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Quel sera le montant de ma future retraite ?

Publiée au Journal officiel le 15 avril 2023, la réforme des retraites s'applique depuis le 1er septembre.

Quels effets aura-t-elle sur le montant de votre future pension ?

Comment celle-ci est-elle calculée ? Éclairage.  

 

Contenu mis à jour le 7 novembre 2023

Comment fonctionne le système actuel ?

Tout au long de votre carrière professionnelle, vous versez des cotisations auprès des régimes de retraite obligatoires (de base et complémentaire) auxquels vous êtes affilié en fonction de votre catégorie socio-professionnelle. Lors de votre départ à la retraite, les droits accumulés vous sont reversés sous forme de pension. Vous percevez alors une pension de retraite de base et une pension de retraite complémentaire. Certaines professions relèvent toutefois d’un seul régime gérant à la fois retraite de base et retraite complémentaire (par exemple, la CNBF pour les avocats libéraux).


Si vous êtes polypensionné, c’est-à-dire que vous avez exercé plusieurs professions relevant de différentes caisses de retraite (salarié du secteur privé, agent du secteur public, artisan, commerçant, profession libérale…), vous obtiendrez une pension de chaque caisse à laquelle vous avez été affilié ou une seule pension de votre dernière caisse d'affiliation dans le cadre de la liquidation unique des régimes alignés ou Lura (voir plus loin).

 

Ainsi, si vous avez été salarié du secteur privé, puis agent titulaire d’une collectivité territoriale tout en exerçant une activité d’artisan indépendant, vous percevrez :

  • une retraite de base versée par l'Assurance retraite du régime général de la Sécurité sociale (au titre de votre activité de salarié et d’artisan) ;
  • une retraite complémentaire versée par l'Agirc-Arrco (au titre de votre activité de salarié) ;
  • une retraite complémentaire versée par la Sécurité sociale des indépendants ou SSI (au titre de votre activité d'artisan)
  • une retraite versée par la CNRACL (au titre de votre activité de fonctionnaire territorial).
     

En revanche, depuis 2017, les polypensionnés ayant cotisé dans au moins deux des trois régimes alignés – régime général des salariés du privé, Sécurité sociale des indépendants (artisans, commerçants et industriels) et régime des salariés agricoles – liquident l’ensemble de leur retraite de base auprès de leur dernier régime d’affiliation (interlocuteur unique). Ces assurés perçoivent à ce titre une seule pension de base. Cette simplification est rendue possible depuis la mise en place de la liquidation unique des régimes alignés (Lura), effective pour les assurés nés à partir du 1er janvier 1953. 

 

Pour connaître le montant total de votre pension, il vous faut donc additionner votre (ou vos) retraite(s) de base et votre (ou vos) retraite(s) complémentaire(s). Or, dans ces deux régimes, les règles de calcul des pensions diffèrent. 


Nous vous présentons ci-dessous les mécanismes de calcul généraux, sans pouvoir détailler les nombreuses exceptions, cas particuliers et autres spécificités d’un système très complexe (pension de réversion, invalidité, etc.).
 

 

Le calcul de la pension de base (dans le régime général et les régimes alignés)

Le montant de votre retraite de base dépend de trois paramètres principaux : votre revenu annuel moyen, le taux de liquidation appliqué à ce revenu annuel moyen et votre durée d'assurance
 

La formule de calcul 

Dans le régime général et les régimes alignés, le montant de votre pension de retraite de base est déterminé ainsi : 
 

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Le revenu annuel moyen

C’est la moyenne des revenus ayant donné lieu à cotisation. Pour les actifs affiliés au régime général de la Sécurité sociale (salariés du secteur privé, artisans, commerçants et industriels, contractuels de droit public…), la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav) prend en compte la moyenne des revenus (ou des salaires bruts) des 25 meilleures années de votre carrière. Ce, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale (Pass) des années concernées, ce qui signifie que la part des revenus dépassant ce plafond n'est pas prise en compte. 

Le revenu annuel moyen inclut les primes, les heures supplémentaires ou encore les indemnités de congé maternité, mais pas les allocations chômage. Si vous avez cotisé à plusieurs régimes, la prise en compte de vos 25 meilleures années concernera l’ensemble de ces régimes. 


