Quelle est la part d’actifs qui se sent reconnue au travail ?
Une majorité d’entre eux, puisque six travailleurs sur dix s’estiment reconnus à leur juste valeur. Parmi eux, 15 % se disent « tout à fait » reconnus par leur organisation. À l’inverse, quatre sur dix jugent que leurs efforts ne sont pas suffisamment valorisés – dont 12 % ne s’estiment pas du tout reconnus. Ce ressenti varie fortement selon le poste, la taille de l’entreprise et leur degré d’autonomie.
Chez quels profils ce sentiment de reconnaissance est-il le plus élevé ?
Les profils qui se sentent le plus reconnus regroupent notamment les actifs ayant des fonctions managériales (69 % d’entre eux), les salariés appartenant aux catégories socioprofessionnelles supérieures ou CSP+ (64 %) et ceux travaillant dans les petites entreprises (65 %), dont on peut penser qu’ils bénéficient d’une plus grande proximité avec leur hiérarchie. Les télétravailleurs (68 %), les moins de 40 ans (67 % des moins de 31 ans et 64 % des 31-40 ans), mais aussi les aidants (66 %) expriment eux aussi un niveau de reconnaissance supérieur à la moyenne.
À l’inverse, qui se sent le moins reconnu dans son organisation ?
Les femmes avec enfants (56 %), les plus de 40 ans (57 % des 41-50 ans et 56 % des plus de 51 ans), les salariés des grandes entreprises (54 %) ainsi que les « non-managers » (50 %) sont moins nombreux à ressentir de la considération. Le sentiment de reconnaissance semble donc étroitement lié à la proximité managériale, au contexte organisationnel, mais aussi à l’existence de contraintes familiales. Ces différences invitent à renforcer l’inclusion au travail et soulignent l’importance d’un accompagnement plus individualisé de la part des employeurs.
Quel lien entre reconnaissance, santé et engagement au travail ?
La corrélation est forte : les salariés qui se sentent reconnus sont deux fois plus nombreux à percevoir un impact positif du travail sur leur santé mentale (64 % contre 29 % parmi ceux qui ne se sentent pas reconnus). On observe le même écart s’agissant de l’engagement au travail : seuls 6 % des salariés qui se sentent reconnus ont connu un arrêt de longue durée – supérieur à 20 jours – sur l’année écoulée, contre 12 % parmi ceux qui ne se sentent pas reconnus. Le sentiment de reconnaissance apparaît ainsi comme un levier majeur de bien-être psychologique et de présence au travail.
Quels sont les principaux facteurs d’épanouissement professionnel, selon les actifs ?
Les trois critères les plus cités sont l’autonomie dans le travail (39 % des répondants), l’ambiance et les relations entre collègues (38 %), et l’équilibre vie personnelle-vie professionnelle (36 %). Viennent ensuite deux dimensions relevant du ressenti personnel : la reconnaissance du travail accompli (29 %) et le sentiment d’être utile ou d’avoir un impact (28 %). Ces réponses devancent nettement les aspects strictement liés à la carrière, tels que les perspectives d’évolution ou de mobilité (10 %) ou le développement des compétences (9 %). Des chiffres qui démontrent que l’épanouissement et la motivation reposent avant tout sur la qualité des conditions de travail au quotidien – relations, équilibre, sens… –, confirmant une évolution profonde du rapport au travail, aujourd’hui davantage centré sur le bien-être des actifs.