2 000 signalements avaient déjà été reçus, dont 430 ont conduit à des investigations approfondies. Ces seuls signalements ont permis d’éviter près de 150 000 euros de fraudes.

Vérifier son relevé de remboursements ne prend que quelques minutes. C’est le geste le plus simple et le plus efficace pour participer à la lutte contre la fraude.

Se protéger des arnaques qui usurpent l’Assurance maladie

L’autre versant de la vigilance, c’est la protection face aux escroqueries qui ciblent directement les assurés. Phishing par mail, SMS frauduleux, appels téléphoniques, courriers déposés dans la boîte aux lettres avec QR code à flasher : les techniques se renouvellent en permanence. Toutes poursuivent le même objectif, à savoir récupérer numéro de sécurité sociale, coordonnées bancaires ou identifiants ameli.

Quelques règles simples permettent de déjouer ces tentatives. L’Assurance maladie ne demande jamais, par mail ou SMS, vos identifiants, votre mot de passe ou vos coordonnées bancaires. Elle ne facture jamais l’envoi d’une carte Vitale. Ses SMS proviennent toujours du numéro 38 663 et commencent par « ASSURANCE MALADIE ». Ses mails se terminent par @ameli.fr, @info.ameli.fr, @assurance-maladie.fr ou @app.assurance-maladie.fr.

En cas de doute, ne cliquez sur aucun lien : connectez-vous directement sur ameli.fr et signalez le message frauduleux. Pour un SMS, transférez-le au 33 700. Pour un mail, signalez-le sur https://internet-signalement.gouv.fr (plateforme Pharos). Pour un courrier suspect, contactez votre CPAM au 3646.

Le chiffre clé : 150 000 euros

C'est la somme de la fraude évitée grâce aux 2 000 signalements effectués en 2025.

Une affaire collective

Derrière chaque euro fraudé, ce sont des cotisations détournées de leur usage : financer les soins, indemniser les arrêts, couvrir les prestations auxquelles chacun a droit. À l’échelle du pays, la Cour des comptes estime que le montant réel de la fraude pourrait atteindre 2 milliards d’euros par an, soit près du triple de ce qui est aujourd’hui détecté.

Vérifier ses remboursements, signaler un acte douteux, refuser de céder à une tentative d’hameçonnage : ces gestes, à l’échelle individuelle, paraissent modestes. Multipliés par les millions d’assurés qui les adoptent, ils deviennent un levier décisif. La lutte contre la fraude ne se joue pas seulement dans les services d’enquête : elle commence dans la consultation attentive d’un relevé de soins.

Signaler une fraude : mode d’emploi

Depuis septembre 2024, tout assuré peut signaler un remboursement suspect directement depuis son compte ameli. La procédure est encore simplifiée depuis le premier trimestre 2026 : elle s’effectue en quelques clics depuis la rubrique « Mes paiements ».

Comment procéder ?
1. Se connecter à son compte ameli (web ou application).
2. Repérer dans « Mes paiements » un remboursement qui ne correspond à aucun soin reçu.
3. Suivre le parcours de signalement intégré au compte.

Pour signaler une tentative d’arnaque :
SMS frauduleux : transfert au 33 700.
Mail suspect : signalement sur https://internet-signalement.gouv.fr (plateforme Pharos).
Courrier ou appel suspect : contact direct avec sa CPAM au 3646.

Quand la culture s’adapte à chacun

Et si aller au cinéma ou au théâtre était vraiment accessible à tous ? C’est le pari de l’association Culture Relax, soutenue par AG2R LA MONDIALE.

Publié le 02 juillet 2026 # Action sociale

Aller au cinéma, au théâtre ou à l'opéra : pour beaucoup, c'est un geste simple, presque anodin. Pour les personnes en situation de handicap et leurs proches aidants, c'est souvent une tout autre histoire : obstacles pratiques, environnement mal adapté, regard des autres. Autant de freins qui, mis bout à bout, finissent par décourager, notamment les familles. C'est précisément ce que l'association Culture Relax cherche à changer. En développant et en labellisant des séances inclusives dans les cinémas et salles de spectacle partenaires, elle ouvre les portes de la culture à toutes et à tous, que l'on soit en situation de handicap ou non, que l'on accompagne un proche ou que l'on vienne simplement passer un bon moment.

Aller au spectacle ensemble, sans que cela demande un effort particulier à qui que ce soit.