 

Le taux de liquidation

C’est le pourcentage du revenu annuel moyen qui vous sera versé une fois à la retraite. Ce taux de liquidation est calculé en fonction de votre âge de départ et de votre durée d'assurance. Il varie entre 42,5 et 50 %

Une pension de retraite à taux plein est égale à 50 % du revenu annuel moyen. Pour en bénéficier, vous devez remplir l'une de ces deux conditions : 

  • vous avez atteint l’âge légal de départ (64 ans pour les assurés nés après 1968) et vous justifiez de la durée d'assurance requise pour obtenir le taux plein (également appelée « durée de référence »), qui dépend de votre année de naissance ; 
  • vous avez atteint l’âge du taux plein automatique fixé à 67 ans, quelle que soit votre durée d’assurance. 
     

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Si vous partez à la retraite avant 67 ans avec une durée d'assurance inférieure à la durée de référence, votre taux de liquidation est minoré avec une réduction (appelée décote) de 1,25 % par trimestre manquant, jusqu'à un plancher de 42,5 %. Le taux de 50 % est ainsi réduit de 0,625 (50 x 1,25 %) par trimestre manquant. 

À l’inverse, si vous partez à la retraite après 64 ans avec une durée d'assurance supérieure à la durée de référence, le montant de votre pension est majoré avec une augmentation (appelée surcote) de 1,25 % par trimestre supplémentaire accompli. Contrairement à la décote, la surcote n’est pas limitée en durée. 

Les salariés et travailleurs indépendants relevant du régime général bénéficient d'une majoration de 10 % du montant de leur pension de retraite s'ils ont eu 3 enfants ou plus. La réforme étend cette bonification aux avocats et professionnels libéraux. 

Les dispositifs de départ anticipé (pour carrière longue, handicap, incapacité permanente ou inaptitude au travail) ont été adaptés dans le cadre de la réforme. Ils permettent aux assurés concernés, sous certaines conditions, de partir à la retraite à taux plein avant l'âge légal.

 

La durée d'assurance

Dans les régimes de base, la durée d’assurance s’exprime en trimestres validés. Contrairement aux idées reçues, le nombre de trimestres validés ne correspond pas à la durée d’activité réelle. Il dépend uniquement des revenus perçus (et donc des cotisations versées) sur une période donnée. 

Ainsi, pour valider un trimestre, il faut percevoir dans l'année un salaire soumis à cotisations représentant 150 fois le montant du Smic horaire brut. Au 1er janvier 2023, celui-ci était fixé à 11,27 €. Il faudra donc percevoir, dans l'année, un revenu brut d'au moins 1 690,50 € pour valider un trimestre en 2023, 3 381 € pour valider deux trimestres, 5 071,50 € pour valider 3 trimestres et 6 762 € pour valider 4 trimestres. 


À noter : quels que soient vos revenus, vous ne pourrez pas valider plus de 4 trimestres par année. Par ailleurs, si vos revenus annuels dépassent le plafond de la Sécurité sociale (Pass) de l'année considérée (43 992,00 € pour 2023), la part de vos revenus dépassant ce plafond n'est pas prise en compte.

Votre durée d’assurance comprend l'ensemble des trimestres validés au cours de votre carrière (tous régimes de base confondus), soit : 

  • vos trimestres cotisés : ce sont les périodes d'activité professionnelle au cours desquelles vous avez cotisé à votre régime de base ;
  • vos trimestres assimilés : il s’agit des périodes d'interruption d’activité (chômage, maladie, maternité ou adoption, invalidité, accident du travail, etc.) assimilées, sous certaines conditions, à des périodes cotisées ;
  • vos trimestres de majoration pour enfant : 4 trimestres supplémentaires sont attribués pour chaque enfant au titre de la maternité, (majoration « maternité »), de l'accueil d'un enfant adopté (majoration « adoption ») et de l'éducation de l'enfant pendant les 4 années (un trimestre par année) suivant sa naissance ou son adoption (majoration « éducation »).
    La réforme garantit à la mère au moins la moitié des majorations « éducation » et « adoption ». Celle-ci est donc désormais assurée d’obtenir entre 6 et 8 trimestres supplémentaires par enfant
    Des trimestres supplémentaires vous sont également accordés si vous élevez ou avez élevé un enfant handicapé (dans la limite de 8 trimestres) et si vous avez obtenu un congé parental d'éducation (majoration égale à la durée effective de ce congé, sans possibilité de la cumuler avec les majorations « maternité », « adoption » et « éducation ») ;
  • vos trimestres rachetés : le rachat de trimestres vous permet de verser volontairement des cotisations pour que certaines périodes non cotisées (années d’études supérieures, années incomplètes, années d’apprentissage...) soient prises en compte lors de votre départ en retraite. 

