Le sport, un enjeu de performance durable

Longtemps considérée comme un temps purement personnel, la pratique sportive fait aujourd’hui une entrée remarquée dans le champ de la santé au travail. Ce n’est plus seulement une question de bien-être individuel : c’est un enjeu de performance durable, de prévention des risques et de cohésion interne. Car si l’on sait que trop de sédentarité nuit à la santé, on mesure désormais ses effets directs sur l’absentéisme, les arrêts maladie et les troubles musculosquelettiques (TMS), qui représentent encore la grande majorité des maladies professionnelles reconnues en France, selon Santé publique France(1).

Bouger, un réflexe encore trop souvent hors du travail

Les médecins sont formels : deux heures et demi à cinq heures d’activité physique modérée par semaine réduisent significativement le risque de maladies cardiovasculaires, de diabète, de certains cancers et de dépression(2). L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) constatait pourtant en 2022 que seulement 60 % des Français atteignent ces recommandations. Le paradoxe est bien là : si une majorité de salariés pratiquent une activité sportive, elle se déroule souvent en dehors du cadre professionnel. Or, les actifs passent désormais plus de 7 heures par jour en position assise en moyenne(3). Les spécialistes parlent d’un double enjeu : continuer à faire du sport en dehors du travail, oui, mais aussi réintroduire du mouvement dans les journées de bureau. Ce mouvement peut prendre ses formes simples : réunions debout, marches entre deux rendez-vous, escaliers plutôt qu’ascenseur, micro-pauses musculaires. Des gestes anodins, mais décisifs pour limiter la sédentarité et se révéler, in fine, profitables à l’entreprise. Selon une étude de Goodwill Management et du Medef, un salarié physiquement actif réduit de 7 % le coût des dépenses de santé et mécaniquement l’absentéisme. 

Des dispositifs encore trop timides dans les entreprises

Notre baromètre le montre : 56 % des organisations ne proposent pas de dispositif de promotion de l’activité physique, et lorsqu’ils existent, seuls 17 % des salariés y ont recours. Pourtant, les bénéfices à espérer pour les entreprises sont là. Une étude américaine publiée en 2023(4) conclut que les programmes de sport au travail améliorent la condition physique et réduisent leurs douleurs musculosquelettiques. L’Académie nationale de médecine va plus loin : « Les TMS et l’épuisement psychologique sont à l’origine d’un coût annuel supérieur à 100 milliards d’euros pour l’économie française »(5). A quoi ressemble une organisation en avance sur ce sujet ? Certaines entreprises ont multiplié les pistes : salles ou espaces dédiés à l’activité physique, interventions de coachs en activité physique adaptée, challenges collectifs internes, incitation à la mobilité active (vélo, marche…), créneaux d’activités intégrés dans le temps de travail, etc. Le message est clair : la clé n’est pas seulement d’offrir une salle ou un abonnement, mais d’intégrer le mouvement dans la culture interne.

TMS : une sensibilisation pas suffisamment approfondie

Les troubles musculosquelettiques restent le premier motif de maladie professionnelle en France. Selon l’Institut national de recherche et de sécurité (INRS), leur prévention ne peut être efficace que si elle repose sur trois leviers : l’ergonomie, l’organisation du travail et la formation aux gestes et postures. Or, trop souvent, la sensibilisation à ces problématiques consiste en des sessions ponctuelles, théoriques et peu contextualisées. Les experts recommandent désormais des démarches plus continues : observations de terrain, accompagnements personnalisés, appropriation par les équipes, adaptation des postes et supports visuels réguliers. L’objectif n’est plus seulement d’apprendre à « bien se pencher », mais de repérer et de corriger les contraintes réelles liées à l’activité.

Vers une culture du mouvement au travail

Encourager l’activité physique et renforcer la prévention des TMS ne relève plus du « plus » social. C’est un outil de transformation durable, au bénéfice des salariés comme des entreprises. Les décideurs qui s’emparent du sujet ne parlent plus seulement de sport, mais de santé, de performance collective, de prévention et d’attractivité employeur. Trois pistes se dégagent :

  • accompagner les salariés vers plus de mouvement, même modéré,
  • structurer des dispositifs réellement utilisables et visibles,
  • passer d’une sensibilisation théorique à une prévention intégrée des TMS.

