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La télémédecine est-elle beaucoup pratiquée ? DR

La télémédecine est-elle beaucoup pratiquée ?

La télémédecine a connu un regain avec l’épidémie de coronavirus. Avant ces circonstances exceptionnelles, elle était déjà jugée comme une pratique d’avenir, répondant aux besoins de patients habitant loin ou se déplaçant avec peine.

Un attrait certain 

8 Français sur 10 connaissent la télémédecine.  

Elle est aussi bien connue des soignants : 84% d’entre eux en connaissent même toutes ses déclinaisons (téléconsultation, téléexpertise et télésoin), selon un baromètre Odoxa commandé par l’Agence du numérique en santé en janvier 2020. La moitié des soignants (médecins et infirmiers) interrogés aimeraient avoir recours à la télémédecine.  

Chez les patients, la proportion est légèrement plus faible : 4 sur 10 se déclarent intéressés.  

 

Une pratique plus limitée 

En réalité, la pratique de la télémédecine est encore peu répandue : seuls 6% des patients et 13% des médecins l’ont expérimentée lors d’une téléconsultation. Parmi ces médecins, un sur deux déclare qu’elle « est désormais inscrite dans ses pratiques ».  

Ceux qui n’ont jamais testé cette pratique justifient cette situation par le manque d’outils nécessaires, pour 43% d’entre eux. Une proportion similaire de médecins indiquent qu’ils préfèrent voir leurs patients en consultation physique et 5% estiment que leurs patients ne sont pas « prêts » pour la télémédecine. 

 

Dans quelles conditions ?  

Plus d’une téléconsultation sur deux a eu lieu alors que le patient se trouvait à son domicile, renseigne l’institut de sondage.  

Elle se révèle également utile lorsque le patient est en situation de dépendance. Ainsi, une téléconsultation sur quatre a eu lieu alors que le patient se trouvait dans un établissement de santé et 22% lorsque celui-ci se trouvait en maison de retraite.   

Les médecins ayant utilisé la télémédecine ont opté pour cette pratique pour des patients qui habitent loin du cabinet (49% des téléconsultations réalisées), qui « se déplacent avec peine » (27%) ou qui sont « hospitalisés ou hébergés en Ehpad » (22%). La « nécessité » de la téléconsultation « l’emporte donc largement sur le confort », analyse Odoxa. 

 

Des utilisateurs majoritairement convaincus 

Les personnes ayant testé la téléconsultation sont majoritairement convaincues : 71% des patients et 86% des médecins sont satisfaits. C’est la technique défaillante (image floue, son haché, ...) qui est le principal élément d’insatisfaction. 

 

Concernant les actes qui se prêtent particulièrement à la téléconsultation, 82% des patients listent la demande de papiers administratifs, le renouvellement d’ordonnance (80% d’entre eux) ou la lecture de résultats d’examens complémentaires (76%).  

 

Les médecins seraient moins enclins à procéder au renouvellement d’ordonnances par ce biais (64% y sont favorables). Ils identifient davantage les atouts de la téléconsultation pour un suivi de résultats d’examens complémentaires (à 87%), ou pour répondre à un patient qui souhaite un complément d’information. 

 

Patients et médecins tombent d’accord sur un aspect : la téléconsultation peut faire gagner du temps aux praticiens. Les deux parties soulignent aussi l’utilité de la télémédecine pour « reconnecter les territoires en déserts médicaux ».  

 

En revanche, 7 patients sur 10 pensent que cette pratique va déshumaniser la relation entre le patient et son médecin. Un point de vue partagé par les professionnels.  

 

Une pratique d’avenir 

Enfin, 64% des médecins qui n’ont jamais fait de téléconsultation « sont persuadés qu’ils y viendront », souligne le sondage. Ils anticipent de l’utiliser pour les patients très âgés, mais aussi pour tous les patients ayant du mal à se déplacer, par exemple en cas de handicap.

 

 

Infographie téléconsultation DR
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