 

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Le nombre de trimestres cotisés et assimilés est limité à 4 par année civile (du 1er janvier au 31 décembre), sauf si vous bénéficiez d'une majoration de votre durée d'assurance.
 

À savoir 
Votre durée d'assurance figure sur votre relevé de situation individuelle (RIS), qui récapitule l’ensemble des droits acquis dans chacun des régimes de retraite de base et complémentaires obligatoires auxquels vous avez appartenu. 


La durée de référence, durée d'assurance requise pour obtenir une retraite à taux plein, est fixée par la loi. Elle varie selon votre année de naissance. La réforme prévoit l’allongement progressif de cette durée de référence, qui atteindra, dès 2027, 43 annuités soit 172 trimestres, pour les assurés nés à compter de 1965 (hors dispositifs de départ anticipé). Soit 8 années plus tôt que ce que prévoyait la « réforme Touraine » de 2014 (43 annuités pour les assurés nés après 1973).

Si vous n’avez pas tous les trimestres nécessaires, le montant de votre retraite sera proportionnel au nombre de trimestres validés. Ainsi, si vous partez à 67 ans en ayant validé moins de 172 trimestres, votre retraite sera certes calculée au taux plein sans décote mais elle sera réduite du fait de votre durée d’assurance inférieure à la durée requise (voir exemple de calcul plus bas). Vous pouvez donc percevoir une retraite à taux plein sans pour autant bénéficier du montant maximum.

Que change la réforme sur le montant de votre pension de base ? 

Compte tenu du relèvement progressif de l'âge légal de départ à la retraite, l'ouverture du droit à la surcote est mécaniquement décalée de deux ans. Ainsi, à compter de 2030, la surcote ne s'appliquera que sur les trimestres supplémentaires effectués au-delà de 64 ans (et non plus 62 ans).  
Tout aussi mécaniquement, la décote, qui peut actuellement atteindre 25 % du montant de la pension, sera limitée à 15 % après la réforme, compte tenu de la réduction de l'écart entre le nouvel âge légal (64 ans) et l'âge d'annulation de la décote (67 ans), soit 3 ans au lieu de 5 ans. 

Le montant de la retraite de base après la réforme en quelques exemples

Cas n°1  
À l’âge de 64 ans, Philippe aura validé ses 172 trimestres, soit la durée d’assurance requise pour obtenir une retraite à taux plein. 


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Cas n°2 
Stéphanie souhaite partir à 64 ans mais n’aura validé que 160 trimestres au lieu des 172 requis. Une double minoration sera appliquée à son taux de liquidation et à son ratio durée d’assurance/durée de référence. 

 

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Cas n°3
Pascal partira à 67 ans, âge du taux plein automatique, avec 5 trimestres de cotisations manquants. S’il bénéficie du taux de liquidation de 50 %, sa pension de base n’atteindra pas pour autant le montant maximum. 

 

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À savoir 
Le montant global brut moyen versé aux retraités par le régime général fin 2022 était de 800 € par mois (toutes carrières et droits confondus), selon la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav).   
 

Le calcul de la pension complémentaire

Au moment de votre départ à la retraite, vous percevez, en plus de votre pension de retraite de base, une pension de retraite complémentaire. Celle-ci vous est versée par votre caisse de retraite complémentaire, qui dépend de votre catégorie socio-professionnelle

 


Un système par points 

Les régimes de retraite complémentaire reposent sur un système par points
En règle générale, chaque régime complémentaire fonctionne de la façon suivante : 

  • tout au long de votre carrière, les cotisations prélevées sur votre salaire ou vos revenus sont converties en points de retraite, en fonction de la valeur d’achat du point ;
  • attribués chaque année selon votre niveau de revenu, ces points de retraite se cumulent sur un compte ouvert au moment de votre première inscription dans une caisse de retraite complémentaire et sont conservés quels que soient les changements opérés au cours de votre carrière ;
  • lorsque vous partez à la retraite, la totalité de vos points est convertie en euros, en fonction de la valeur de service du point.
     