Bouger plus, prévenir mieux : et si la santé au travail commençait par là, dans cette révolution silencieuse du quotidien professionnel ?

 

(1) Programme de surveillance des maladies à caractère professionnel en France (2023).
(2) Organisation mondiale de la Santé, « Guideline on physical activity and sedentary behaviour », 2020).
(3) Observatoire national de l’activité physique et de la sédentarité, « Activité physique et sédentarité en milieu professionnel » (2017).
(4) Étude publiée dans Systematic Reviews sur les impacts des programmes d’activité physique en entreprise.
(5) « Activités physiques et sportives au travail, une opportunité pour améliorer l’état de santé des employés » (2022)

Les résultats de notre enquête

Bonne nouvelle : 7 actifs sur 10 sont sportifs ! Plus de 40 % d’entre eux pratiquent en effet une activité plusieurs fois par semaine, tandis que 10 % ne fait jamais de sport. A noter que 7 % d’entre eux ne prend le temps de faire du sport que pendant les vacances.

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Deuxième élément saillant de ce chapitre : plus de la moitié des organisations (56 %) ne propose pas de dispositif de promotion de l’activité physique à ses collaborateurs, tandis qu’un peu plus d’un tiers des actifs (37 %) déclarent que leur organisation propose des dispositifs pour promouvoir l’activité physique. A noter que seuls 17 % des répondants déclarent y avoir déjà eu recours.

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Dernier enseignement : la sensibilisation aux gestes et postures visant à limiter les troubles musculosquelettiques progresse mais reste trop souvent superficielle. En effet, si 7 actifs sur 10 y sont sensibilisés, seuls 22 % se déclarent « tout à fait » sensibilisés à ces gestes et postures tandis que 9 % ne le sont pas du tout.

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AG2R LA MONDIALE sponsor des épreuves de course à pied dans les territoires

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Avec plus de 12 millions de pratiquants en France, la course à pied constitue un levier majeur de prévention santé et de lien social. Accessible à tous, quelle que soit la condition physique, elle favorise la pratique régulière d'un sport, sous la forme de course ou de marche, seul ou à plusieurs, et créé des moments forts de convivialité. Fort de près de 30 ans d’engagement dans le sport, AG2R LA MONDIALE ouvre une nouvelle page de son histoire de sponsoring sportif en choisissant la course à pied, sous toutes ses formes et dans tous les territoires. Un sport accessible, inclusif, porteur de valeurs solidaires et qui participe à la prévention de la santé physique et mentale. En soutenant le développement de cette discipline populaire, AG2R LA MONDIALE réaffirme sa volonté de promouvoir une activité physique bénéfique tout au long de la vie. Ce choix s’inscrit pleinement dans les métiers du Groupe autour de la santé, de la prévention et dans ses engagements solidaires pour accompagner le Bien grandir, le Bien vivre et le Bien vieillir.


Deux événements emblématiques pour lancer ce nouvel engagement

Dès 2026 et pour au moins trois éditions, AG2R LA MONDIALE devient partenaire titre du 10K Montmartre AG2R LA MONDIALE et partenaire majeur du HOKA Semi de Paris. Organisées par Amaury Sport Organisation, ces deux courses parisiennes incarnent une approche inclusive et collective :

 Le 10K Montmartre AG2R LA MONDIALE, un nouveau 10 km urbain et convivial au cœur d’un quartier emblématique, dont la première édition se tiendra le 18 janvier prochain ;

 Le HOKA Semi de Paris, grand rendez-vous du début d’année et l’un des plus grands semis au monde avec plus de 54 000 participants en 2025, proposera également une nouvelle course solidaire d’1 km, accessible à toutes et tous. Ces partenariats marquent la première étape d’une stratégie qui se déploiera dans les mois à venir sur l’ensemble du territoire avec des courses de typologies différentes.