Retraite

Comment est calculée la surcote de la retraite ?

Le mécanisme de la surcote peut majorer votre pension de retraite de base, si vous décidez de travailler au-delà de l’âge légal de la retraite, et du nombre de trimestres cotisés nécessaires. Une opportunité à saisir !

Comment est calculée la surcote de la retraite ?

La surcote, pour valoriser les trimestres supplémentaires cotisés

Pour bénéficier d’une retraite à taux plein, vous devez remplir deux conditions :

  •  avoir atteint l’âge légal de la retraite (actuellement fixé à 62 ans pour les salariés nés à partir de 1955),
  •  avoir cotisé le nombre requis de trimestres (soit 160 à 172 trimestres, selon votre année de naissance, tous régimes confondus).

Dans ce cas, le montant de votre pension de retraite de base représentera 50 % du salaire moyen, calculé à partir des 25 meilleures années de revenus.

Mais pour encourager les futurs retraités à prolonger leur activité, les trimestres supplémentaires cotisés – donc au-delà des 160 à 172 trimestres selon votre année de naissance – donnent droit à une surcote. Autrement dit, ils vous permettent de bénéficier d’une majoration de votre pension de retraite de base. 

  
Le mode de calcul de la surcote

Si vous avez travaillé assez pour bénéficier d’une retraite à taux plein, vous pouvez donc décider de continuer à travailler en tant que salarié, fonctionnaire ou indépendant – et donc à cotiser – pour augmenter votre future retraite.  

Chaque trimestre validé supplémentaire entrainera une majoration du montant de votre retraite, généralement de 1,25 % (taux de surcote par trimestre supplémentaire appliqué dans la plupart des régimes de base).  
 
Par exemple ? Arrivé à 62 ans, vous avez accumulé assez de trimestres cotisés : vous pouvez toucher votre pension de retraite à taux plein. Calculée sur les 25 meilleures années de toute votre carrière professionnelle, cette pension sera de 12 000 euros annuels (auxquels s’ajoutera la retraite complémentaire bien sûr : Agirc-Arrco, SSI complémentaire, …).  Si vous décidez de retarder votre départ en retraite, et de travailler une année de plus, vous validez 4 trimestres supplémentaires. Vous allez augmenter votre pension de 4 fois 1,25 %, soit 5 %. Votre retraite de base atteindra donc 12 600 euros, ce qui représente 50 euros supplémentaires chaque mois.  
 
La retraite complémentaire, elle, n’est pas impactée par le mécanisme de surcote. Toutefois, en continuant à travailler, vous continuez à accumuler des points qui l’augmenteront elle aussi. 

 
Comment bénéficier de la surcote ?

Pour bénéficier de cette augmentation de votre pension de retraite de base, aucune démarche n’est requise : lors de votre départ en retraite, le calcul sera automatique si la durée de cotisation requise est dépassée. En 2017, plus de 13% des Français partant en retraite ont bénéficié ainsi d’une surcote.

Sachez enfin que la surcote n’est pas plafonnée : une aubaine pour les seniors qui n’ont pas envie d’abandonner leur activité trop tôt. Vous pouvez par exemple travailler six ans de plus, et bénéficier ainsi de 24 trimestres de plus en augmentant votre pension de retraite de 30%. 

 
Quel taux pour la surcote ?

Pour les salariés du privé, les fonctionnaires et les indépendants, le taux appliqué depuis le 1er janvier 2009 est de 1,25 % par trimestre supplémentaire cotisé. Attention, un trimestre validé doit correspondre à un trimestre travaillé : un arrêt maladie ou une période de chômage ne sont pas comptabilisés.

Pour les professions libérales, la surcote est de 0,75 % mais tous les trimestres sont comptabilisés, y compris les trimestres assimilés (trimestre de maladie par exemple). 

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