Les valeurs d’achat et les valeurs de service des points de retraite sont revalorisées chaque année par les caisses de retraite complémentaire. Ces valeurs diffèrent selon le régime. 
 

Selon votre caisse de retraite complémentaire, d’autres paramètres peuvent également entrer en jeu.

 

La formule de calcul
 

Hors majoration/minoration temporaires ou abattement viager, le montant de votre pension de retraite complémentaire est donc déterminé ainsi :
 

Total des points acquis x Valeur du point au moment du départ en retraite 

Que change la réforme sur le montant de votre pension complémentaire ? 

La plupart des régimes complémentaires sont également concernés par le relèvement de l'âge de départ à la retraite, les textes renvoyant le plus souvent à la disposition légale du régime général.
Ainsi, le report de l'âge légal a conduit les partenaires sociaux qui pilotent le régime de l’Agirc-Arrco à supprimer le coefficient de solidarité (malus) 

  • pour les assurés dont la retraite prend effet à compter du 1er décembre 2023
  • à compter du 1er avril 2024 pour les assurés dont la retraite prend effet avant le 1er décembre 2023.
     

Quant au coefficient majorant (bonus), il sera supprimé :

  • pour les assurés nés à compter du 1er septembre 1961 ;
  • et dont la retraite du régime de base prend effet à compter du 1er décembre 2023.

Il reste accordé aux assurés qui reportent leur départ à la retraite de 2 à 4 ans et qui ne sont pas concernés par la réforme des retraites.

Le calcul de la pension des travailleurs indépendants

Si vous êtes travailleur indépendant, votre retraite dépend de votre statut. On distingue plusieurs catégories.

Artisans, commerçants, industriels ou professions libérales non réglementées affiliées à la SSI 

Vous êtes rattaché à la Sécurité sociale des indépendants (SSI), qui est intégrée au régime général de la Sécurité sociale depuis le 1er janvier 2020. C’est l’Assurance retraite qui gère à la fois votre retraite de base et votre retraite complémentaire.
 

  • Le calcul de la pension de base des artisans, commerçants et industriels diffère selon la période d'assurance. Avant 1973, le régime de base était un système par points et l'assuré avait le choix de sa classe de cotisations, qui rapportait un certain nombre de points. Depuis 1973, le mode de calcul est aligné sur celui du régime général.
     
  • Votre retraite complémentaire se calcule en points, en fonction des cotisations versées. Au moment de votre départ, le nombre de points acquis est multiplié par la valeur de service du point, qui varie selon sa nature et sa date d’acquisition.

     

Professions libérales

Sont concernées les professions réglementées par la loi (médecins, pharmaciens, assureurs, experts-comptables, notaires, architectes et autres professions libérales…) et les professions non réglementées affiliées à la Caisse interprofessionnelle de prévoyance et d'assurance vieillesse des professions libérales (Cipav) si installées avant 2019 (2018 pour les micro-entrepreneurs).
 

  • La retraite de base est gérée par la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) – hormis pour les avocats, rattachés à la Caisse nationale des barreaux français (CNBF). Elle se calcule en points depuis 2004, ce qui en fait une particularité par rapport à la plupart des régimes de base. Le montant de votre pension varie en fonction du nombre de points acquis pendant votre carrière, de la valeur annuelle du point et du taux de liquidation fixé en fonction de votre durée d’assurance. 
     
  • Votre régime complémentaire est piloté par l’une des 10 sections professionnelles que compte la CNAVPL. Chaque section applique ses propres règles, mais le principe du système par points est appliqué par chacune d’entre elles. Il y a donc un régime de base commun à toutes les professions libérales et 10 régimes complémentaires distincts. 


 

Exploitants agricoles non-salariés

C’est la Mutuelle sociale agricole (MSA) qui gère à la fois votre retraite de base et votre retraite complémentaire
 

  • Votre retraite de base comprend une part forfaitaire (si votre activité agricole non-salariée est effectuée à titre exclusif ou principal) ainsi qu’une part proportionnelle par points. 
     
