Santé-Prévoyance
Santé digitale : un « secteur prioritaire » d’investissement public DR

Santé digitale : un « secteur prioritaire » d’investissement public

Des experts missionnés par Bercy préconisent d'accompagner le développement de ce « marché émergent ». Un marché qui pèse aujourd’hui 80 milliards de dollars (environ 72 milliards d’euros) dans le monde.

Préparer la transition démographique 

La santé digitale doit être un « secteur prioritaire » d’investissement public dans la stratégie de soutien aux « marchés émergents à forts enjeux de compétitivité », estime un collège d’experts. Missionné par les ministres de l’Économie et de l’Enseignement supérieur, ce collège a rendu un rapport en février 2020 intitulé « Faire de la France une économie de rupture technologique ».  

Soutenir l’innovation dans ce secteur permettra « d’anticiper, de préparer et d’encourager les grandes transitions », notamment démographique et numérique, « tout en garantissant notre souveraineté nationale ». 

 

Forte croissance du secteur 

D’ici à 2024, la croissance du secteur de la santé digitale devrait s’élever à 8% par an. Cela est dû au « vieillissement de la population », selon les experts, qui évaluent à 11 milliards de dollars par an les soins de longue durée aux personnes âgées.  

Mais le secteur croît également en raison du « développement de maladies chronique avec la recherche d’une prise en charge plus efficiente et plus intégrée dans la vie médicale », ou encore du fait du « besoin d’optimisation du parcours patient », justifié par la demande de « soutenabilité du système de santé ».  

 

Imposer les standards français 

La France « a le potentiel de se positionner comme leader » sur le marché de la santé digitale, estiment les experts. Ils préconisent plutôt de « favoriser l’émergence et la consolidation d’entreprises de taille moyenne françaises », alors qu’aujourd’hui start-ups, PME et grandes entreprises se côtoient.  

Il est nécessaire que les acteurs français s’emparent de « nouvelles parts de marché », conseillent-ils, afin notamment « d’imposer nos standards, en termes de génération et de gestion de données, dont dépend drastiquement le développement de ces solutions numériques ».  

Du côté des pouvoirs publics, les experts notent l’existence du Health Data Hub et de la Délégation numérique en santé, installée en avril 2019.  

Partager sur les réseaux sociaux