Des séances pensées pour le confort de tous

Lors de ces séances mixtes, les personnes concernées par un handicap (autisme, polyhandicap, handicap intellectuel, cognitif, psychique) ainsi que leurs aidants (famille, fratrie…) bénéficient d'un accueil personnalisé assuré par des bénévoles formés à cet effet. Les conditions sont aménagées pour que chacun puisse profiter de la séance sereinement : tarif réduit, son légèrement diminué, lumières progressives, zones de temps calme disponibles, supports simplifiés pour mieux comprendre le programme. En début de séance, une courte présentation invite l'ensemble du public à entrer dans la démarche. Un moment de sensibilisation discret, mais qui change le regard. Ces séances ne sont pas des événements à part, réservés à un public spécifique. Elles sont ouvertes à tous, dans les mêmes salles, au même créneau. C'est là toute la force du modèle : l'inclusion ne passe pas par la séparation, mais par l'adaptation.

Un projet soutenu par AG2R LA MONDIALE

L'action sociale d'AG2R LA MONDIALE, à travers son institution AG2R Agirc-Arrco, soutient le développement de Culture Relax. Un engagement qui s'inscrit dans une vision plus large : contribuer à une société plus inclusive, renforcer le lien social, et soutenir concrètement les aidants et les familles qui, au quotidien, cherchent des espaces où se retrouver sans avoir à anticiper chaque obstacle. Parce que la culture est un droit, pas un privilège, et que le plaisir de partager une séance ensemble ne devrait dépendre ni d’un diagnostic, ni d’une situation de handicap.

Découvrez les dispositifs Culture Relax près de chez vous ici. Programmation jusqu’au 15 juillet puis redémarrage à la rentrée.

Festival Shakespeare à Vincennes (© T. Guillaume).

Géolocalisez vos professionnels de santé en quelques clics

Vous souhaitez accéder, depuis votre ordinateur ou votre smartphone, à la liste des professionnels de santé pratiquant le tiers payant et situés à proximité ? Suivez le guide !

Publié le 02 juillet 2026 # Services

Via l’Espace client


Deux possibilités s’offrent à vous depuis la page d’accueil :
 

1. En cliquant sur le bouton « Voir tous vos remboursements » :
 

 

  • suivez ensuite le lien « Localisez un professionnel de santé » dans le pavé « Trouvez votre professionnel de santé » situé en bas de la page, 
  • sélectionnez une catégorie de professionnels puis rentrez une adresse ou cliquez sur le bouton « Autour de moi pour vous géolocaliser » (il est possible, pour les catégories Optique médicale et Audioprothèses uniquement, de restreindre la recherche aux professionnels du réseau Itelis en cochant la case correspondante),
  • la liste des professionnels à proximité s’affiche à l’écran.

 

2. En cliquant à droite sur « Accédez à nos services » :
 

AAVC_juin26_Facilitez_vous_la_vie_avec_nos_services.png

 

  • dans le pavé « Réseau de soin », cliquez sur « Découvrir le service »,
  • cliquez sur le second lien pour accéder au service,
  • sélectionnez une catégorie de professionnels puis rentrez une adresse ou cliquez sur le bouton « Autour de moi pour vous géolocaliser » (il est possible, pour les catégories Optique médicale et Audioprothèses uniquement, de restreindre la recherche aux professionnels du réseau Itelis en cochant la case correspondante),
  • la liste des professionnels à proximité s’affiche à l’écran. 

 

L’Espace Client est accessible depuis le site Internet d’AG2R LA MONDIALE, en haut à droite de la page d’accueil.

 


Via l’application « Côté Santé »
 

Depuis la page d’accueil de l’application :
 

AAVC_juin26_Mes_services.png

 

  • appuyez sur le bouton « Mes services », 
  • sur l’écran suivant, choisissez « Réduire vos dépenses »,
  • sélectionnez une catégorie de professionnels puis rentrez une adresse ou cliquez sur le bouton « Autour de moi » (il est possible, pour les catégories Optique médicale et Audioprothèses uniquement, de restreindre la recherche aux professionnels du réseau Itelis en cochant la case correspondante),
  • la liste des professionnels à proximité s’affiche sur l’écran.

 

L’application « Côté Santé » est téléchargeable sur les systèmes d’exploitation iOS et Android.

 

Exemple de résultats de recherche :

 

AAVC_juin26_professionnels_de_sante_a_proximite.png