  • Depuis 2003, vous pouvez bénéficier d’une retraite complémentaire obligatoire (RCO), calculée en points. Son montant s’obtient en multipliant le nombre de points de retraite complémentaire par la valeur de service du point.

     

Micro-entrepreneurs

Votre caisse de retraite dépend de votre activité. Si vous exercez une profession commerciale, industrielle ou artisanale, ou une profession libérale non réglementée et non rattachée à la Cipav, vous êtes affilié à la SSI. Certaines professions libérales, réglementées ou non, sont rattachées à la Cipav

Vos trimestres de retraite sont calculés sur la base du montant des cotisations sociales versées chaque mois ou trimestre, et donc de votre chiffre d'affaires réellement encaissé. Sur ce montant est prélevé un pourcentage correspondant à votre retraite de base et à votre retraite complémentaire. Les taux seront différents selon votre activité.


 

Dirigeants assimilés salariés

Du fait de votre statut, vous relevez, au même titre qu'un salarié du privé et dans les mêmes conditions, du régime général de la Sécurité sociale pour votre retraite de base et du régime de l’Agirc-Arrco pour votre retraite complémentaire. 
 

 

La revalorisation des petites retraites

Le relèvement de la pension minimale pour les retraités actuels et futurs 

Dans le régime général de la Sécurité sociale, comme dans les régimes alignés, votre pension ne peut être inférieure à un montant minimum, appelé minimum contributif ou Mico. Si votre retraite de base est inférieure à ce montant, elle est alors augmentée à hauteur du Mico. 

La réforme prévoit la revalorisation de cette pension minimale à compter du 1er septembre 2023, pour les salariés du privé, les travailleurs indépendants, ainsi que les salariés et non-salariés agricoles.

  • Si vous avez pris votre retraite à partir du 1er septembre 2023 et remplissez les conditions pour en bénéficier, l’augmentation sera visible dès le premier versement de votre pension.
  • Si vous étiez déjà retraité(e) au 1er septembre 2023, le paiement de cette augmentation aura lieu au plus tard en septembre 2024, avec effet rétroactif au 1er septembre 2023.

Par ailleurs, le Mico est désormais indexé sur l'évolution du Smic (et non plus sur l'inflation) au moment du départ en retraite, pour les pensions liquidées à compter du 1er septembre 2023. 
 

 

Les conditions pour en bénéficier

Le Mico vous est versé, sous conditions de ressources, si vous avez atteint la retraite à taux plein, soit en ayant validé le nombre de trimestres requis selon votre date de naissance, soit en ayant atteint l’âge du taux plein (67 ans ou avant, en cas d’invalidité par exemple). 

Par ailleurs, le Mico ne vous est attribué que si le montant mensuel total de vos pensions de base et complémentaire n’excède pas un certain plafond (1 352,23 € par mois au 1er mai 2023).

Le montant du Mico varie selon votre durée d'assurance au régime général : 

  • si vous avez moins de 120 trimestres cotisés, vous percevez le Mico de base ;
  • si vous justifiez de 120 trimestres cotisés ou plus, vous percevez le Mico majoré

 

 

Le montant de l'augmentation au 1er septembre 2023


Le Mico de base a été fixé à 709,13 euros par mois (soit une augmentation de 25 euros par mois par rapport au 1er janvier 2023) et le Mico majoré à 847,57 euros par mois (soit une augmentation de 100 euros par mois), pour les assurés justifiant d’une carrière complète (durée d'assurance nécessaire pour bénéficier du taux plein) au SMIC et à temps complet.

Pour ces assurés, la pension totale (pension de base relevée au Mico majoré et pension complémentaire) pourra atteindre 85 % du Smic net, soit près de 1 200 € brut
Pour ceux n'ayant pas eu une carrière complète, le montant de la revalorisation sera réduit au prorata du nombre de trimestres cotisés.

Pour estimer le montant de votre future pension, consultez à tout moment votre relevé de situation individuelle (RIS) sur le site de l’Assurance Retraite ou le site Info Retraite. Il récapitule l’ensemble des droits acquis dans chacun des régimes de retraite de base et complémentaires obligatoires auxquels vous avez été affilié. 
 

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